‹ Littérature française: deuxième annéChapitre 115 sur 153 · HORACE, ET TOI, VIEUX LA FONTAINE · texte numérisé non relu

HORACE, ET TOI, VIEUX LA FONTAINE

Horace, et toi, vieux La Fontaine, Vous avez dit : Il est un jour

Où le cœur qui palpite à peine Sent comme une chanson lointaine Mourir la joie et fuir l'amour.

O poètes, l'amour réclame Quand vous dites : Nous n'aimons plus; Nous pleurons, nous n'avons plus d'âme ; Nous cachons dans nos cœurs sans flamme Cupidon goutteux et perclus.

Le temps d'aimer jamais ne passe; Non, jamais le cœur n'est fermé !

Hélas ! vieux Jean, ce qui s'efface, Ce qui s'en va, mon doux Horace, C'est le temps où l'on est aimé.

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