HORACE, ET TOI, VIEUX LA FONTAINE
Horace, et toi, vieux La Fontaine, Vous avez dit : Il est un jour
Où le cœur qui palpite à peine Sent comme une chanson lointaine Mourir la joie et fuir l'amour.
O poètes, l'amour réclame Quand vous dites : Nous n'aimons plus; Nous pleurons, nous n'avons plus d'âme ; Nous cachons dans nos cœurs sans flamme Cupidon goutteux et perclus.
Le temps d'aimer jamais ne passe; Non, jamais le cœur n'est fermé !
Hélas ! vieux Jean, ce qui s'efface, Ce qui s'en va, mon doux Horace, C'est le temps où l'on est aimé.