‹ Littérature française: deuxième annéChapitre 2 sur 153 · DIX-HUITIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME SIÈCLE

Les dernières années du règne de Louis XIV furent marquées, à l'extérieur, par des guerres malheureuses, et, à l'intérieur, par la misère et un redoublement de despotisme.

Quand il mourut, il y eut comme un sentiment de soulagement. Les esprits, délivrés d'une autorité qu'on ne respectait plus, se mirent à user et à abuser de leur liberté. Les mœurs s'en ressentirent, et avec les mœurs la littérature. Elle devint aggressive, curieuse de nouveautés, ambitieuse de perfectionnement, pratique, matérialiste, licencieuse. Elle touche à tous les problèmes, agite toutes les questions, discute tous les principes et toutes les croyances. Des écrivains de toute espèce prennent part à une remarquable mêlée intellectuelle. Il y en eut un grand nombre, et quelques uns d'une grande valeur. Quatre d'entre eux se sont placés par leurs œuvres au-dessus des autres : c'est Voltaire, J.-J. Rousseau, Montesquieu et Buffon.

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