‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 4 sur 99 · L — LÉGENDES DES HOULES · texte numérisé non relu

L — LÉGENDES DES HOULES

UR le littoral de la Manche, en IUe*et- Vilaine et dans la partie des Côtes-du-Kord où la langue française est seule en usage, on donne le nom de houles aux grottes des £ilaises. Les unes ont été creusées par la mer, qui a peu à peu rongé les parties les plus friables du rocher; les autres sont dans des endroits du rivage où la marée ne monte pas actuellement.

Les houles sont en grand nombre; il y an a à Cancale, i Saint-Briac, k Saint-Jacut, à Saint-Cast ; le cap Fréhel, dans la

commune de Plévenon, en est percé d'une douxaine au moins. A Erquy se trouve une grotte qui, au lieu du nom de houle, qui est le plus généralement employé, se nomme la Goule de Galimoux ; la grotte de Saint-Enogat, bien connue des baigneurs de Dinard, s'appelle aussi la Goule-és-Fées.

L'imagination des habitants des câtes a peuplé ces grottes de personnages fantastiques et mystérieux : c'est li que demeuraient les fées, avec leurs maris et leurs enfants; elles en sortaient i la nuit tombante pour se promener sur les falaises ou sur la mer. D'après plusieurs de mes conteurs, leurs grandspères les avaient connues; mais aujourd'hui elles ont disparu, et ils semblaient généralement croire que les fions — c'est le nom qui désigne, en plusieurs endroits, les fées des deux sexes — s'étaient retirés du pays à peu prés au moment de la Révolution française.

Toutes les houles que je connais ont une l^ende, parfeli deux ou trois ; œ sont les plus curieuses et les plus particulières, ce me semble, de toutes celles qu'on raconte dans le pays gallot.

Les quatre contes qui suivent ont pour théâtre des houles situées en quatre communes différentes : le premier a déjà été publié dans mes Conta populaires de la HauU-Breiagne, où se trouvent d'autres récits : la Houle de Chèlin (n" iv) ; l'Enfant de la Fie (n* xvn), et la Fée et le Marin (n* xxii), qui se passent dans les houles de Saint-Cast ou dans celles de Plévenon.

Il est assez difficile de déterminer l'étymologie du mot houle, qui vraisemblablement ne vient pas du breton. C'est le mot anglais Me qui s'en rapproche le plus : il a la même signification, et M. Webster l'emploie à chaque instant pour désigner les demeures des Lamigna basques (cf. Basque Legends), qui ont quelque affinité avec les fées des Houles.

^ùi^

LA HOULE DE LA CORBIÈRE (i)

u temps où les grands -pères des plus âgés de la paroisse n'étaient pas encore en culottes, Agnès Depais demeurait avec son mari dans une maison isolée, sur la route de la pointe de la Corbière, et c'était celle qui était la plus voisine de la Houle aux fées dont l'entrée se voit de la mer. Souvent, pendant le silence de la nuit, elle entendait le bruit d'un rouet à filer de la laine, et le son .assourdi semblait venir de sous la pierre de son foyer. D'autres fois, un coq chantait sous la terre, un enfant pleurait, ou il semblait à Agnès

(i) La Houle de la Corbière, qui s'appelle aussi le Kitou Corbin ou le Kid aux Corbeaux, est située dans la commune de Saint-Cast, canton d*e Matignon (Côtes-du-Nord).

ouïr le pilon d'une baratte qui battait le lait pour faire du beurre. Mais ni elle ni son mari n'avaient peur de ces bruits souterrains, car ils pensaient que les fées de la Houle de la Corbière étaient cause de tout cela; elles passaient pour n'être point méchantes, et personne n'avait jamais eu rien à leur reprocher.

Une nuit, un pêcheur de l'Isle vint chercher le mari d'Agnès pour aller pêcher le lançon (i) dans la grève de la Mare. Pendant que son homme s'habillait, Agnès, qui était couchée, dit au pécheur :

— Sais-tu quelle heure il est ?

