EVOLUTION ET MARCHE CLINIQUE COMPLICATIONS POSSIBLES
Trop peu de cas se sont présentés pour que nous puissions connaître l'évolution de celte lithiase particulière. Signalons la possibilité de l'élimination spontanée des concrélions calcaires : le blessé de l'observation 1 élimine des calculs à plusieurs reprises après des séances de dilalation où même de simples sondages. Chez lui, chaque expulsion de calculs était précédée d'une poussée fébrile, laquelle à pu même persister pendant trois jours, puis, dès évacualion, disparition rapide de tous les phéno- mènes fébriles.
Chez nos autres blessés, après que les séances de dila-
lation furent achevées, nous n'avons pas vu reparaître de calcul, jusqu'à présent tout au moins, et il semble qu'ayant fait disparaître la cause de la stagnation urinaire, l'on ait empêché Ja formation de lithiase urétrale el lait disparaître cette complication.
. Que devient l'habitat du ou des calculs ? L'exploration de nos blessés porteurs de loges aësez spacieuses montre qu'avec la disparition du calcul, et surtout avec la seclion du rélrécissement urétral, on amène assez rapidement la cicatrisation de la cavité el le retour du canal urélral à un élal voisin de la normale.
N'y à cependant là un point à surveiller. Dans des poches un peu vastes comme celles de l'observation IV el
de l'observation IT, on peut avoir des récidives plus tard,
si l'infection lithogène des urines persiste, ét si la miclion ne se reproduil pas large, sans reproduction d'un cerlain degré de rétrécissement.
Les calculs dont nous nous OcEupons sont assez souvent la cause d'une infection secondaire persistante des voies urinaires avec des urines troubles, filamenteuses, Slaireuses parfois, contenant de l'albumine, même un peu de sang. Cette infection donne des poussées fébriles : de température, poussées encore plus accusées quand le blessé passe par une phase de rétention due à l'action directe du calcul par obstruction du canal ou par acte réflexe. Une pareille complication peut donc en imposer pour une affection des voies urinaires inférieures, et un de nos blessés fut soigné pendant quelques mois pour cystlite. è
Malgré les pyuries légères qui accompagnent la rétenion de calculs urétraux, ceux-ci paraissent être assez bien tolérés. L'urètre se montre d'ailleurs d'une tolérance assez grande vis-à-vis des corps étrangers et à peine si nos blessés ayant eu leur attention attirée sur ce point, accusaient une douleur fugace se produisant quelquefois en un point voisin de l'emplacement des concrétions calcaires. La présence même de l'éclat d'obus signalé dans l'observation IT n'était décelée par aucun autre signe lonctionnel que quelques brûlures vagues le long de l'urètre, surtout au moment de la miction, et pourtant cel éclat assez gros, d'une longueur de 3 centimètres sur une largeur de 2 Centimélres environ, était complètement enchatonnée dans la muqueuse. Nous n'avons donc constalé jusqu'à présent ancun phénomène grave dû à la pré-
à RS; eue
sence des calculs, mais nos observations sont de date trop
récente pour ne pas prévoir la possibilité de complications sérieuses amenées par de tels hôtes, /