‹ Litterature AnglaiseChapitre 64 sur 121 · Voir page 138, note · texte numérisé non relu

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2. (c Anno 1050. Rex Scotiœ Macbeth ad Romœ argontum pauperibus seminando distribuit. » (Marianus Scotus.) — On

En 1045, le père de Duncan, Crinan, essaya de venger son fils ; il fut vaincu et périt, et le parti légitimiste fut écrasé pour neuf années.

En 1054, le fils de Duncan, réfugié à la cour d'Angleterre, Malcolm Genmore, obtint lassistance du roi d'Angleterre*, Edouard Je Confesseur, et du puissant comte de Northumberland, qui était son oncle, ayant épousé une fille de Duncan : c'était le fameux Siward le Fort. Siward attaqua par terre et par mer, avec les Housecarles du roi et les siens, soldats d'élite anglais et danois.

Macbeth fut soutenu par Thorfinn et par les exilés normands que Godwin et le parti anglais venaient de chasser de la cour d'Edouard. La lutte fut sanglante : du côté de Siward périrent son fils et son neveu et nombre des Housecarles ; du côté de Macbeth, tous les Normands. Macbeth dut s'enfuir. Il prolongea la lutte quatre ans encore dans le Nord. Il fut à la fin battu et tué à Lufanan, dans le comté d'Aberdeen. Quelques partisans essayèrent de prolonger la dynastie de Moray en proclamant roi Lulach le Fou, fils de Gruoch ; Lulach périt assassiné, et Malcolm devint seul roi d'Ecosse. Telle est l'histoire de Macbeth d'après les contemporains *.

a eDCore les termes de la charte par laquelle Macbeth filins Finlach et Gruoch filia Bodhe^ rex et regina Scotorum, donnent la terre de Kyrkness aux moines de Lochleven. (Skene, Celtic Scotfand, I, 406.) 1. Voir Freeman, History of the Norman Conqiiest, II, 53,

Le parti triomphant le noircit, mais sans pouvoir effacer le souvenir de ses bienfaits. Trois siècles après sa mort, le chroniqueur John of Fordun * fait de lui un tyran ; mais les lois qu'il lui attribue témoignent contre son jugement et montrent en Macbeth une sorte de Louis XI écossais, qui impose aux nobles le joug de la loi^ et succombe sous la rancune féodale. Jusqu'ici, rien de légendaire '. La légende paraît dans Andrew of Wyntoun, dont le récit est un compromis étrange entre Thistoire qui glorifie Macbeth et la légende légitimiste qui le flétrit. L'histoire lui dit que du temps de Macbeth l'abondance a régné sur terre et sur mer * ; qu'il

1. Chronica gentis Scotorum, éd. W. F. Skene, I, 188 et suite. Fordun écrit dans la seconde moitié du xiv^' siècle (mort vers 1385).

2. Défense sous peine de mort de prêter serment à tout autre qu'au roi ; défense de porter les armes, sauf pour la défense du roi et du royaume ; défense aux gouverneurs d'acheter des terres ou de marier leurs enfants dans leur gouvernement; défense aux grands seigneurs de s'unir entre eux par mariage, sous peine de mort. Nul ne peut siéger eu cour temporelle quau nom du roi.

3. C'est dans Fordun que paraît Macdufif. Macbeth, comme dans la légende postérieure, menace Macduff de lui mettre le cou sous un joug de bœuf ; mais Fordun ne connaît pas la cause de la colère de Macbeth (quid causse nescio); la légende du château de Dunsinane ne parait que dans Wyntoun.

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