LETTRES DE LA MÈRE AGNÈS A JAGQUELIINË
défunte avoit à la bouche peu de temps avant que d'expirer : «c Heureux qui n-a que Dieu, qui de Dieu se contente I »
XIY. Lel4 avril 1651. Je ne suis pas fâchée que le monde tente cette personne ; il fait ce que la maison où elle désire entrer seroit obligée de faire ; car la règle ordonne d'éprouver beaucoup ceux qui se présentent, et de le faire par des rebuts et des injures, au lieu que le monde tente par des at^aits et des douceurs, parce que n'ayant rien de solide il ne peut agir dans l'âme mais dans les sens , au lieu que la grâce a le pouvoir de s'insinuer dans le fond des cœurs ; elle y établit son rogne avec une si forte suavité qu'elle surmonte les peines du dehors et n'est point ébranlée par les contradictions qu'on lui fait.
XY. Le 35 avril 1651. Vous avez eu de l'engagement vers cette personne, puisque vous avez commencé de la servir. C'est pourquoi vous devez vous mettre en peine de chercher une commodité pour faire ce qu'elle désire. Pensez-y, je vous en supplie, afin qu'on puisse la soulager si elle en a besoin. Ménagez cela comme vous pourrez: l'Ecriture dit que le juste vit de ses inventions. Il n'y a personne qui n'en ait pour les choses qu'elle affectionne; mais celles qui regardent le bien réussissent plus difficilement parce que Dieu veut qu'on exerce sa patience.
XVI. Le 20 mars 1651. J'ai tiré pour vous le mystère de la mort de JésusrChrist ^ Je vous dirai qu'il m'est échu le même mystère, ce qui m'a donné occasion de penser que celui-ci exprime tous les autres qui l'ont précédé, puisqu'ils se doivent tous terminer à cette mort adorable, qui devoit seule opérer la rédemption du monde ; de même que dans une âme tous les bons désirs, tous les bons mouvements, les bonnes actions que Dieu lui fait faire, n'ont point leur
* Voyez plus haut, p. 101.
364 JACQITKLINR PASCAL. APPENDICE N" I.
l)erfectioA et ne contribuent point à notre salut, jusqu'à ce qu'ils soient arrivés à ce point d'opérer la mort de la volonté qui s'anéantit heureusement dans celle de Dieu; après quoi la résurrection ne peut manquer de suivre, qui donne la vie immortelle à cette âme qui a renoncé au principe de la mort spirituelle qui est la propre volonté. Tâchons donc, ma chère sœur, de pratiquer la vertu de notre ministère qui est la volontaire occupation de la mort, en ne refusant point de mourir plusieurs fois le jour à nos inclinations pour honorer cette mort divine qui est le principe de notre vie.
XYII. Le 6 juin. Nous allons pratiquer pendant ce saint octave le mystère de la mort de Jésus-Christ, où elle est non-seulement représentée, mais gravée dans le fond des coeurs par le sacrement adorable de son précieux corps et sang, qui nous oblige d'autant plusà l'imiter qu'il n'est pas accompagné de l'horreur de la croix, mais de la douceur d'une viande qui nourrit et fortifie ceux qui le reçoivent dans le dessein de ne vivre plus que de sa vie, qui nous porte doucement et avec amour à mourir à nousmêmes pour reconnoître la charité de celui qui est mort pour nous.
XVllI. Le 14 juin 1651. Notre M (ère) m'écrit qu'elle mande à N. qu'il faut pâtir sans agir en ces rencontres, parce que ce n'est pas à nous autres filles à nous mêler de parler des vérités, mais seulement à nous taire, à nous humilier et à prier pour ceux qui sont obligés de défendre l'Église. Je ne sais si cette personne a besoin de cet avis; mais il est certain que la plupart de ceux qui aiment la vérité font des fautes ; et c'est pourquoi l'on applique ces paroles du psenume : Vt destnias inimieum et uitorem, à cette rencontre, parce que souvent ceux qui défendent le vérité ne le font pas par l'esprit de Dieu, non plus que cevix qui la combattent.
