‹ Littérature grecque chrétienneChapitre 20 sur 29 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

quable que son gros ouvrage contre les hérésies ait trouvé des lecteurs dans la masse des croyants, tandis que ceux de son contemporain, saint Hippolyte, demeuratent réservés, sous leur vêtement grec, aux savants de Rome : la raison n'en serait-elle pas qu'Hippolyte était trop philosophe, tandis qu'Irénée représentait au mieux la simple tradition de l'Eglise.

Ce fut surtout à la fin du 1v° siècle que les ouvrages des Grecs envahirent le mondelatin. Celui-ci, avecuneincroyable avidité, se jetait sur les dernières nouveautés d’Alexandrie ou de Constantinople. Saint Grégoire de Nazianze avait à peine le temps d'éditer ses sermons, que saint Ambroise de Milan les connaissait déjà et les utilisait pour ses propres ouvrages, On ne se contentait même pas de lire l'actualité. Il fallait se mettre à l’école des anciens, à celle d'Origène surtout, dont les commentaires bibliques et même le savant ouvrage sur les principes trouvaient des lecteurs et des lectrices avides dans la noblesse romaine. Toute l’activité de Rufin et de saint Jérôme suffisait à peine à satisfaire cette curiosité inlassable, Le v® siècle ne fut guère moins curieux à ses débuts;:et saint Jean Chrysostome entra de très bonne heure dans le monde littéraire latin. Il fallut les invasions barbares pour rendre moins fréquentes des relations qui ne furent jamais interrompues.

Le monde romain n’a pas été le seul à se pénétrer ainsi de l'influence des chrétiens de langue grecque. Presque toute la littérature grecque chrétienne a été traduite en syriaque et en arménien; plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en copte, et plus tard en arabe, en éthiopien, en Léorgien, que sais-je encore? c’est en grande partie par les livres chrétiens que l'Orient a appris à connaître l’hellénisme et surtout à s’en imprimer la marque. Aujourd'hui d’ailleurs l'Orient se plaît à nous rendre ce qu'il a reçu : combien de ces vieux écrits des Pères grecs ne nous sont plus connus que par des versions syriaques, arméniennes,

ou slavonnes, dont la découverte émeut le cœur des savants, les plus endurcis.

Les peuples modernes ont surtout appris à connaître cette littérature et à subir son action par l'intermédiaire des Latins; mais ils n’y sont pas restés étrangers. Peut-être ne sont-ce pas les plus grands qui ont exercé la plus profonde influence : Némésius d'Emèse et le pseudo-Aréopagite ont été plus cités et plus goûtés au Moyen Age qu'Origène ou que saint Basile. Du moins reste-t-il que la pensée chrétienne a toujours été informée par les Grecs : seule une vue superficielle des choses pourrait donner à croire qu'elle doit tout aux Latins et a oublié ses grands ancêtres orientaux.

Aussi n'est-ce pas pour la seule satisfaction de la curiosité que nous avons étudié la littérature grecque chrétienne. En elle, nous avons véritablement retrouvé des Pères, les pères de notre foi et ceux de notre pensée. En fermant ces archives de famille, nous pouvons une fois de plus être fiers de notre passé: car 1l a été glorieux, et 1l est toujours fécond,

| Pages INTRODUCTION, — Caractères généraux de la littérature grecque chré- FRS RE SUP, DE PL 0. Me Don sen 5 PREMIÈRE PÉRIODE Les ORIGINES (vers 97-313).

Vue d'ensemble. . . . . . . . Haut ch AT A SE US $ 25

CHaprrre PREMIER. — Rome et la Gaule, Saint Clément. — Hermas. — La 2° Clementis. — Saint Justin. — Saint Irénée, — Caïus. — Hippolyte. — Autres écrivains, . 27 CuaPiTRe Il. — L'Asie Mineure et la Grèce.

Les disciples de saint Jean. — Les adversaires de l’hérésie, — Apocryphes. — Les Grecs. — Le 11° siècle : Grégoire et PR HOUR RTS D US NM et su, De NUS SLA PUR 43 Chapitre II]. — Syrie et Palestine. La Didachè. — Saint Ignace. — Les Palestiniens du 11° siècle,

— Tatien. — Théophile et Sérapion, — La Palestine au s1® siècle. — Ecrits anonymes... . . . . , . . . . . ,. 53

Cuapitre IV. — L'Égypte.

La lettre de Barnabé. — Les apocryphes. — Ecrits doctrinaux : les gnostiques. — Clément d'Alexandrie. — Origène. — Les disciples d'Origéne en ve der RE ER RE

DEUXIÈME PÉRIODE L’AcE D'or (313-410).

Vue d'éNSCMDIES TENTE see CHaPitTRE V. — L'Égypte.

Saint Alexandre. — Saint Athanase. — Sérapion de Thmuis. — Les moines. — Didyme l'aveugle. . . . . . . . . ..

CHariTRE VI. — Les Antiochiens : Syrie et Palestine.

Eusèbe. — Saint Cyrille de Jérusalem. — Les Antiochiens. — Diodore de Tarse. — Théodore de Mopsueste. — Saint Jean Chrysostome. — Apollinaire de Lacdicée. —— Saint Epiphane. Les Constitutions apostoliques. . . . . . . . . . .

CuapiTRE VII. — L'Asie Mineure et la Thrace.

Au début du 1v° siècle. — Saint Basile. — Saint Grégoire de

Nazianze. — Saint Grégoire de Nysse. — Saint Amphiloque d'Iconium — Ecrivains secondaires. . . . . . . . . . .

TROISIÈME PÉRIODE LE ve siÈcE (410-527).

Vue d'ensemble. . . . . de A UN TER AT PS

Saint Cyrille. — Les moines. — Synésius de Cyrène. — Ammonius et Eusèbe d'Alexandrie. . . . . . . . . se TVR

Cuapirre IX, — Le patriarcar de Constantinople.

Nestorius. — Les adversaires de Nestorius. — Les successeurs de Nestorius. — Historiens : Philostorge, Philippe de Side, Socrate, Sozomène, Gélase de Cyzique. — Ecrivains ascétidues Poëtes RP SR APN ES TT lo

CuaPiTRe X, — Artioche et Jérusalem.

Théodoret, — Les amis de Théodoret. — Sévère d'Antioche. — Exégètes. — Théologiens et orateurs. — Hagiographes. —

Le pseudo Aréopagite PAL nul ste ons AC 2 TNT EU NT 00

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