‹ Littérature française: deuxième annéChapitre 140 sur 153 · LES DEUX LUTTEURS · texte numérisé non relu

LES DEUX LUTTEURS

Deux athlètes toujours dans un terrible effort. Luttent à qui vaincra, mais pendant des années L'un a longtemps de fleurs les tempes couronnées. Et frais et beau longtemps, il semble le plus fort.

L'autre, athlète vieilli, sans pitié, sans remord,

A les bras tout usés d'étreintes acharnées.

L'œil creux, le teint livide et les mains décharnées:

Ççs deux hardi§ lutteurs, ce sout l'homme et la mort.

La mort prend l'avantage et de plus près le serre. L'homme enfin sous le pied de son pâle adversaire Tombe; la mort le montre et dit : " Il a vécu ! "

L'homme un instant sous elle a sa gloire abattue.

Puis se dressant armé de son âme, il la tue,

Et triomphe au moment qu'on le croyait vaincu.

{JLa vie humaine^

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