APPENDICE
Nous avons souvent parlé du Manuscrit de rOratoire| n*» 160 et du Recueil de Marguerite Périer, comme renfermant une foule de pièces inédites et précieuses de Pascal ou relatives à Pascal et à sa famille. Il nous a semblé qu'il était bon de donner une notice exacte de ces deux manuscrits, afîiï que les personnes qui s'intéressent, pour quelque motif que ce soit, à l'histoire de Pascal et de- Port-Royal , puissent reconnaître et trouver aisément dans ces deux recueils ce qui peut convenir à leurs études,
C'est un portefeuille in-folio divisé en un certain nombre de paquets.
Le 1®' paquet contient des lettres imprimées d'Arnauld el de Nicole.
Paq. 2 et 3. Pièces imprimées.
P. 4. Extrait d'une correspondance entre l'abbé de La Trappe, l'abbé Nicaise (de Dijon) et Tillemont sur la mort d'Arnauld et sur diverses autres choses,
P. 5. Note biographique sur Arnauld.
P. 6. Lettres de Nicole et d'Arnauld à M. Périer.
P. 7. Pièces sur les miracles de la sainte Épine.
P. 8. Lettre d'une religieuse sur l'histoire d'une autre religieuse.
P. 9. Extraits concernant Port-Royal, avec plusieurs Icllrcs de divers personnages, des pensées et des règles sur la vie religieuse.
P. 10. Extraits de lettres de la mère Agnès à la sœur sainte Euphémie. — Elles sont plus haut dans l'Appendice, n° 1.
P. 11. Fourberies de Louvâin.
P. 12. Affaire du père Saint*Ange, capucin. Nous l'avons donné, d'agrès ce manuscrit, et surtout d'après ceioi de la Bibliothèque royale, n" 176. Voyez t.. 1*% Appendice, n® 3.
P. 13. Mémoires ecclésiastiques de M. l'abbé Ferrier. * P. 14. Éclaircissement sur la doctrine deô deux premiers siècles.
P. 16. Affaire de la prétendue rétractation de Pascal, avec toutes les lettres qui s'y rapportent.
P. 16. Un certain nombre de morceaux de Pascal e! relatifs à Pascal. D'abord la lettre écrite par Pascal à s3 sœur madame Périer, sur la mort de leur père, d'où on a tiré le morceau imprimé sur la mort. Le manuscrit ajoute c^ mots : sur l'origmcU daté du il octobre 1651, de la main de Pascal, Voyez 1. 1", p. 417, Vient ensuiteb lettre à la reine de Suède en lui offrant la machine aritli' métique ; puis la relation de Marguerite Périer de ce qu'elle a entendu dire à son oncle sur les Provinciales; puWiéf t. P% p. 134.
P. 17. Diverses pièces concernant M, Pascal, V Ejtr^ de l'Histoire de la Roulette. Î2" Abrégé de l'Histoire de h prétendue rétractation. 3° Quelques détails sur \eiïf!éred
DESCRIPTION DU MANUSCRIT DE L'ORAToIRE N"" 160. 867
de MM. de Port-Royal et de Pascal, relativement à la signature du formulaire. 4® Divers éloges et épitaphes de Pascal. Tout cela est connu; mais au milieu est la fin de la préface des Pensées, laquelle n'a point été imprimée, dit notre manuscrit. Cette lin se terminait par la citation du portrait qu^ Pascal avait tracé de lui-môme sur un petit papier écrit de sa main et trouvé après sa mort : Taime la pauv-retéf etc. Ce portrait, qui nous a été conservé par madame Périer dans la vie do son frère, a été depuis inséré par Bossut dans le supplément aux Pensées de Pascal, p. 535. 5° Neuf lettres inédites attribuées à Pascal dans un premier titre, puis à M. de Saint-Cyran dans un second : ce sont les lettres de Pascal à mademoiselle de Roannez. Voyez t. I", p. 437-466.
Après toutes ces lettres, il en vient une de mademoiselle Pascal à madame Périer, sa sœur, en date du 15 septembre 1647, sur une visite que Descartes avait faite à Pascal, visite dont parle Baillet dans la vie de Descartes, seconde partie, p. 330, d'après une lettre manuscrite de Descartes à Mersenne, du 4 avril 1648. Cette lettre de M'*« Pascal est dans ce volume, p. 77.
