‹ --Littérature--Chapitre 44 sur 65 · GLOIRE A J&US, AD SAINT SACREMENT DE L*ADTEL · texte numérisé non relu

GLOIRE A J&US, AD SAINT SACREMENT DE L*ADTEL

Invisible soutien de Tesprit languissant,

Secret consolateur de Vâme qui t'honore,

Espoir de Taffligé, juge de l'innocent.

Dieu caché sous ce voile où l'univers " t'adore ,

Jésus, de ton autel jette les yeux sur moi;

Fais-en sortir ce feu qui change tout en soi ; "*

Qu'il vienne heureusement s'allumer dans mon âme ,

Afin que cet esprit qui forma l'univers,

Montre, en rejaillissant de mon cœur dans mes vers ,

Qu'il donne encore aux siens une langue de flamme I

Au fond de ce désert, en ne vivant qu'en toi , Je goûte un saint repos exempt d'inquiétude.

Tes merveilles, Seigneur, pénétrant jusqu'à moi, Ont agréablement troublé ma solitude :

J'apprends que par un coup de ta divine main , Trompant l'art et l'espoir de tout esprit humain % Un miracle nouveau signale ta * puissance.

Ce prodige * étonnant, dans un divin transport ,

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* L'imprimé et la copie récente : l'Église,

* Ce vers manque dans la copie récente et dans l'imprimé.

* L'imprimé : «a p.

' L'imprimé : miracle.

aOO JACQUELINE PASCAL.

Me presse de parler par un si saint efTorl

Qiio je ne pois sans crime ôlre encore en silence.

Ce climat, si fertile en diverses beautés,

Bien qu'il n'ait d'ornemens que ceux de la nature ,

Qui, sans l'aide de l'art, fait voir de tous côtés

Ops grandeurs de son Dieu la naïve peinture ;

L'Auvergne, en sa Limagne, étant loin de ces monis

Où (le sombres rochers, sans fruit ni sans moissons.

Ne font voir en tout lieu qu'un affreux précipice.

Renferme un petit mont si ferlilç et si beau ,

Kl si favorisé du céleste flambeau ,

Qu'on le nomme Clnirmont pour lui faire justice.

Une ville en ce lieu, féconde en babitans.

Riche en possession, et chef de la province, Dans des troubles divers s'est fiiit voir en tout temps Aussi fidèle à Dieu que fidèle h son prince ; Kt m^me lorsqu'Henry, cet invincible roy, Sembloit avec raison, par l'erreur de sa foy , Soulever contre lui tout le peuple fidèle , Cette heureuse cité fit voir dans le hasard Qu'elle rendoit justice à Dieu comme à César, En conservant sa fov sans devenir rebelle.

Dieu, par sa providence, ayant choisi ce lieu , En tira Te sujet d'un prodige visible.

Montrant que quand il veut il sait agir en Dieu, Et tirer un grand bien du mal le plus horrible. Une enfant de sept ans, fille d'un sénateur Qui depuis foit longtemps s'elTorce avec honneur De rendre en chaque cause un arrêt équitable,

Sur l'ordre de celui qui fait vivre et mourir , Fut surprise d'un mal si pénible à souffrir' Qu'elle tilt louché le cœur le plus impitoyable '.

L'œil de cette petite en imminent danger, Jetant incessamment une liqueur impure., Obligeoit ses parents à ne rien négliger Pour arrêter le cours de celte pourrit nre, Paris, où tous les arts se savent signaler , Les voit venir chez elle, ou plutôt y voler.

Pour trouver un remède à ce mal qui s'obstine. Mais n'étant pas un mal facile à secourir.

L'avis des médecins est qu'il ne peut guérir Sans appliquer le feu jusque dans la racine.

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