‹ Littérature orale de l'AuvergneChapitre 57 sur 73 · LE ROI D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

LE ROI D'ANGLETERRE

Dans le jardin du Roi, Il y a une fontaine;

Où viennent se baigner

Quatre-vingts demoiselles.

Le fils du Roi passant, Les a toutes embrassées ;

Tout en les embrassant, Il en oublia une.

Celle qu’il oublia,

Était la plus jolie. -

— Oh! dites-moi, le Roi :

Pourquoi m'avoir laissée?

— Ondit, on dit de toi, Que tu es mariée.

— Mariée ou non, Ce n’est pas votre affaire.

Si vous n'étiez le Roi, Je vous ferais la guerre.

— Quand je serais le Roi, Faites-la tout de même.

— Nous nous battrons au champ, Au champ de la bataille.

Le Roi prend son poignard, La belle sa coulognette.

Le premier coup portant, Jeta le Roi par terre

— Courage, mes enfants, Nous n’aurons plus de guerre.

Le fils du Roi est mort D'un coup de coulognette.

— Non, je ne suis pas mort, J'irai au bal, ce soir.

— À quel bal irez-vous?

— Au bal des demoiselles.

Chanté par Etienne Durand, de Gerzat, et Marie Lombardy, de Courpière.

(Dr F. PommeroL. Revue des Traditions populaires, LINE P.rr6)

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