— Non, répondit-il, je ne sais pas au juste.

A peine avait-il prononcé ces mots qu'une voix sortit de dessous terre et cria :

— Il est deux heures après minuit.

Loin de s'effrayer, les gens qui étaient là se mirent à rire, parce qu'ils avaient l'habitude d'entendre du bruit sous la pierre du foyer. Ils pensèrent que c'étaient les fées qui avaient répondu, et ils dirent à haute voix : « Merci ! »

A quelque temps de là, l'enfant d'Agnès tomba malade, si malade qu'il semblait prêt à trépasser, et sa mère se désolait, ne sachant ce que faire pour le secourir.

(i) Ammodites tohîartus.

— Ah ! mon Dieu, s'écriait-elle en pleurant, mon pauvre petit gars va mourir !

Elle entendit un bruit sourd qui venait de la cheminée, comme si quelqu'un heurtait par en dessous les pierres du foyer, et en même temps une voix disait :

— Ton enfant a le croup ; lève-toi, et viens ici ; je vais te donner quelque chose pour le guérir.

Cette fois Agnès eut peur, et son premier mouvement fut de se blottir sous ses couvertures; mais elle pensa à son enfant qui souffrait, et elle reprit courage. Elle sauta à bas dé son lit, et ayant allumé une chandelle, elle vit remuer une des pierres du foyer, qui se leva lentement ; elle aida à la soulever, et quand la pierre ne toucha plus la terre que par un côté, une main passa par le trou béant, et elle présenta à Agnès une petite bouteille :

— Frotte ton enfant à la gorge et à la poitrine avec cette liqueur, dit une voix qui venait de dessous terre, et conserve soigneusement cette bouteille.

La pierre du foyer retomba et, à la voir, on n'aursdt pas cru qu'elle eût jamais été bougée de place. Agnès se hâta de frotter son petit gars, qui aussitôt cessa de se plaindre, et ne tarda pas à être guéri. Elle était si contente qu'elle ne put

s'empêcher de tout raconter à ses voisines : la nouvelle se répandit d'oreille en oreille jusque dans les villages, et Agnès, qui était obligeante, prêtait la bouteille à ceux qui avaient des enfants malades, et ils revenaient rapidement à la santé* Longtemps après cela, la colique prit le mari d'Agnès, et il se tordait, tant la douleur était vio* lente. Agnès alla chez sa voisine chercher la bou* teille, qui contenait encore un reste de liqueur ; mais la voisine la laissa tomber, et elle se brisa en mille pièces. La pauvre femme revint chez elle bien désolée, car son mari allait de mal en pis et semblait prêt à trépasser. Elle s'assit près du foyer, et tout en pleurant elle disait :

— Main bienfaisante, qui avez donné la bouteille qui a guéri mon petit gars et tant d'autres personnes, est-ce que vous allez laisser mon homme mourir?

Elle ne reçut aucune réponse ; alors elle souleva avec un outil la pierre qui se levait, et elle cria au bord du trou en demandant du secours ; à la fin, la fée allongea la main et lui donna une bouteille en disant :

— Prends bien garde,. Agnès ; voici la dernière bouteille que je puis te donner; fais bien attention à ne la -prêter à personne, et n'en parle à Ame qui vive.

Dès qu'Agnès eut frotté son mari avec la li^

EN HAUTE-BRETAGKE

queur, il se trouva guéri, et cette fois elle ramassa soigneusement la bouteille dans son arnv)ire.

. A quelque temps de là, Agnès entendit la nuit un chant qui sortait de sous terre; il était si doux et si mélodieux que rien qu*à l'écouter elle tombait en extase ; il y avait bien trois ou quatre voix qui chantaient à l'unisson, et elle alla chercher sa voisine pour l'entendre. La nuit suivante, xm violon joua plusieurs airs.

Tous ces prodiges donnaient à penser à Agnès, qui se disait :

— A quelque jour, ils monteront tous ici, et arriveront dans ma maison par le trou du foyer.

