CODA
Voici la tradaction de quelques lambeaux de ces prophéties souvent sans liaison, mais empreintes de toute la grandeur et de toute la tristesse de la sombre mythologie Scandinave.
tLa vieille était assise à l'est, dans le bois de fer; là , elle mit au monde les enfans du loup Fenris. L'un d'eux doit devenir puissant , et , sous une forme enchantée, dévorer la lune.
Il se nourrit de la vie des hommes lâches. Bu siège des dieux , dégoutte le sang. Les rayons du soleil deviennent noirs, tous les vents sont empoisonnés
Be loin je vois venir le crépuscule des dieux et le dernier combat.
Le dévorant (1) l^iurlesur la bruyère de Guipa, les liens se brisent , et le loup se précipite (â).
Il se précipite à Test, à travers les vallées pleines de poison, de tourbe et de fange (S). «...
£lle vit un palais loin du soleil , sur le rivage des cadavres ; ses portes sont tournées au nord. Bes gouttes de poison y ruissellent à travers les soupiraux. Il est pavé de serpens (-4).
Là elle vit marcher dans des torrens pesans, les
(i) Garnir, le Cerbère Scandinave, dont les aboiemens expriment peut-être ici les bru'.ts souterrains qui précèdent la grande catastrophe.
(a) Le loup Fenris, le principe destructeur, est déchaîne.
(3) La fange , les tourbières désignent le pays habité par les Fin* nois. C'est vers ce pays que se dirigent les mauvaises puissances.
(4) C'est l'enfer Scandinave.