‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 58 sur 99 · III. — LA FILLE PRESSÉE · texte numérisé non relu

III. — LA FILLE PRESSÉE

Il est pourtant temps, Pourtant temps, ma mère, 11 est pourtant temps de me marier.

— Ma fille, nous n'avons point d'argent. Qfis)

— Ma mère, il y a du firoment :

Que ne le vend-on ?

Q.ue ne me marie-t-on ?

Il est pourtant temps, etc.

— Ma fille, nous n'avons point d'habit. (Wj)

— Ma mère, nous avons du lin gris :

due nelefile-t-on?

Que ne me marie-t-on?

il est pourtant temps» etc.

— Ma fille, nous n'avons point d'maison. Qds)

— Ma mère, il y a des maçons :

Que ne les demande-t-on?

Que ne me marie-t-on ?

Il est pourtant temps, etc.

— Ma fille, nous n'avons point de vin. Qns)

— Ma mère nous avons du raisip ;

Qiie n'en fait-on?

Que ne me marie-t-on ?

Il est pourtant temps, etc.

— Ma fille, nous n'avons point d'amant, (hisy

— Ma mère, il y a le gros Jean :

Que ne me le donne-t-on ?

Qjie ne me marie-t-on ?

n est pourtant temps, Pourtant temps, ma mère.

Il est pourtant temps de me marier.

(Dinan, Matignon, etcJ) Cf. Bujeaud, t. I, p. 99, Marie-nu donc, chanson angonmoîse.

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