FORMULETTES
On dit aux en£uits, en touchant avec le doigt chacun des points que Ton désigne :
Mes deux croisées.
On met ses deux doigts sur ses yeux.
Ma dégoutière.
On met ses deux doigts dans ses narines.
Mon four.
On met son poing dans sa bouche.
Via par où j 'pète!
On se donne un coup sur la fesse. (£.) (i).
Cf. MilusiiUf col. 264.
Q.uand on donne une friandise à un en&nt» on prend délicatement le bonbon entre le pouce et Tindex de la. main droite, et on touche le front en disant :
Voilà rbon Dieu.
Puis le menton :
Voilà ses pieds.
(i) E. yeut dire Ercé près LiflBré, D. Diium, M. MAtignon^ S.-C. S«int-C«8t.
En touchant le nez :
Voilà Christophe.
L*enfant ouvre la bouche :
Qui fourre dans son cofire. (D.)
Cf. MélusirUj col. 318.
On dit aux tout petits enfants dont on touche avec la main les différentes parties de la figure, en commençant par le menton et en finissant par le front :
a) Menton fourchu, Bouche d'argent, Nez cancan, Joue rôtie, Joue bouillie, Petit œil.
Grand œil.
Petit souci (sourcil), Grand souci.
Toc, toc, toc, La mailloche. (D.)
h) Voilà le bon Dieu, voilà ses pieds, Voilà Marion qui joue du violon (D.)
On prend les enfants par le menton, et on leur dit :
Par la barbe, Ruben, Je te tiens.
— Si tu m*y tiens, Je t*y tiens.
— Le premier qui rira Sur la barbe il aura. (D.)
Jeu de : Berlin, peste :
fl) Pirette, Pirette.
Cent écus (bis) dans la ménette. (D.)
Jt) Berlin, berlin peste ; Madame est au feu Qui cuit des petits œufs ; Le petit chat qu'en veut, Qui dit, qui dit Miaô I (D.)
^) Berlin, berlin, peste.
Combien l'aiguillette?
— Qnq sous la demie ;
Petit bonhomme (bis), t'es pris. (D.)
d) Pirette, Pirette,
Cent écus :
Ma vache est vendue. (D.)
Turlututu, chapeau pointu :
As-tu vu Brucaille, Qpi fricassait des œufs pourris Dans son chapeau de paille? (D.)
Oa met les enfants sur ses genoux en leur disant de venir scier du blé ; on les prend par les deux mains qu'on soulève en l'air, puis qu'on laisse retomber eu disant t
Scions d'en haut !
Scions d'en bas ! (D.)
En chatouillant l'enfant, on dit :
La bibite, la bibite; et quand on arrive au cou, on dit ':
Couic !
en fourrant les doigts dans son cou. (D.)
Quand les enfants pissent au lit, on leur]chante t
Pissenlit à la bataille ; On lui fera uii lit de paille, Et la verge au pied du lit Pour fouetter le pissenlit. (D.y
Montez Téchelette ;
Montez-la bien.
La petite souris a-t-elle passé par là ?
— Ah I elle est descendue. (D.)
ITi
Sabre de bois, Pistolet de paille :
Si je me mets en colère, Je te bâterai. (D.)
On apprend cela aux petits enfants en leur faisant fermer le poing.
On prend la main de Tenfant en lui touchant chaque doigt Tun après Tautre, et en disant :
Poucette, Beurrette, Maître doigt, Capitaine Et petit doigt.
Et on secoue le petit doigt en répétant vite : « Petit doigt, petit doigt. » (D.)
En allant au bois, J'ai perdu mon soulier.
Mon sabot :
Tourne, larigot. (D.)
On se tient par les bras, et à la fin on tourne brusque ment.
Même mouvement pour la suivante :
La violette en double.
Double, double, double.
Tourne-toi, vire-toi, Ton sabot est derrière toi. (D.)
Sassons berlutons,
La farine, la farine,
Sassons berlutons,
La farine au p'tit poupon.
Et on secoue le petit poupon qu'on a assis sur ses genoux. (D.)
En faisant remuer ses mains devant l'enfant, on chante :
Ménette à papa, Ménette à maman, ' Ménette à l'enfant.
Ah ! la belle ménette à Tenfant, Ah ! la belle ménette ! (D.)
On tient Vcnfamt sur ses genoux, et lui touchant successivement le pied d'une jambe, puis la jambe, et ensuite l'autre pied et l'autre jambe, on lui chante :
Voilà mon pied ;
Voilà ma jambe. Voilà le pied de mon autre jambe, Voilà la jambe de mon pied. (D.)
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