‹ --Littérature--Chapitre 53 sur 65 · II. Le 4 février 1650 Il n'y a rien à craindre pour · texte numérisé non relu

II. Le 4 février 1650 Il n'y a rien à craindre pour

une personne qui ne prétend rien au monde, sinon de chercher trop les satisfactions de Tesprit.

III. Le 20 février 1650. S'il avoit été nécessaire, M. Singlin n'auroit pas manqué de donner secours à sa chère sœur, qui n'a rien à craindre, tandis qu'elle craindra. Les choses dont elle se plaint ne sauroient lui faire de mal, tandis qu'elles n'entreront point dans son cceur; tout ce qu'elle a à faire, c'est de se confondre devant Dieu de ce que les choses qui la devroient faire rougir sont capables de lui donner de la complaisanco : que ce soit sa pénitence de porter cela avec humiliation, en renouvelant les gémissements de sa vie passée.

M. Singlin voudroit pouvoir servir N. en la manière qu'elle désire ; il faudroit chercher des inventions pour cela ; car, au lieu que N. S. dit que ceux qui font mal craignent la lumière de peur que leursœuvres ne soient découvertes, c'est maintenant ceux qui font bien qui sont obligés de secacher, de peur de scandaliser ceux qui appellent le mal bien et le bien mal.

IV. Le 25 février 1650. Nous eûmes hier un sermon admirable de M. Singlin. Je vous y aurois souhaité, sinon que j'aurois eu peur que cela eût irrité voire désir, et rendu votre attente plus pénible. N. S. vous veut puritier par ce retardement de ne l'avoir pas toujours désiré; car il faut long-temps avoir faim et soif de la justice pour expier le dégoût qu'on en a eu autrefois.

V. 18 mars 1650. Je vous avois fait réponse, et je crois que vous aurez eu le même sentiment que moi, et que vous n'aurez rien perdu aux lettres que vous n'aurez pas reçues: car Dieu se contente ({u'on expose son état à c<'ux qu'on

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