Toutefois elle reprenait de l'assurance en songeant que les habitants de la houle ne lui avaient jamais fait que du bien. Et elle pensait à sa vache et à ses deux moutons qu'on lui avait volés pendant qu'il paissaient dans les champs.

— n faudra, se disait-elle, qu'à la première occasion je demande aux fées qui me les a dérobés ; sûrement elles me le diront bien si elles veulent.

Une autre nuit, elle entendit une voix qui disait :

— Commère, as-tu du feu ?

— Oui, répondit Agnès ; à votre service.

Et voilà la pierre du foyer qui se soulève;

Agnès prit un tison allumé et rapprocha du trou : à sa lueur, elle vit une belle main de femme qui s*en empara, et à chacun de ses doigts il y avait des anneaux brillants.

— Ah ! madame, dit Agnès, si vous vouliez me dire où je pourrais retrouver ma vache et mes moutons, je vous serais bien obligée, moi qui n'ai rien à donner à mes pauvres enfants.

— Tiens, répondit la fée, voici une petite boîte qui contient un onguent fait avec des cornes de vache et de moutons ; graisse les cordes qui attachaient tes bestiaux, et tu auras une vache et des moutons.

La pierre retomba, et le lendemain, dès qu'il fut jour, la bonne femme alla frotter la ndche qui lui avait servi à attacher la vache volée, et aussitôt elle vit une vache superbe; elle frotta le tiers (i) qui servait à mener ses deux moutons à la pâture, et elle eut deux moutons plus beaux que ceux qu'elle avait perdus.

Agnès était bien contente; toutefois elle regrettait de ne pas avoir demandé du pain. Elle y pensait à chaque instant et disait :

— Comment ferais- je bien pour prier la fée

(i) Dans le pays gallot, on appelle nâcht (du breton nask) la corde qui attache les vaches, et tiers la corde qui sert à mener deux moutons au lieu où ils doivent pâturer.

de me donner du pain pour moi et ma famille, du pain des fées qui ne diminue pas ?

Une nuit qu'il ne restait pas une miette de pain à la maison, l'enfant d'Agnès eut faim, et pleurait pour en avoir un morceau ; elle entendit du bruit sous terre, et mit un marteau dans la main de son petit gars, en lui disant :

— Frappe fort sur la pierre du foyer, et demande du pain à la bonne dame qui nous a déjà fait tant de bien.

Elle parlait haut, pensant que sa voix serait entendue. Le petit garçon prit le marteau et frappa de toute sa force sur la pierre, en disant d'une voix câline :

— Bonne dame, donnez-moi du pain; j'ai faim.

Ils entendirent cogner : pan 1 pan ! sous la pierre qui se leva, et une main déposa sur le foyer un tourteau de pain, pendant qu'une voix disait :

— Tiens, mon petit, voilà de quoi manger toute ta vie, si tu sais conserver mon présent et n'en donner à personne qu'à tes parents.

Le tourteau de pain ne diminuait point,, et, malgré qu'on en coupât, il restait toujours frais et entier, et cela dura plus de dix ans. Mais un soir que le mari d'Agnès était en ribotte, il amena avec lui un de ses amis ; il tira du buiïet la tourte des fées et en coupa un morceau pour

son camarade. Mais aussitôt le pain des fées dis-, parut, et quoiqu' Agnès et ses enfants aient supplié maintes fois les dames de la houle de leur donner un autre pain, eUes sont restées sourdes à leurs prières.

(Conté en i8yp par Marie Chèhu, de Saint-Cast^ âgée de quatre-vingts ans.)

Cette légende n'est pas la seule qui ait pour théâtre la Houle de la Corbière : d'après un autre conte dont je n'ai pu avoir jusqu'à présent qu'un résumé, une des fées qui l'habitaient s'amouracha d'un des soldats qui gardaient la Redoute de lit Corbière dont on voit encore les ruines aujourd'hui. Elle suivit son amant & l'armée, à l'époque des guerres de la Révolution : tant qu'ils furent ensemble, le soldat monta en grade et fut victorieux sans recevoir de blessures. Mais la fée l'ayant abandonné, la chance le quitta aussitôt ; il Ifut blessé, et toutes les batailles où il figura furent perdues.

