LA LÉGENDE DU MAÇON
|.L n*est point permis de travailler le di" manche, le septième jour de la semaine consa.cré au repos ; à plus forte raison est-il défendu de s'occuper d'aucun travail le jour de Pâqqes, l'anniversaire du jour même;, où ressuscita Notre-Seigneur. Aussi le bon Dieu la-t-il puni sévèrement bien des fois des personnes, qui avaient enfreint son. commandement en travaillait le jour de Pâques.
Un maçon de Warloy — dont je ne me rappelle plus le nom — avait à finir de creuser un puits dans un village voisin, à Baizieux. Bien que l'on fut le jour de Pâques et qu'on eût essayé de l'en dissuader par toutes sortes de raisons^ il persista à vouloir, travailler pour achever. SQU puits. Il n'était pas plus tôt descendu au fond dtt trou, qu'il se sentit enfoncer dans la vase; il appela au secours ; on chercha les moyens de le sauver, mais tout fut inutile ; on ne put le retirer de la vase et il mourut aussitôt que le curé, appelé.
lui eut donné Tabsolution du péché qu'il avait commis en s'occupant le jour de Pâques.
Pour avoir lui. aussi travaillé le même jour, un: autre maçon, vit le puits qu'il creusait se refermer aunlessus de sa tête ; il pria et protnit de se reposer à l'avenir aux jours marqués par Dieu si celui-ci lui laissait la. vie. Deux jours après» on le retrouva vivant au. fond du puits.
(Cônti M. iSySf par M. AvMie Dârar*, de Warloy [Somm}).