‹ --Littérature--Chapitre 2 sur 65 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

« Richelieu avait devinée dès la première en- « trevue, et dont il avait dit qu il en voulait « faire quelque chose de grand (Voyez t. V de « cette série, p. 151).» Je parlais ainsi en 1842. Personne ne se présentant pour remplir cette humble tâche ^ j'ai mis moi-même la main à r œuvre, et j'ai voulu du moins faire connaître Jacqueline Pascal. Deux fragments de ce petit travail ont été insérés il y a un an dans la Revue des Deux Mondes (janvier 1844), et dans la Bibliothèque de V École des Chartes (t. V, 4* livraison). ^

Ce n'est ici qu'un recueil d'écrits et de lettres mises ensemble sans autre ordre que celui des dates, et accompagnées de fort peu de réflexions. Jacqueline y paraît toute seule. Je me borne à l'introduire sur la scène au milieu de son siècle et de ses grandes contemporaines; elle agit et elle parle elle-même ; elle expose elle-même ses sentiments et ses pensées d'un si sombre mais si noble caractère ; et c'est à peine si à la fin de cette courte tragédie je reprends un moment la parole, en quelque sorte sur le tombeau de l'héroïne, pour lui adresser un dernier adieu.

ÂYANT-PROPOS. Vn

et exprimer en qtieiques mots le jugement d'un homme du xix* siècle sur la manière dont on entendait la vie humaine à Port-Royal.

Cet écrit doit être considéré comme un appendice du livre des Pensées de Pascal. Si le frère intéresse par la grandeur de F esprit et de l'âme, au milieu d'erreurs si contraires au génie de notre temps, je me flatte qu un peu de cet intérêt se répandra sur la sœur : la biographie de Tune éclaire et achève la biographie de Fautre. .

Le lecteur reconnaîtra aisément que j'ai consulté bien des manuscrits , et recherché avec soin les moindres vestiges qui subsistent de Jacqueline. J'ai marqué scrupuleusement les sources auxquelles j'ai puisé. Si, malgré toute * mon attention, il m' était échappé quelque pièce, égarée parmi les innombrables publications jansénistes ou cachée dans des manuscrits inconnus, je serai reconnaissant à qui voudra bien me la signaler.

Octobre 1844.

Page 1