‹ Littérature française: deuxième annéChapitre 150 sur 153 · GAÎMENT · texte numérisé non relu

GAÎMENT

Gaîment, gaîment ! Dans l'existence La gaîté, mieux que Topulence, Nous sert, magique talisman.

Pour faire ici-bas bon voyage D'un pas alerte, avec courage.

Marchons gaîment !

La gaîté, bienfaisante fée.

Rend plus légère la corvée Dont on se plaint incessamment.

Plainte futile, vain murmure !

Piocher est la loi de nature :

Piochons gaîment !

Gaîment, gaîment ! A chaque étape L'ennemi guette; nul n'échappe A sa sûre part de tourment.

Au moins, s'il faut porter la chaîne, Que ce soit sans aigreur ni haine:

Souffrons gaîment !

La gaîté vraie en un cœur ferme Nous conduise, en chantant, au terme OCi nous nous hâtons lentement !

Puis, quand nous passons la barrière, Qui du ciel sépare la terre, Passons gaîment !

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