‹ Littérature orale de l'AuvergneChapitre 61 sur 73 · LA MARIÉE ET LA BREBIS TONDUE · texte numérisé non relu

LA MARIÉE ET LA BREBIS TONDUE

Puy-de-Dôme

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Jo HR na tte QE SAUT

ne zont ab marida . Imbei no viello luro,

Hola!

Imbei no vieillo luro.

Quand cou foudro me na coutsa [u m'in nira to sulo,

Hola !

Iu m'in nira to sulo.

Dessous s0 têto iu mettra Ino peiro pointiudo.

Et le long de se iu mettra Ino barbin tondiudo.

Et la barbin sur la mei-neu, Roudzavo s0 patiuro.

— Ma mia, rodzo ton croutu, Ah ! que le tim me diuro!

Quand iola vougui imbrassa, La mia prei la futo.

— Para de sei, para de lei, la s’infut touto niudo.

— Oh! qu’a-tiu, qu'a-tiu, grand lourdaud?

Cou i no barbin tondiudo.

On a voulu me marier

Avec un vieil imbécile.

Quand il faudra m'aller coucher, Je m'enirai toute seule,

Dessus sa tête je mettrai, Une pierre pointue

Et le long de lui je mettrai Une brebis tondue.

Et la brebis sur le minuit, Rongeait sa pâture,

-- Ma mie ronge ton crouton, Ah! que le temps me dure!

Quand il a voulu l’embrasser, La mie a pris la fuite.

— Arrêtez de ci, arrêtez de là, Elle s'enfuit toute nue.

— Oh! qu'as-tu, qu’as-tu, grand lour- [daud ?

C’est une brebis tondue.

(D' PoMMEROL, Revue des Traditions populaires, II, p. 487.)

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