‹ Littérature française au Canada [microforme]Chapitre 13 sur 18 · Choses et autre · texte numérisé non relu

Choses et autre

, Siècle de Louis

— — la soleil ardent, et les vignes ployaient sous la grappe.

On se plaignait bien, par-ci, par-la, de la sécheresse ; mais en somme la vendange promettait d'être bonne. Tout le monde sourit et partout régnaient l'aisanco et la paix.

« Depuis... ah! depuis, la Prusse :a passé sur la france, Comme partout ailleurs, le deuil est venu aux pays d'Aunis et de Saintonge si remplis de souvenirs canadiens, et cette famille, que j'avais laissée sou-

riante, pleure les morts de la patrie et la patrie ellemême, appauvrie, démembrée !, »

C'est ainsi qu'ils ont conservé leur héritage de cœur, c'est ainsi qu'ils aiment la France, les descendants de ces vaillants hommes qui défendaient avec tant d'ardeur le drapeau de la France sur la terre canadienne.

Voltaire, le courtisan de Frédéric Il, ne pouvait comprendre un tel patriotisme et il écrivait au marquis de Chauvelin. « Si j'osais, je vous conjurerais à

genoux de débarrasser pour jamais du Canada le mi nistore de France ?, »

M. de Saint-Maurice a une prédilection particulière pour notre littérature et souvent se plait à citer nos romanciers et nos poètes. Mais, quels que soient leur attraction et leurs succès, il n'essayera point d'entrer dans leur phalange. Avant tout, il tient à son sol natal.

Page 1