The Orygynale Cronykil of Sœtland, éd. D. Laing
AU hys tyme was gret plenté
Abowndand bath (=: both) in land and se (II, 128). - .- j
MACBETH i:i«
était juste et faisait respecter la loi ; qu'il se rendit en pèlerin à Rome, y sema les aumônes parmi les pauvres et travailla toujours au profit de la sainte Ëglise^ ; enfin, le chroniqueur, pour résumer le règne de Macbeth, ne trouve que ces mots de suprême éloge :
Rex Macabeda decem Scotiœ âeptemquo iit nnuis, la cujus regno fertile teinpus erat*.
Et pourtant ce roi, sous qui FKcosse a été si heureuse, est fils de Satan. Sa mère, se promenant dans les bois, rencontre un beau jeune homme qui la séduit et dont elle a un enfant : ce jeune homme était le démon. Il promet à la jeune femme que son fils sera homme de grand état et de grande valeur, et que nul homme, né de femme, ne sera capable de lui ôterlavie'*.
) . He wes io justice rycht lawcbfuU i^ght lawfull) And till {to) hys Icgis ail awfull.
Qwhen (loAen) Léo the Tend wes pope off Rome As pylgrync to the Curt he corne, And in hys almus {abns) he sew sylvcr Till {to) ail pure {poor) foJk Ihat had myster [npod] ; And ail tyme oysyd [used) he to wyrk Profytably for Haly Kyrke (Church).
2. La richesse matérielle du pays sous Macbeth est couiirmée par le nombre considérable de pièces d'or du roi Canut, contemporain de Macbeth, qu'on a trouvées en Ecosse; le commerce d'Ecosse drainait Tor anglais (D. Laing, III, 252).
■<• hyr sone suld (should) be
A man off gret statc and bownté, And na man suld be borne oiï wyfT Off powere to rewe (bereave) hym hys lyff.
Un jour Macbeth a un Véve ; il voit trois femmes, semblables aux sœurs de la Destinée, passer près de lui, et la première dit : « Voici le Thane de Crwmbawchtv (Cromartv) î » la seconde : « Voici le Thane de Moravia ! » et la troisième : « Voici le roi * ! »
Ce rêve le fait meurtrier. Il assassine le roi Duncan, son oncle ^ dont il épouse la femme, Gruoçh. La forêt mouvante le décourage, parce qu'il croyait « que le malheur ne viendrait jamais pour lui, tant qu'il n'aurait pas vu de ses yeux le bois de Brynnane transporté sur la colline de Dwnsynane. » Il prend la fuite jusqu'au bois de Lunfanan ; là, un chevalier*, qui nVst point né de femme, car il a été arraché du sein de sa mère morte, l'atteint et le tue.
De Banquo et de Fleance, nulle trace encore. II? paraissent dans Hector Boèce (1526), qui transforme le rêve de Macbeth en une entrevue avec les trois sœurs' et parle d'une seconde consultation. C'est déjà la légende de Holinshed *. Boèce passe en s'en-