Ce même paquet 17 renferme aussi des copies de plusieurs lettres à Pascal ou sur Pascal. 1^ Une lettre de Fermat à Pascal, datée de Telose le 29 août 1654 : Monsieur y inos coups fourrés.., elle est imprimée dans Tédilion de Bossut, t. IV, p. 435. 2° Une lettre de M. Sluze, chanoine de la cathédrale de Liège : J'avoue que f ai grande obligation à lagentilezza... Bossut, ibid,, p. 454. 3° Lettre de Leibnitz sur quelques manuscrits de Pascal touchant les sections coniques; Bossut, t. V, p. 459 : Mon-
si^ur, vous m'avez obligé sensiblement 4° Lettre de
M. le premier président Ribeyre à Pascal, de Clermont, 26 juillet 1651 : Monsieur, je vous avom Bossut,
368 JACQUiiiUNE pâsc;al. appendice m*" 2.
t. ly, p. 214. 5<> Lettre de M. de Sluze a Pascal, du 39 avril 1659 : Monsieur, bien que je devrais passer four importun,... Bossul, t. V, p. 450 : 6° Une lettre sans date, sans nom d'auteur, commençant ainsi :
(( J'ai reçu un très-grand contentement de vos lettres du 19 du mois passé, lesquelles m*ont été rendues il y a deux jours, et je me lions fort obligé à la civilité de M. Pascal, duquel si l*estime que j'en ay pouvoil être plus grande, elle seroit augmentée par tant de démonstrations que j'en ai reçues. Je vous prie donc, vous qui m'avez fait la faveur de me faire connoître une personne si savante, de lui témoigner le respect et l'estime que j'ay pour lui, et que, si je ne puis pas t orrespondre avec les effets à tant de grâces qu'il lui a plu de me faire, je ne manquerai pas au moins d'y satisfaire avec une bonne volonté que j'ai voulu vous faire connoître présentement par la réponse que je vous envoyé à ce qu'on m'a proposé. Le temps est court, mais n'espérant pas de pouvoir, la semaine prochaine, avoir la commodité de m'appliquer à de semblables spéculations, je suis contraint de vous en dire mon sentiment sur-le-champ. Il est bien vrai qu'il me déplaît que d'abord je ne sois pas du sentiment de M. Pascal touchant l'analyse spéciose de laquelle je fais plus grand cas que luy, et j'ose dire que les preuves que j'en ay sont si grandes que non-seulement elles me persuadent, mais elles m'obligent d'en faire une estime bien grande. J'avoue que le retour en est bien souvent difficile ; mais parce que, quand j'ai fait exactement l'analyse, je suis aussi sûr de la solution du problème comme si je l'eusse démontré par synthèse ; je ne me soucie pas quelquefois d'en chercher la construction la plus aisée, me persuadant ce qu'en une aulte occasion M. Pascal dit : non est par labori prœmium; mais en cela comme en toute autre chose je laisse volontiers que chacun suive son propre sentiment. Je viens au problème des tangeans dont on désire une plus grande explication. Aussitôt que vous me l'envoyâtes »
Cette longue lettre, qui a plus de six pages in-fol., se termine ainsi :
<( Le porisme des anciens, à la description des sections coniques, me semble très-joli ; mais je n'ai pas le loisir de les examiner pour
DESCRIPTION DU MANUSCîRlT DE L*ORATOIRE N" 160. 369
celte heure. Je conserverai le tout pour un roeflieur tem|>s, comme aussi de vous parler des carrés, que .ces Messieurs appellent magiques, desquels M. Pascal fait quelque mention dans sa lettre. J'y ajoute seulement que vous dites le vrai quand vous dites qu'il vous souvient que je vous ai parlé autrefois des deux moyennes , parce qu'il y a longtemps que j'ai trouvé la méthode de les trouver en une infinité de façons (j'entends par le lieu solide). Mais entre tous, ceux-là me plaisent davantage qui résoudent le problème per cif' culum et eUipsim, C'est ce que je vous prie de proposer à M. Pascal, pour savoir s'il lui est peut-être arrivé tout de môme. Je vous prie de me donner quelques nouvelles des jansénistes et molinistes, comme aussi quelque objection qu'on fait à M. Descartes ; et je voudrais savoir en quelle estime M. Hugenius, gentilhomme hollandais, est auprès de ces Messieurs. Il a imprimé plusieurs petits livres de géométrie, et il a demeuré quelque temps à Paris. »
Je ne trouvé point cette lettre parmi celles de Sluze dans Tédition de Bossut. 11 est possible qu'elle soit de lui, venant après une lettre qui lui appartient certainement. Peut-être aussi est-elle de Fermât, et adressée à Carcavi, qui avait été collègue do Fermât au parlement de Toulouse. Je le conjecturerais d'après ces mots : il vous soummt que je vous ai parlé autrefois, etc. ; et puis, celui qui écrit est évidemment en province. Cependant elle n'est pas dans les lettres françaises de Fermât à Roberval, Carcavi, Mersenne, etc., Paris, Opéra maihematica D. Pétri Fermaf, etc., in-fol. Tolosœ, 1679. En tout cas il serait bon de publier intégralement cette lettre.
