PENSÉES DÉTACHÉES
L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux.
Œdipe y Acte I, Se. i«".
Pourqu'on vous obéisse, obéissez aux lois.
Brutus, Ac. III, Se. 5».
Du [triomphe à la chute il n'est souvent qu'un pas. La Mort de César, Ac. I, Se. !•'•.
Les mortels sont égaux: ce n'est point la naissance, C'est la seule vertu qui fait leur différence.
Le Fanatisme, Ae. I, Se. 4.
Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeux.
Mérope, Ae. I, Se. 3.
La parole donnée, y manquer est un crime.
Tancrlde, Ae. I, Se. 2.
A tous les cœurs bien nés que la patrie est chère !
Ae. III. Se. I.
Tel brille au second rang qui s'éclipse au premier.
La Henriade^ Chant I.
Les œuvres des humains sont fragiles comme eux.
Chant I.
C'est un poids bien pesant qu'un nom trop tôt fameux.
Chant III.
Dieu t'a fait pour l'aimer, et non pour le comprendre.
Chant VII.
Dieu fit la douce illusion
Pour les heureux fous du bel âge,
Pour les vieux fous l'ambition.
Et la retraite pour le sage.
Epître à M. de Boufflers, Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.
Ep, à Fauteur du livre des Trois Imposteurs,
Les biens sont loin de nous, et les maux sont ici.
Ep, au roi de la Chine,
Inscription pour une Statue de V Amour,
Qui que tu sois, voici ton maître; Il l'est, le fut ou le doit être.
Le plaisir de l'esprit passe celui des yeux.
Sat. : les trois empereurs en Sorbonne.
Le bonheur nous appelle et fuit devant nos pas.
Le Temps présent*
Le malheur est partout, mais le bonheur aussi.
Discours sur r homme ^ I.
Ferme en tes sentiments et simple dans ton cœur, A.ime la vérité, mais pardonne à l'erreur; Fuis les emportements d'un zèle atrabilaire:
Ce mortel qui s'égare est un homme, est ton frère. Sois sage pour toi seul, compatissant pour lui, Fais ton bonheur enfin par le bonheur d'autrui.
Discours 2.
La modération est le trésor du sage.
Dis, 4.
Le travail est souvent le père du plaisir.
Dis, 4.
Il n'est point ici-bas de moisson sans culture.
Dis. 4.
Si du Dieu qui nous fit l'éternelle puissance Eût à deux jours au plus borné notre existence, Il nous aurait fait grâce; il faudrait consumer Ces deux jours de la vie à lui plaire, à Taimer.
Dis. 6, C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi.
Dis, 7.
Le ciel même A daigné tout nous dire en ordonnant qu'on aime.
Dis, 7.
Le ciel fit la vertu, l'homme en fit l'apparence. Il peut la revêtir d'imposture et d'erreur, Il ne peut la changer; son juge est dans son cœur.
Loi naturelle t i"® partie.
On fuit le bien qu'on aime, on hait le mal qu'on fait.
2® partie.
La clémence a raison, et la colère a tort.
3® partie.
Le premier des devoirs, sans doute, est d'être juste, Et le premier des biens est la paix de nos cœurs.
4« partiç..
GLANUJRES. 8^
La loi dans tout état doit être universelle:
Les mortels, quels qu'ils soient, sont égaux devant elle.
4* partie.