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Bien du bonjour, mon aimable bergère.
Hélas! Monchu, qu'aes acô que voulès?
Ah! si je pouvais une fois dans la vie...
Parla, Monchu, parla couma vous devés rès.
Entre, Manon, entre sous cet ombrage Nani, Monchu, craïgne pas le souli.
Oh! si je pouvais avoir ton cœur en gage!
Ai mon berdzaï, e le garde pé lui.
Qu'il est heureux, ton berger, la bergère !
Laysa le fair, se crai pas malirous.
Je t’aimerai cent fois plus que lui t’aime, E yeù, Monchu, l’âme maïze que vous.
Dis-moi, Nanon, oh! que tu es rebelle!
E vous, Monchu, que sei vous amourous!
J'suis amoureux pour te rendre amoureuse.
E yeù, Monchu, pé me mouqua de vous.
I faut mourir quand les filles l’ordonnent.
Vous pressin pas, .ya de tems pé mouri.
Mais tu sais bien que l'amour me tourmente.
Ah ! d’aque maù, Monchu, poudès gari.
Dis-moi, Nanon, qui t'a si bien instruite?.
E vous, Monchu, int'avès istudia ?
J'ai étudié au château de mon père,
E yeu Monchu, in gardan mous moutous.
Dis-moi, Nanon, le nom de ce village.
Apprenia le, Monchu, et le sourès.
Dis-moi, Nanon, qu'y a-t-1l dans ton village? Un gran lourdaù, Monchu, quan l’y sarès.
(Julien TiersoT, Mélodies populaires, 1'° série, chanson recueillie par M. A. Bertoule, de Basse).
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