‹ Littérature orale de l'AuvergneChapitre 4 sur 73 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

et je pus constater que son récit était autrement vivant et populaire que sa rédaction, qu’elle n'avait pas sans doute osé faire assez simple. C’est à la suite de ce contrôle que je publiai les contes qui ont paru sous son nom dans la Revue des Traditions populaires, et qui forment la partie la plus considérable et la plus populaire de ce qui jusqu’ici a été recueilli en Auvergne.

Les Verllées auveronates ont paru à Aurillac, à partir de 1887, par fascicules, réunis depuis en deux volumes: commencé par A.

Bancharel, ce recueil a été continué par son fils. La lecture en est amusante, et le patois, habilement manié, prête aux récits de toute nature qu'il contient une certaine saveur de terroir. [Il mérite de prendre place, à ce point de vue, dans les bibliothèques auvergnates, et peut même être consulté par ceux qui s’occupent des traditions de ce curieux pays, et surtout de sonesprit particulier. On y trouveune trentaine de récits dont le fond est populaire; mais une lecture attentive amène à constater qu'un petit nombre peuvent être acceptés comme puisés à la sourcelocale, et encore doit-on

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faire des réserves sur la broderie, parfois très réussie, que les auteurs y ont ajoutée. Il semble que plusieurs ont été adaptés de divers autres recueils, et n’ont d’auvergnat que le costume. C’est la raison qui m'a conduit à faire peu d'emprunts à ce volume, que je signale comme étant d’une lecture agréable, à ceux auxquels les patois méridionaux sont assez familiers pour goûter cette littérature semi-populaire.

Il se publie à Aurillac depuis 1895 un journal intitulé Lo Cobreto (La Musette) de l'Escolo ouberonate e del Naut- Miejour, qui paraîit mensuellement. En haut de chaque numéro est un frontispice qui représente un Auvergnat en sabots, qui joue de la musette.Ce recueil contient des proverbes, des devinettes, des formulettes, et quelques contes. Les rédacteurs eurent même l’idée ingénieuse de provoquer un concours de récits légendaires : le prix fut obtenu par un conte de M. H.-M.

Dommergues, dont nous reproduisons la traduction; ce même auteur a depuis recueilli plusieurs contes, très populaires de sentiment, souvent de forme.

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