‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 57 sur 99 · IL — LA SERVANTE DU MEUNIER · texte numérisé non relu

IL — LA SERVANTE DU MEUNIER

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Jetions cinq à six bons gas, Qui naviguions sur mer,

Lon la, Qui naviguions sur mer.

Là le vent nous tenait bon, La mer était contraire.

Le vent nous a jetés

Sur les côtes d'Angleterre.

Proche d'un moulin à vent, Moulin qui moulait l'orge.

La servante du meunier M'a fait la révérence.

Et moi bien étonné,

D'où vient la connaissance.

Ne te souviens-tu pas Que nous étions' ensemble?

(bis)

(pis)

(bis)

(bis)

(bis)

(bis)

(bis)

Je Tai menée au marché (pis)

Pour lui choisir des bagues.

Elle a bien su garder (bis)

La foi du mariage.

Si ton cœur et le mien (bis)

Étaient dans la balance,

Si ton cœur emporte le mien, (bis) Nous coucherons ensemble,

Dans un biau lit carré (bis)

Garni de roses blanches.

Et aux quat' coins du lit (bis)

Qjiatre belles pommes d'orange.

Et au milieu du lit (bis)

Le rossignol y chante.

Chante, beau rossignol, (bis)

Chante la réjouissance

De ces beaux jeunes gens (bis)

Qpi vont coucher ensemble,

Lon la.

Qui vont coucher ensemble.

(Uatignon.)

Cf. Bttjeaud, t. II, p. 330, EnfanU dt la vilU de Naniet (Saiaionge, Bas-Poitou, Aanis).

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