W1.MIX
Quès aco?
ROURE
De l'or, garçon, et du bel or... De ces bijoux-là qui lui viennent de son ancien couvent, je suis sûr qu’elle en a. .. . qui sait? ., pour des millions peut-être !
MAXIUIX.
Des millions ?
ROURE
Seulement elle les cache... et le diable serait de savoir où.
MAXIMIN
Bah ! nous connaissons le moyen de faire parler les gens
ROURE
Non ! non ! pas de violence.
LISE TAVEHMEH.
MAXIMIN
Ah ! oui, j’oubliais... le paroissien.
ROI RE
D’abord !... sans compter que la fille est lôtue comme sa mule, et si elle no veut pas parler, même les fourmis rouges de ton ami Palombo ne lui desserreraient pas les dents.
MAXIMIN
Alors ?
nouRE.
Alors, j’ai trouve un moyen plus commode et plus sur pour avoir le secret de la demoiselle. .. ce serait do 1 épouser.
MAXIMIN
L’épouser !
ROURK.
Mon Dieu 1 oui. Celte fille-là cherche un mari depuis vingt ans... Elle n’a jamais pu. en trouver, ils sont si naïfs daiis la campagne!... Mais, lu penses, quelleaubaine pour un gaillard intelligent!... On n’a pas de secrets pour son mari. Du reste, la demoiselle ne s’en cache pas, et tout à l’heure encore elle me disait que l’homme dont elle prendrait le nom, elle so chargerait de lui faire un cadeau de noces comme les princes ne s'en font pas entre eux. J’ai tout de suite pensé à loi.
MAxiMtN, alléché.
lié ! hé !
ROI RE
Moi, tu comprends, j’ai passé régo où l’on plaît à ces Calherines.
MAMMIN.
Et puis... et puis, il y a madame Kouro.
ROURE
Comme tu dis, il y a madame Roure, et je crois môme quelle y sera longtemps. Ces petites femmes à santé délicate, ça dure... Ça dure. Toij au contraire, lu es libre, jeune, bien roulé. Si seulement tu voulais être un peu raisonnable!
MAXIMIN
Ah ça ! et vous, mon oncle ?
USE ÏAVEUMER.
;ui
ROUBË.
Moi?
HAXIMIN.
Dame ! oui. ..En admettant que je fasse l’affaire, je ne vois rien pour vous au milieu de tout cela, et, ma foi ! je vous avoue que cela m’inquiète un peu.
nOLBE.
N’aie pas peur, je ne m’oublie pas... J’ai ma petite place, moi aussi, dans la combinaison. Tu comprends que ces ustensiles-lâ, il s’aj^it de les monnayer et de les écouler doucettement, sans que personne y mette le nez... C’est ce que nous appelons une li(|uidation clandestine, et comme je m’en charf;erai, naturellement nous partagerons... Une, deux, trois, fa te Va-t-il ?
MAXIMIN
Ma foi ! je ne dis pas non... Mais comment nous y prendrons-nous pour m’introduire dans la place ?
ROURE
C’est mon affaire... Seulement, je te préviens, il ne faut pas que tes deux sacripants soient de la partie. Ils seraient capables de tout gâter.
MAXIMIN
Boni... Je me débarrasserai d’eux quand je le voudrai.
HOURE
Eh bien I alors, en avant... Je vais retrouver la fille, préparer ton entrée... Ce mur donne dans la cour, n’est-ce pas? Bien. Embusque-toi là... tends l’oreille... et quand j'appellerai, arrive, l’alTaire sera dans le sac... Ensuite, le reste te regarde... A propos, voyons, tourne-toi ! [Le regardant Uvs piedsà lu tête.) Est-ce que tu n’as pas d’autres...?
UAxiMiN, ye regardant piteusement.
C’est vrai, la garde-robe n’est pas riche... Poi..,.ant, il doit y avoir par là-bas, dans quelque coin, lîn vêtement... Tout juste... C’est Palombo qui l’a trouvé l’autre jour sous un olivier... [Quittant sa vareuse déguenillée.) Vous pouvez marcher, mon oncle, votre neveu vous fera honneur. [M. Houre sort.)
U SI- TAVEHNIKU.