PROPHÉTIE 0£ LA VOLA
parjures , les meurtriers, et ceux qui séduisent les femmes d'autrui.
Là , le serpent Nithûggr cherchait les corps des trépassés, le loup traînait les cadavres, Comprenez- vous ceci ? Savez- vous ce que je veux dire?
Alors les frères combattront , et l'un tuera l'autre. Les enfans des sœurs brisent la parenté. Alors il est dur d'être dans le monde. L'adultère y règne. C'est l'âge des haches , l'âge des glaives ; les boucliers sont fendus. C*est l'âge des tempêtes, l'âge des meurtres ; jusqu'à ce que le monde soit détruit, aucun homme n'épargnera un autre homme.
Les enfans de Mimir (1) jouent. L'arbre du monde s'embrase. Heimdall souffle dans la corne antique deGiallar ; ses sons remplissent Tair. Odin converse avec la tête de Mimir.
Ygdrasil y le puissant frêne (2)^ s'agite ; le vieil arbre gémit quand les géans sont déchaînés ; tous les êtres tremblent dans les routes de la mort , jusqu'à ce que le feu de Surtur dévore le monde.
Le dévorant rugit sur la bruyère de Gnipa , le loup brise ses chaînes et se précipite.
(i) Les vagues sont déchaînées ; le crâne de Mimir, c'est TOcéan. (9) C*est le monde. * ,
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Le grand serpent qui entoure la terre se roule , possédé de la furie des géans , le serpent presse les vagues , Faigle crie , de son bec pâle il déchire les cadavres ; le vaisseau des morts est misa flot.
Surtur (] ) vient du Midi , roulant des flammes , île son glaive resplendit le soleil du^ dieu des morts; les rochers se brisent, les géantes errent, les hommes foulent les voies de la mort , et le ciel se fend.
Où en sont les Âi^es ? où en sont les Alfes ? (3) la vaste demeure des géans rugit; les Ases tiennent conseil ; les sages habitans des montagnes soupirent à l'entrée des cavernes. Comprenei-vous ceci ? Savez- vous ce que je veux dire ?
Le soleil commence à noircir, la terre tombe dans la mer, les«brillantes étoiles s'évanouissent , la fumée ondoyé au dessus de l'incendie , les flammes se jouent dans le ciel.
Alors elle vit la terre admirablement verte , de nouveau sortir de la mer, elle vit les cascades se précipiter, et , au dessus , voler l'aigle , qui guette le poisson du haut des rochers.
Alors les moissons croîtront sans être semées;
(:) Le Noir, c'est-à-dire Tobscur, le voilé, le dieu •uprcme, qui détruit et renouvelle TaDivert.
(s) Les génies, les puissances de la nature. $