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pafei», et qae TEglise imagina pour les rempla* cer. Yens savet qâe ce genre de compositions a couvert FEurope depuis le douzième siècle, jusqu'au quinzième. Pour trouver cette forme dramatique élevée à la dignité de l'art, il faut aller en Espagne , et , chose étrange ! descendre jusqu'au dix-septième siècle ! Dn poète de génie , Caldéron, qui écrivait en même temps que Racine, composa , sous le nom ù! Actes aacramentaux , de véritables mystères. Ce sont, pour la plupart , des prodiges d'imagination et de subtilité. Nous parlerons de ces drames aliégoriques trop peu connus, et qui, malgré leur date, sont une continuation, ou , si Ton veiit, une tardive et brillante résurrection de la scène du moyen âgge.
Messieurs, je viens de vous tracer la route que nous ferons ensemble. Elle part de l'antiquité grecque et latine , coudoie les antiquités germaniques et celtiques , va chercher l'Orient , et, traversant la Provence, rentre dans notre pays; puis en sort, parcourt l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Angleterre , l'Allemagne. Voyage immense , que nous achèverons pourtant sans poser le pied hors de la terre de France, car ce chemin, tel que je viens de le tracer sur la carte du monde , que Ton parle poésie ou guerre, c'cit le chemin de nos conquêtes.
Vous le voyez , Messieurs, bien que les littératures étrangères jouent un grand rôle dans ce
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coars, rintérét de nationalité, à défaut d'autres, ne lui manquera pas, et je ne serai pas infidèle à l'objet de cette chaire, tout en demeurant fidèle a mes études.
Ce n*est pas tout , messieurs, j'ai tracé la route que nous suivrons , mais je n'ai pu tous indiquer tout ce que nous rencontrerons des deux côtés du chemin. Mille excursions nécessaires nous attendent ; nous aurons, tout en marchant, mille questions à poser et à résoudre : car nous youions pleinement connaître le rôle que la littérature française a joué en Europe au moyen âge. Pour ceia^ il ne suffit pas d'étudier ses rapports de filiation , de génération pour ainsi dire, les seuls dont j'aie parlé aujourd'hui ; il faudra la comparer avec ses rivales sous tous ses aspects , et dans toutes ses parties.
Nous la ferons^ messieurs, cette étude comparative , sans laquelle l'histoire littéraire n'est pas complète ; et si ^ dans la suite des rapprochemens oïl elle nous engagera , nous trouvons qu'une littérature étrangère l'emporte sur nous en quelque point , nous reconnaîtrons , nous proclamerons équitablement cet avantage; nous sommes trop riches en gloire pour être tentés de celle de personne^ nous sommes trop fiers pour ne pas être justes.
Messieurs , notre part est assez belle ; trois fois la civilisation française s'est placée à la tète de
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TEurope : au moyen âge , par noire littérature , par nos croisades et notre chevalerie ; au dix-septième siècle, par le génie de nos écrivains et le règne de Louis XÏV ; au dix-huitième , par Tascendant de notre philosophie et les triomphes de notre glorieuse révolution. Et aujourd'hui nous arrêterions-nous dans la voie du progrès , qui est la voie de l'humanité? Non, messieurs, il n'en sera pas ainsi. — Le dix-neuvième siècle, qui a déjà porté de si grandes choses , semhie par moraens indécis et fatigué dans sa marche. Soutenons le pas , messieurs , et pour la quatrième fois reprenons notre poste en tête du mouvement européen. L'Europe nous regarde et nous attend.
Fllf DU DEUXIÈME ET DERNIER VOIUHE.
Zabit
DES MATlàRBS.
Pagei.
Littérature allemande. 1
Goethe. Théâtre de Goethe. - ibid,
Hélène. 22
Nécrologie. 87 Tieck. I. Sur quelques personnages d'Ham-
let. J^ If. Le Chat botté. — Amour et Magie. —
Ëgbert le blond. 62 Hoffmann. 69 Littératures Slaves, Bohôme. 76 L Histoire nationale. ibid.
IL Poésies nationales. 87 Disoours sur l'ancienne littérature Scandinave. 96 Quelques principes pour l'histoire comparée des langues. 125 Spécimens de l'Ëdda et des Sagas. 141 Ëdda. — Exposé de la mythologie scandi-
nîjve. ibid.
La Yoluspa. 1-48
Le Ha va-Mal. 15-4