PRÉFACE III
recueil, et plusieurs contes comiques ou légendaires.
Quelques années plus tard, je me trouvais chez un homme de lettres de mes amis, qui me dit: & J'ai ici quelqu'un qui dévore vos contes, et qui serait bien aise de vous voir ; ils lui ont rappelé les récits du Cantal, son pays d'origine. » Cette personne était M'° Antoinette Bon, qui remplissait les fonctions de secrétaire chez mon ami. Il me la présenta, et au bout de quelques minutes de conversation, je vis qu'elle était très intelligente, qu’elle aimait les contes, et qu'elle se rappelait fort bien ceux qu’elle avait entendus, dans son enfance, au pays. Je lui fis m'en conter quelques-uns, et elle me dit qu’elle allait y penser, etécrire tous ceux dont elle se souvenait. Quelque temps après, elle me remettait un manuscrit assez volumineux, comprenant des contes, des légendes et des superstitions.
M'* Bon, qui contait bien, était moins heureuse quand elle écrivait: aussi jene considérai son cahier que comme une sorte de canevas, et je la priai de me redire à nouveau .ses contes; elle s'y prêta de bonne grâce, et