Dans plusieurs autres contes, on voit les Jées avoir des rapports, généralement bienveillants, avec les hommes. (Cf. Coniet populaires de la Haute-Bretagne : xxii, la Fée et le Marin ; iv, la Houle de Chélin; xvii, l'Enfant de la Fée, et les contes qui suivent le présent rédt. Voyez aussi mes Traditions, superstitions et légendes de la Haute-Bretagne, p. 8 et 9. Paris, Maisonneuve, 1880, et Rnm* de linguistique, t. XIII.)

D'après une autre légende populaire à Plévenon, les fées des houles du cap Fréhel allaient laver leur linge k la mare de

Gfttilehen, qui est «u milieu de U lande aride de Fréhel, et elles étendaient sur les gazons qui l'entourent leurs linges qui étaient les plus blancs qu'on pût voir. Celui qui aurait pu arriver jusque-là sans remuer les paupières aurait eu la permission de s'en emparer; mais aucun de ceux qui ont tenté l'aventure n'a pu y réussir, et Idès qu'ils avaient remué les paupières le linge devenait invisible.

(Conté par ScolasUque Durand^ de Plévenon, 187$.)

Plusieurs récits parlent du pain des fées « qui ne diminue point, » si on a la précaution de ne le partager avec personne. (Cf. xvxi, l'Enfant de la Fée, et ci-aprés la Houle de Poulifèe.)

Les fées de la houle de la Teignouse, qui est aussi en Plévenon, avaient un bœuf qui pâturait sur la lande; un jour, il t'en écaru et pana en dommage & travers les blés. Les cultivateurs qui avaient été lésés vinrent se plaindre aux fées, qui pour les dédommager leur donnèrent un belle gd^he de pain, en . leur disant :

— Voici pour vous dédommager du tort que le bœuf vous a £ût, et le pain ne diminuera point tant que vous le mangerez entre vous ; mais il disparaîtrait si vous en donniez une seule miette Ji un étranger.

Le pain dura deux ans 1 au bout de ce temps, il disparut, parce ^u'on en avait coupé un morceau pour un mendiant.

(Conté par SeoUutique Durand, 1879.)

LA. HOULE DE POULIFÉE (i).

A Houle de Poulifée est, comme le savent tous ceux qui ont visité le cap Fréhel, une grotte haute à l'entrée comme une cathédrale, et qui s'étend si loin sous la terre qu'on prétend dans le pays que personne n'a pu encore pénétrer jusqu'au fond.

Autrefois, il y a bien longtemps de cela, deux jeunes gens de Plévenon voulurent essayer de savoir jusqu'où la houle s'étendait ; ils y pénétrèrent avec une chandelle qui, à un certain endroit, s'éteignit brusquement. Ils s'en retournèrent effrayés. Mais quand ils furent sortis, ils se dirent :

— Que nous sommes sots d'avoir eu peur \ C'est l'air qui a éteint notre lumière; aujourd'hui la mer monte, mais demain nous reviendrons.

Le lendemain, ils prirent mieux leurs précau-

(i) Poulifée est un nom dont la première moitié, poul (trou, grotte), est bretonne, et la seconde française.

tiens et allèrent plus loin, et comme ils continuaient à avancer,' ils crurent entendre parler.

— Écoute, dit l*un d'eux à son camarade; on dirait qu'on appelle des enfants.

Ils se hâtèrent encore de sortir de la grotte, et comme la veille, dès qu'ils eurent revu le ciel, leur frayeur cessa.

Le lendemain qui était un vendredi, ils portèrent un coq dans la houle, et le laissèrent à une bonne distance de l'entrée. Le samedi, ils n'allèrent pas à la grotte; mais le dimanche, on leur dit qu'on avait entendu un coq qui chantait sous le porche de l'église, et dont la voix semblait venir de sous terre.

