‹ Littérature française: deuxième annéChapitre 22 sur 153 · GILBERT · texte numérisé non relu

GILBERT

Gilbert dans une courte et malheureuse carrière fit preuve d'un vrai talent, qui n'eut pas le temps de mûrir. Les circonstances favorables, qui sont pour beaucoup dans le succès, lui manquèrent. Malgré cela il n'est qu'au-dessous de Voltaire comme poète satirique.

Ses deux satires le Dix-huitième siècle et mon Apologie ont du souffle et de la vigueur. La pièce de vers la plus connue de lui est Adieux à la vie. C'est la dernière' qu'il composa, peu de jours avant sa mort, à l'âge de 29 ans dans la misère et l'abandon.

ANDRÉ CUÉNIER. (1762-1794.)

André Chénier n'était guère plus âgé quand il mourut. Il fut une des dernières victimes du régime dç la

Terreur, et une des plus regrettables. C'était un poète de génie. Sa mère, qui était grecque, lui inspira le goût de la belle antiquité. Moderne et français par le sentiment, il était ancien et grec par l'art. Rien de plus charmant ni de plus gracieux que ses Idylles et ses Eglogues, rien de plus vigoureux que ses ïambes. Son ode de la Jeune Captive, écrite en attendant la mort dans la prison de Saint- Lazare, est un des poèmes les plus connus de la langue.

Ses vers sont beaux, touchants et harmonieux, mais il y manque le sentiment religieux. Il mourut sur Téchafaud, deux jours avant la chute de Robespierre, et sa dernière pièce de vers, inachevée, s'arrête au moment où il fut appelé par " le messager de mort."

FEMMES ECRIVAINS

MADAME DU DEFPAND (1697-1789),

célèbre comme correspondante de Voltaire et de Lord H. Walpole et la maîtresse d'un salon qui fut, au i8® siècle, un brillant centre de sociabilité élégante et d'activité intellectuelle et littéraire.

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