7" Un morceau intitulé : Pour M. Pascal. Le manuscrit de la Mazarine, dont il sera parlé tout à l'heure, le donne, p. 72, sous ce titre : Pour tnon frère.
« Il y a quelque temps que nous fîmes voira M. Arnauld la solution que M. de Comiers avait donnée à tous vds problèmes. Il la comprit fort bien et la réduisit en chiffres pour les premiers problèmes qui se trouvèrent conformc^s à vos solutions. Il n'eut pas II. 51.
le loisir d'en chercher la démonstration ; mais il en parla à nn jenne homme qui demeure dans la môme maison que M. de Roannez, qui a beaucoup d'ouverture pour la géométrie. Je ne sais si vous l'avez connu : il s'appelle M. le marquis de Sainte-Mesme. M. Arnauld lui proposa donc en l'air cette solution générale de If . de Comiers sans faire de figure ; et il lui envoya le lendemam cette démonstration qui est générale» et qui est la même que celle que vous nous avez envoyée. M. Arnauld la trouva trèsbelle. (Le Mss. de la Maz. s'arrête ici.) Nous lui dismes un jour ce que nous savions de la vôtre ; mais nous ne l'avions pas sur. nous, et nous n'eusmes pas le temps de l'aller quérir... (suit cette démonstration.) M. de Comiers ne nous a point encore rendu réponse sur ce que nous l'avions prié par M. Toinard de réduire en nombre les solutions des propositions au particulier. »
Mentionnons encore dans le paquet 17 une lettre du P. Pouget, prêtre de l'Oratoire, du '25 mars 1704, où il déclare qu'il vient d'être chargé par l'évêque de Montpellier, Colbert, de composer pour son diocèse un catéchisme. Voilà donc le véritable auteur du fameux catéchisme de Montpellier.
Le paquet 18 contient deux cahiers. Le premier est la lettre de M. de Saint- Amour, de Rome, 26 mai 1653, sur sa mission : cette lettre doit avoir été imprimée. Le second cahier se compose de deux lettres inédites très-intéressantes écrites au beau-frère de Pascal, M. Périer, conseiller à la Cour des aides de Clermont, toutes deux datées Paris et de Tannée 1657. Elles renferment de curieux détails sur les persécutions que subissaient le$ Provmeiaks. Malheureusement ces deux lettres ne sont pas signées. Elles ne peuvent être de madame Périer, qui était alors à Clermont avec son mari , et dont il est question dans une de ces deux lettres. Seraient-elles d'Etienne Périer ou de Domat? Je ne les .ai vues nulle part imprimées. Voici une bonne partie de la première, du 2 janvier 1657 :
<c Vous perdez quelque chose de ce que je suis accablé d'occupations ; car je ne puis vous écrire si souvent ni si au long que
nous le souhaiterions tous deux, etc Je satisfais ici en courant
à trois de vos lettres. Je crois vous avoir mandé qu'il n'y a point d'ordre du conseil portant défense d'imprimer, mais bien ordonnance du lieutenant civil trompettée et affichée. Nous nous en mocquons assez, aussi bien qu'on peut faire chez vous; mais< cependant nous risquerions ouvertement imprimeurs et libraires qui ont peur et nous pour eux. Je crois avoir mandé aussi que vous donniez les suites d'extraits; il le faut faire au plus tôt; et pourtant il est l>on de les accompagner du second avit ou quatre pièces des curés. Je vous enverrai de tout abondamment par le messager de lundi; je pensois l'avoir déjà fait; mais je vous proteste que j'ai tant de choses à la teste que ma mémoire oublie d'en faire passer quelques-unes jusqu'aux mains... Il y a une sanglante relation dans le procès-verbal du clergé contre la doctrine de Jansénius auquel ces Messieurs attribuent les propositions condamnées, qu'il n'a pas entendu saint Augustin, etc., avec lettre au roi, à la reine, à Son Éminenoe et à tous, les évéques pour faire signer cet arrêt si étrange. Cela sera indubitablement suivi de persécution grande. »
Deuxième lettre, au même, de Paris, 24 avril 1667.
