b souris mortes
Il a été fait 5 essais identiques à celui-ci en faisant varier l’âge des souris, le régime alimentaire, et en employant 3 préparations d’Isochondodendrine provenant de 3 extractions différentes.
Les chiffres oscillent entre
— dl : 68 mg./kg.
— di : 83 mg./kg.
avec des chiffres intermédiaires de 71, 73 et 77,5 mg./kg.
Aux erreurs biologiques près, on peut donc assigner à la di. 5o, chez la souris par voie intraveineuse, la valeur moyenne de 75 mg./kg.
Si l'on veut bien se rappeler que la dose thérapeutique nécessaire pour un adulte, oscille entre 13, 26 et au plus 39 mg. par jour, et par voie intramusculaire, comme nous l'indiquerons dans nos observations cliniques, on est amené à admettre que le coefficient thérapeutique (dose thérapeutique/dose toxique), expression dle la marge de sécurité, varie entre 1/100° et 1/150°. Encore faut-il insister sur le fait que nos essais chez l'animal ont été pratiqués par la voie intraveineuse, tandis que l'emploi clinique emprunte à la voie intramusculaire. Ce chiffre paraît done exceptionnellement favorable pour un alcaloïdie.
RECIERCHES DES PROPRIÉTÉS CURARISANTES
L'essai (Professeur Gley) est pratiqué, selon la technique habituelle, sur la grenouille (Rana Esculenta) (lot de 10 animaux).
Les grenouilles reçoivent une dose de > mg. de sulfate d'Isochondodendrine. Au bout d'une heure, les animaux semblent paralysés. On pratique l'excitation faradique directe du gastrocnémien. Réponse positive.
On réalise ensuite l'excitation indirecte par le nerf scialique. Réponse normale du gastrocnémien.
On conclut : Les excilabilités musculaires directe et indirecte élant conservées, le Sulfate d'Isochondodendrine ne témoigne pas d'activité curarisante.
MODIFICATIONS DE L'EXCITABILITÉ DES NERFS DE LA VIE VÉGÉTATIVE SOUS L'INFRLUENCE DE L'ISOCITONDODENDRINE
L'influence de l’Isochondodendrine injectée par voie musculaire a d’abord été recherchée sur les variations de la pression artérielle.
Voici, résumés, quelques protocoles d'expériences praliquées au Laboratoire du Professeur Gley
Action Sur la pression artérielle
La pression artérielle a été mesurée par l'intermédiaire du bout central de la carotide gauche. On pratique un eénregistrement kymographique.
Pression artérielle du lapin
1 — Lapin femelle, adulte de 2 kg. 650, pelage gris. Anesthésie au Somnifène intraveineux, à raison de 0,4 ce. par kg. de poids.
L'injection de 20 mg. par kilo de poids de Sulfate d'Isochondodendrine, soit 53 mg., provoque une importante chute de la pression artérielle, avec ralentissement cardiaque, se prolongeant pendant plus de 10 minutes.
> — Lapin mâle adulte de 2 Kg. 4oo, pelage gris. Anesthésie à l’éthylméthane par voie gastrique, à raison de 1 gr. bo par kilo de poids.
L'injection intramusculaire de 0 mg. par kilo de poids de Sulfate d’'Isochondodendrine provoque une forte chute de la pression artérielle suivie rapidement de mort en sept minutes.
Pression artérielle du chien :
3 — Chien même bâtard, de deux mois, pesant 3 kg. S5o. Anesthésie au chloralose intraveineux, à la dose.de o gr. 10 par kilo de poids.
On injecte alors 4o mg. de Sulfate d’'Isochondodendrine par voie intramusculaire. La pression artérielle subit une chute lente, puis remonte ensuite après un laps de temps variable entre 5 et 10 minutes environ. :
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Une nouvelle injection de Sulfate d’Isochondodendrine dans les mêmes conditions provoque une chute de la pression plus nette encore que la première fois.
4 — Chien mâle bâtard, de deux mois, pesant 2 kg. 200. Anesthésie au chloralose intraveineux, à la dose de o gr. 10 par kilo de poids.
L'injection de Sulfate d’Isochondodendrine de 5o mg. en une fois, provoque une chute de la pression artérielle nette. Celle-ci revient progressivement à son taux initial en quelques minutes.
Ces diverses épreuves mettent en évidence une action opposée à celle du système sympathique, avec ralentissement du rythme cardiaque et abaissement de la pression artérielle.
Dans ces conditions, il semblait intéressant de noter les modifications des effets de l'excitation électrique des nerfs para-sympathiques ou de l'action de l'intermédiaire chimique de cette excitation (Acétylcholine).
Action sur le pneumogastrique
a) Excitation pure :
Chien mâle bâtard de 3 mois, pesant » ke. Soo. Anesthésie au chloralose intraveineux à la dose de 0,10 g. par kilo de poids.
Le bout périphérique du pneumogastrique est excité au laradique. On évalue l'intensité de l'excitation en fonction de l'écartement entre l’enroulement secondaire et la borne. On obtient
Ecartement en cms : 20, réponse zéro.
10, réponse Zéro.
5, réponse +.
On injecte 4o mg. de Sulfate d'Isochondodendrine par voie intramusculaire. On observe une baisse du tracé suivie d'une remontée. À ce moment, l'excitation faradique (5 ems) reste négative (tracé G. 15). -
Chien chloralosé. 2 kgs 800.
Excitation faradique du bout périphérique du nerf pneumogastrique.
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b) Sulfate d'Isochondodendrine et Acétylcholine
Un chien mâle bâtard de deux mois, pesant 3 ke. &5o, est anesthésié au chloralose intraveineux à la dose de Oo gr. 10 par kilo de poids.
Le bout périphérique du pneumogastrique est excité au faradique. C’est l'écartement séparant l’enroulement secondaire de la borne qui mesure l'intensité de cette excitathon. On obtient les chiffres suivants (valables évidernment pour le matériel employé) :
Ecartement en &ms: 0, réponse zéro.
15, réponse Zéro.
10, réponse zéro.
réponse +.
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Une injection de 4o mg. de Sulfate d’Isochondodendrine est alors pratiquée par voie intramusculaire.
À 5 cms d'écartement, l'excitation du bout périphérique du pneumogastrique reste sans réponse (tracé I A).
Le Sulfate d'Isochondodendrine produit une suppression des-effets de l'excitation électrique du pneumogastrique.
On pratique alors des injections d'Acétyicholisé au {aux de 0,01 mg. par cc.
— 1 cc. : Forte chute de pression ; — 0,5 cc. : Chute de pression.
ho mg. de Sulfate d’Isochondodendrine sont à nouveau injectés (tracé IL A.
L'action précédente de l'Isochondodendrine est entièrement conservée.
A titre de vérification
— } mg. d’atropine (1 mg. par kilo de poids) sont injectés. Il s'ensuit une suppression caractéristique de laction du pneumogastrique et de l’Acétylcholine (tracé IT A).
Pour conserver à ces essais toute leur valeur, il a paru nécessaire de s'assurer du rôle du nerf proprement dit.
Seule en effet l’action directe sur le nerf permet de préciser le rôle éventuel de la conduction dans la genèse de
ce phénomène.