‹ Littérature orale de la PicardieChapitre 46 sur 67 · X6 LITTÉRATURE ORALE · texte numérisé non relu

X6 LITTÉRATURE ORALE

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toutes les poules et de s'enfuir eu emporcuit les plus belles.

Comme la veille, Coquelet ne se souciait ^as d*être pris pour l'auteur de tout ce massacre;* aussi quitta-t-il l'auberge un peu avant le jour, emportant toujours la rivière avec lui. Il était temps, car les gens de l'auberge commençaient à se lever et Coquelet eût été reconnu quelques minutes plus tard.

Sautant, sautillant. Coquelet reprit la route de Paris.

La dernière nuit avant son arrivée à Paris, notre coq arriva à une chaumière et y demanda l'hospitalité. Là encore on ne voulut point lui donner de lit, et c'est à peine si on lui permit de coucher sous la chaise.

— « On me le payerai » s'était dit Coquelet.

Vers le milieu de la nuit, la rivière dit à

Coquelet :

— a A rester ainsi immobile, je me fatigue bien plus qu'à courir dans la campagne, et puis je manque d'espace. Que me conseilles-tu?

— Étends-toi par la maison.

— Mais je te nbierai !

— Ne crains rien pour moi ; je vais me mettre

ssr le seuil de la porte, tu sortiras de mon ventre et tu t'épandras à loisir. »

. Coquelet ouvrit la porte doucement, se plaça $10: le seuil et laissa sortir la rivière, qui inonda la chaumière et se répandit au loin dans la campagne.

Coquelet arriva à Paris, y vendit sa perle au nrarchand moyennant beaucoup d'argent et de sacs de blé et de sarrasin, et revint vivre heureux avec sa femme et ses enfants.

(Coûté en mars i8y8, par Ftmand Vasseur, iUve du pensionnai Breuval, â Mailly-de-hi-Somnu).

Cf. Moitié de Coq, conte du pays messin, publié par M. René Paquet (Nèrëe Qjiépat) dans la Mélusine^ col. 181 et suiv., et lot notes qui suWeat ce conte.

Voir également un conte d'A. de Lamothe, publié dans VAUmanach du Pèlerin pour 1882.

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