«... On a envoyé ici de Louvain un extrait de la réception et publication de la bulle qu'on appelle Àlexandrine dans cette Université, dont tous les membres étant assemblés, la Faculté de Théologie par la bouche de son doyen a déclaré ce qui suit....... Les
mômes lettres des Pays-Bas portent en propres termes que cette même déclaration de la bulle Alexandrine fait fort peu d'effet par deçà, et vraiment ne cause qu'un mépris de constitutions apostoliques. L'effet principal de deçà à Paris est tout de môme. Il y a eu des emportés qui ont fait rage en cette publication. L'oratoire de SainMIonoré est la seule communauté qui a publié cette bulle par leur prédicateur de leur robe, ce qui ne s'est pas fait sans ordre des supérieurs politiques, comme dit d'eux la nouvelle chanson qui court là-dessus^ qu'étant si proche du Louvre il faut en suivre le train. Un certain abbé Lenormand s'est aussi signalé par cette publication qu'il avoit remise à dimanche] dernier,lavant-hier. Il est trésorier et curé de Saint-Jacques-de-L'Hôpital en cette ville. Il fit des réflexions sur les principaux endroits de la bulle ; et étant
aux derniers mots qui parlent d'implorer le secours du bras séculier : « Messieurtt je n'entendt pas snUement les puissances; je n'entends pas mon bras, tnais celui de M. Jean Guillaume (c'est le bourreau) à qui il faut les livrer. Et on- m'a assuré qu'il avoit dit : Ces diables de jansénistes; mais j'en doute. Pour ce qui est de la dé<:laration sanglante préparée par M. le chancelier contre les jansénistes, qui devoit ôlre envoyée au Parlement avec la bulle, elle (*sl ét^houée, et a ùlé jclée ab feu par un de ceux qui en avoient le |xmv<iii'. Les jésuiles se sont réduits ensuite à faire envoyer la bulle au Parlement avec une simple lettre de cachet à l'ordinaire. Mais cela est encore cassé, et on nous assure qu'ils en sont réduits à un arrest du conseil, qui est la marque d'une pauvre cause en oe temps. La justice et la fermeté qui paroU encore dans le Parlement leur est fort opposée et fort redoutable. Il n'y a nulle apparence que. la bulle ni aucune déclaration y passe, et on doit seulement souhaiter que les autres Parlements se règlent sur celui-cy. Un conseiller des plus considérés a dit depuis peu à un ami que pour eux ils n'étoient pas juges des points de foi et de doctrine, mais que pour des points de fait, surtout s'agissant de faire perdre l'honneur ou le bien des particuliers, ils en pouvoient fort bien connoître, et que pour voir si les propositions étoient dans Jansénius ils feroient fort bien apporter la bulle et le livre de Jansénius sur le bureau... »
P. 19. Deux cahiers. La pièce qu'ils contiennent est imprimée : c'est l'image de la vertu de la mère Agnès.
Enfin le p. 20 est une lettre do 1720, écrite «^ monseigneur Tarchevôque d'Arles sur son mandement au sujet lies calamités publiques.
APPENDICE