BROWNING. - HERVÉ RIEL
vite encore, voici TAnglais qui veut nous prendre, et qui nous prend ! )>
« Voilà les pilotes de la place à Teau, lestement, et qui sautent à bord. Et de rire : « Que des vais- « seaux comme ceux-là passent, quelle espérance « ou quelle apparence? Roches à tribord, rochers « au port; tout le passage est déchiré et déchiqueté. « Ce Formidable^ y avec ses quatre-vingt-douze « canons, songerait-il à remonter la bouche de la « rivière par cette pauvre voie étranglée ? à s'aven- « turer là où n'entre qu'en tremblant un bâtiment « de vingt tonnes, et encore à la marée haute? « Et nous sommes à présent au plus bas du reflux I <' Atteindre les amarres I Allons donc I tant que le « roc se dresse ou que Teau court, pas un vaisseau u ne quittera la baie. »
« Un conseil convoqué aussitôt. Court et triste fut le débat : « Voici l'Anglais à nos talons. Voulez- « vous qu'il tire à la remorque tout ce qui nous reste « de la flotte, attaché de proues en poupes, et « qu'il le traîne en prise au pas de Plymouth ? Plu- « tôt échouer nos navires ! » •
« Et Damfreville termine :« Plus une minute h