‹ L’ISochondodendrine Alcaloïde du Parreira BravaChapitre 5 sur 20 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Nous nous proposons, dans ce travail, d'exposer quelques effets pharmacologiques et cliniques observés après l'administration d'un alcaloïde d'origine brésilienne dont l'usage, croyons-nous, est original en France : l'Isochondodendrine.

À l’époque où nous avons entrepris celte étude, c'està-dire au cours de l’été 1950, nous ne connaissions que la publication « princeps » du brésilien Seba, relatant l'influence heureuse de l’Isochondodendrine dans les manifestations douloureuses des Aysménorrhées banales, Nous avons: eu à notre disposition une certaine quantité de substance active grâce à l’obligeance du Docteur IWENIGKI (7).

L'Isochondodendrine, comme d'ailleurs les autres alcaloïdes du Parreira Brava, était ignorée en Europe, au moins quant à la possibilité de son application thérapeutique. Cependant, deux Allemands, Scholtz et Faltis, il v à 4o ans, puis un Anglais, King, en 1940, lui ont consacré de vastes investigations chimiques consignées en d’abondants mémoires.

Ces chercheurs avaient été frappés par la richesse du Parreira Brava, plus exactement de la variété botanique « Chondodendron Platvphyllum », en alcaloïdes pharmalosiquement actifs.

À côté de substances faiblement ecurarisantes (bébee-

(1) Nous remercions äei avec le Docteur Iwencxi, Île Professeur GLex, les Docteurs DupoxcneL et LanGER, ainsi que les membres des Services Techniques des Laboratoires Rousse qui nous ont aidée et guidée dans notre tâche.

rine), dont la présence expliquait le maniement ancestral de cette plante par les Indiens du Brésil, ils isolèrent d'autres alcaloïdes non-curarisants et les étiquetèrent nomenlanément comme des curiosités chimiques.

C'est bien à Seba que revient le mérite d'avoir tenté l'application en clinique de certains de ces derniers el d'avoir ainsi fait connaître les vertus spasmolytiques de l'Isochondodendrine.

Nous avons eu la bonne fortune de participer aux essais préliminaires de cet alcaloïde, et de pouvoir réunir en quelques mois des observations cliniques d'appartenances variées touchant des malades qui relèvent de la gynécologie, de la médecine générale, de la chirurgie et de l'obstétrique. L'essentiel de ces observations a été recueilli dans les KServices de MM. GraNJoN, Cnazer, Mamou, Tierrx, J.-P: VERNES et de quelques autres spécialistes. Nous les remercions très vivement de l'amabilité avec laquelle ils nous ont confié les documents incorporés dans ce modeste ouvrage.

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