De Buda-Pest, le 10 janvier, VII
LA VIE toi
Causes où elle accommodait sainte Thérèse à la sauce Montesquieu : « Quel immense labeur que ces 22 volumes des Causes... Vraiment vous procédez de saint Augustin, saint Bernard, saint Thomas, sainte Thérèse, sainte Catherine de Sienne — et un peu aussi de Joseph de Maistre, car, ne vous en déplaise, vous partagez avec lui le sens militant et prophétique'. » Et il met une pointe de malice à constater plus tard que cet « immense labeur » ne vaut à la princesse... qu'une condamnation par VInclex ! Pourtant, M""® de Wittgenstein ne cessait de voir s'élever et s'épurer le génie de Liszt; elle semait de roses ses tapis, lorsqu'il montait lui rendre visite à la via del Babuino; et pendant leurs séparations, « Fainéant » et « Bon Ecclésiaste » échangeaient une correspondance presque journalière, très copieuse.
En abandonnant Weimar, M"® de Wittgehstein y avait conservé — mais fermé — sa demeure de TAltenburg; ses travaux d'apologétique ne lui permettaient plus de quitter Rome. De loin, pendant le séjour annuel de Liszt dans le grand-duché, elle veillait encore sur lui, maternellement. Elle munissaitd'instructions minutieuses Fortunat, le domestique, et Pauline, la