SCÈNE III
Les Mêmes, MAXI.MIN, ROURE, apparaissant par le • fojid du cloître.
MAXIMIN
Par ici, mon oncle... Ah ! voilà ces messieurs.
GARRAGOÜSS.
Caracco!... mais c’est notre homme I
PALOMBO
Corpol... [Les deux Bandits s'arrêtent stupéfaits, leurs armes d la main.)
USE TAVKHNIEU.
MVXIMIX.
Mon oncle, permettez- moi de vous présenter deux.de mes bons amis dont je vous ai déjà parlé, il signor Palombo, Palermitain naïf et do mœurs |)aisibles, une vraie colomlio, comme son nom l’indique l’alombo s'inclina Pt re ferme son rontelas d’un nir distrait); et son illustre compagnon (iarragouss, noble seigneur maltais, dont le nez de Polichinelle est connu dans les quatre parties du monde. {Garra- (jnuss salue en essayant de dissimuler son anspect ]
nocRiî.
Il me semble, en effet, avoir rencontré le nez de monsieur quelque part.
M.WIMI.N.
Ileneonlré ! Où donc çà?
ROUltE.
Là, tout à l’heure, de l’aii'.re côlé de ce mur, j’ai vu quelque chose de rouge qui luisait au travers des branches.
MAXIMIN
Comment!... comment!... vous fréquentez donc nos voi.sines ?
ROIRK. ,
Oui, je suis en affaires avec elles.
MAXIMIN
lié I là-bas, mon oncle... vous savez, je retiens la petite ! .l’en suis fou, moi, de cette enfant.
ROIBE.
C’est de ton âge, mon garçon. Toutefois, si j’ai un conseil à le donner, ainsi qu’à ces messieurs, c’est de ne pas faire d’imprudence... On commence à prendre l’éveil dans le pays... Tout à l’heure, en venant ici, j'ai rencontre le père Baïonnette, le garde des bois d’en haut qui m’a dit qu'on avait vu rôder autour du couvent des gens de mine suspecte.
GARRAGoess, indigné.
De mine suspecte !
PALOMBO
Oh ! par ézemple 1...
LISE TAYEHMEH, ^1
ROURIi.
Je vous demande pardon, messieurs ; co sont les propres expressions du garde.
MAXIMIN
Bah I tant que la marine ne s’en mêlera pas, ce ne sont pas les forestiers qui nous feront peur... pas vrai, Palomho? Tenez, mon oncle, demandez à ce garçon-là ce qu’ils ont fait dans son pays à un garde de forêt qui voulait faire le malin.
PAI.OMIIO,
Oh! pauvre oumel. . Nous l’avons pris à quatre, bien doucement ; nous l’avons attaché à un gros chêne, le tête en bas. et enterré jusqu’au cou dans une fourmilière... (.1 »/70n.st?î/r Houre.) Vous savez ces grosses fourmis rouges, comme il y en a dans la forêt !... Pechero ! nouv jours après, quand nous sommes revenus le voir, toute sa tête était trouée, trouée... on aurait dit une lanterne !
«AURAGOOSS.
Ah! ah! ahl... une lanterne!... vieu.x Palombo, val... C’est trouvé ça, une lanterne 1
MAXIMIN
Eh bien I mon oncle, qu’est-ce que vous en dites do l'ami Palombo ?... [Monlranl Garragousa,) Et ce n’est encore rien auprès de l’autre!
RouRE, pâle et s'essuyayit le front.
Ils sont charmants !... (Bas.) Eloigne ces gens-là. Il faut que je le parle.
MAXIMIN
Allons, camarades, j’ai quelques comptes de famille à régler avec mon oncle... Si vous voulez faire un petit tour en forêt pendant ce lomps-là... Surtout, prenez bien garde au père Baïonnette... (.4 Garragoiiss qui lui fait des signes.) Qu’est-co que lu veux? [Palaïubo et Gorragnuss lui parlent tout bas en lui montrant monsieur Buure. Uasimin les pousse dehors et revient vers monsieur Houre.)
LISK TAVERNIER.