‹ Littérature orale de la Haute-BretagneChapitre 6 sur 99 · B. — CONTES DE FÉERIES QUI NE SE TASSENT TAS DANS UN LIEU DÉTERMINÉ · texte numérisé non relu

B. — CONTES DE FÉERIES QUI NE SE TASSENT TAS DANS UN LIEU DÉTERMINÉ

CÔTÉ des contes dont les narrateurs placent la scène dans un endroit déterminé de la Haute-Bretagne, il y a un grand nombre de récits de féeries et d'aventures merveilleuses qui se passent dans un lieu indéterminé, et dont souvent les héros sont anonymes. Ces contes sont de ceux dont le thème originel, modifié par le génie des narrateurs de «haque pays, se retrouve un peu partout, non seulement en France et chez les peuples qui parlent les langues novo-latines ou les dialectes celtiques, mais encore dans les pays où Ton se sert des idiomes germaniques, chez les Slaves, dans Tlnde, parfois même chez des peuples qui ne sont pas de race aryenne.

Quelle que soit l'origine de ces récits, qu'ils soient anciens dans le pays où on les raconte, oti qu'ils y aient été importés récemment, ils sont intéressants à recueillir, ne serait-ce que pour montrer les innombrables transformations que chaque race et parfois chaque groupe provincial a fait subir à ces mythes qui semblent communs k l'humanité tout entière.

s I. — CONTES QUI PRÉSENTENT DES ANALOGIES AVEC CEUX DE PERRAULT.

[armi les contes populaires dans le pays gallot, il en est plusieurs qui présentent, soit dans l'ensemble et la marche du récit, soit dans les épisodes, des analogies avec les contes de Perrault, sans qu'on puisse dire avec certitude si elles sont dues à. des transformations faites par des conteurs ayant connu les récits de Perrault ou si la ressemblance provient de contes plus anciens. Dans les récits que j'ai recueillis, je n'ai point de m3rthes analogues à la Belle au Bois Dormant^ avec laquelle la fille endormie des Bas etichantésy n* xxi, et les princesses endormies du Capitaine Pierre, n" vi, présentent pourtant des ressemblances, au Chat -Botté ^ à Riquet d la Houpe et aux Fèes^ Mais je retrouve dans mes contes des épisodes similaires à ceux, qui se trouvent dans tous les autres contes de fées du recueil de Perrault- En voici quelques-uns ci-après; j'ai analj'sé ceux que j'ai précédemment publiés, et parmi les contes enfantins, U Rat et la Ratesse^ qu'on trouvera plus loin, se termine par un. épisode qui n'est autre qu'une version du Petit Chapero» Rouge. Voici un petit conte qui ressemble à la fin de la Barbe-Bleue; mais il n'y a aucune trace des chambres interdites qui figurent dans le récit de Perrault.

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