— Il paraît, dirent les jeunes gens, que la houle s'étend bien loin ; il y a plus d'une lieue de son entrée à l'église de Plévenon; elle est peut-être habitée par quelqu'un ; il faudra voir au juste ce qui en est.

Dans l'après-midi du dimanche, ils retournèrent à la houle, et cette fois d'autres garçons de leur âge les acompagnèrent ; ils allèrent plus profondément que de coutume, et à mesure qu'ils s'avançaient, il leur semblait reconnaître à certaines marques que la grotte était habitée. Cependant, quand ils entendirent une voix qui criait :

— « Il faut mettre la pâte dans le four » ; ils

l6 CONTES POPULAIRES

s*enfuirent effrayés, sans oser regarder derrière eux.

Le bruit de ces choses surprenantes se répandit dans le pays, et d'autres personnes se joignirent à ceux qui les premiers s'étaient aventurés dans la grotte. Tous ensemble allèrent jusqu'à un endroit où personne n'avait pénétré, et sur une table en pierre il virent un repas servi :

— Voici du nouveau, dirent-ils; il faut savoir ce que c'est ; rien ne nous presse, car la mer ne vient pas jusqu'ici.

Au même instant deux dames se présentèrent devant eux, qui les invitèrent à dîner ; ils se mirent à table et mangèrent toutes sortes de mets. Le repas fini, les dames leur dirent de revenir une autre fois, et qu'elles leur apprendraient des choses qui leur seraient utiles plus tard.

Les gens de Plévenon pensèrent que sûrement c'étaient des fées; mais ils n'eurent pas peur de retourner, et quand ils furent à l'endroit où le repas était servi, ils virent les deux dames, et l'une d'elle les interrogeait chacun à son tour, leur demandant s'ils étaient cultivateurs ou marins, garçons ou n^ariés. Elles leur racontaient des choses utiles, et leur donnaient du pain et de la viande.

EN HAUTE-BRETAGNE l^

L'un des gens de Plévenon dit qu*il était père de famille, et que souvent il avait bien du mal à gagner du pain pour lui et ses enfants.

— Quand ta femme sera de nouveau enceinte, dit la dame, reviens ici; j'aurai à te parler.

Elle lui donna de l'argent avec lequel il se mit à l'aise. Qiiand sa femme fut enceinte, l'homme retourna à la houle, où la dame lui demanda à être la marraine de l'enfant.

Le mari, de retour à la maison, raconta à sa femme ce que les fées lui avaient dit. Mais elle répondit :

— Ce sont des fées ; je ne veux pas donner mon enfant aux fées.

Alors les dames de la grotte, irritées de ce refus, leur ôtèrent tous les présents qu'elles avaient faits, et ils redevinrent pauvres comme auparavant.

(Conté par Scolasiique Durand^ de Plévenon^ dgée de soixanU'dou\e ans, 187^.')

Habasque, au t. III, p. 127 de ses Notions historiques sur la Câtes-du'Nord, raconte que l'on prétend & Erquy que la Goule éc Galimoux s'étend jusque sous le village de Thieuroc, et pour le prouver on affirme que, de ce village, on y a entendu un coq chanter. Dans Roeh-Toul^ p. 103 des Fantômes bretons de M. Dulaurens de la Barre, il est aussi question d'un coq qui a été porté dans une grotte, et qu'on entend chanter sous le maîtreautel de Guimiliau.

l8 CONTES POPULAIRES EN HAUTE-BRETAGNE

Cf. Pour le pain des fées le commentaire du conte précèdent.

Les fées qui demandent à être marraines d*un enfant se trouvent dans plusieurs contes français : on connaît ceux de Perrault où il est souvent question de fées marraines. Dans les légendes basques de M. Webster, il y a un conte intitulé : La reine des fées marraine, p. $9 de l'édition anglaise.

Page 1