LA FILLE QUI TUA SON ENFAKI
C'est en cueillant la violette, C'est en cueillant la violette, Qu'elle a perdu ses amourettes.
Le fils du roi vint à passer (bis)y
— Où est-elle cette prisonnière ?
L'on dit partout qu'elle est si belle.
— Viendrez demain, nous la verrons (Wf),- Nous la verrons sur un échelle,
Qjie le bourreau sera derrière.
Montée jusqu'au troisième chevron (Ins), Elle s'y retourne de derrière elle ; Elle aperçoit sa pauvre mère :
— Ma mère, çà nVous fait-y point d'peine (bis). D'avoir élevé une fille si grande,
Devant vos yeux, de la voir pendre ?
— Ma fille, nous avons de l'argent (bis), Nous en donnerons à la justice,
Ce sera pour te sauver la vie.
— Ma mère, d'argent il n'en faut pas (bis)y Car toute fille qui a fait la folie,
H est bien juste qu'elle soit punie.
Ma mère, j'ai t'encore une sœur (bis), Ah I de grâce, prenez-y bien garde, Car les gendarmes en veulent à elle !
Allez vous-en dans ce grand bois (bis).
Dessous cette épine fleurie.
Vous entendrez l'enfant crier.
(Chanté ett s^tembre 1882, par Madame E. Camoy, dgét de quarante<t-un ans, i Warloy-BailUm [SommeJ^t
jé6 LITTÉRATURE ORALE
l'aNE MARTIN
La p'tite Marianne va au moulin (bis),
C'est pour y faire moudre son grain (bis).
Elle monta sur son âne.
La p*tite mara*zelle Marianne,
Elle monta sur son âne Martin
Pour aller au moulin .
Le meunier la voyant venir (bis) y De dire ne put se retenir (bis) :
Attachez-là votre âne, Là p'tite mam*zelle Marianne.
Attachez-là votre âne Martin A la queue du moulin.
Pendant que le moulin tournait (bis).
Le meunier la belle caressait (bis).
Le loup & mangé Tâne,
La p'tite mam'zelle Marianne,
Le loup a mangé Tâne Martin
A la queue du motdin.
Son père la voyant revenir (bis), De dire ne put se retenir (bis) :
Ce n'est pas là notre âne, La p'tite mam'zelle Marianne, Ce n'est pas là notre âne Martin Q}ii allait au moulin.
Notre âne avait les quatre pieds Jïlancs (bis) y
Les deux oreilles en rabattant (Hs),
Le bout de sa queue noire,
A boire, à boire, à boire I
Le bout de sa queue noire, Martin,
A boire jusqu'à demain.
(Chattti par Madame E. Camoy, ma mire, en 188a).
Cf. UAne changé au Moulin, donnée par-M.E. Rolland» dans le tome IV de la Faune pcptthire de la France, d*après Richard, et une variante, p. 2$$ du même ouvrage, reproduite d*ftprè8 Dumersan, Chansons et Bondes enfantines, Paris, 1846; Patil Sébîllot, L'Ane ckaingi, chapson du paya gallot, dans sa lÂitiraHtre orak de la JSaute-^retagne, p. zji; Tarbé, Bomancero de Champagne, t. II, p. 2$$ ;. Bnjeaud, Chansons, de f Ouest, t. I, p. 107 ; Puymaigre, Chansons pepulaires du Pays messin, p. 349 ;. Cinac-Moncaut, Littérature populaire de la Gascogne, p. 321; Mémoires de la Soeidti de Cambrai, t. XXVIII, p. 320; Moriz Haupt, Fran^Osische Volisliederj 1877, p. 76; Poésies populaires de la France, ms. n^ 3343 delà Bibliothèque nationale, fol. 4;7, etc.