‹ Littoral français de la Méditerranée et pièces justificativesChapitre 25 sur 33 · DÉPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE

EXTRAIT

DU REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS DU CONSEIL GÉNÉRAL

Session de 1878.

Séance du 24 août 1878.

PORT SAINT-L0OIS-DO-RH0NE

NAVIGATION ET CHEMIN DE FER DE SAINT-LOUIS A ARLES

M. CHEUZEVILLE, rapporteur.

Messieurs,

. Vos collègues, MM. Boysset, Schneider, Campionnet, Logerotte, Boullay et Henry Druart, ont déposé la proposition suivante :

« Considérant que le port Saint-Louis-du-Rhône est appelé par sa situation à rendre d'importants services à la France, à sa marine, à son agriculture, à son industrie, à son commerce';

« Considérant que le mouvement considérable auquel paraît destiné ce port de mer n'a pu se développer complélemenl jusqu'ici, faute de moyens su fusants de communication avec l'intérieur, soit par le grand fleuve du Rhône auquel il confine, soit par l'établissement des voies ferrées qui s'y relient ;

« Considérant que le département de Saône-et-Loire, comme tous les départements riverains du Rhône, est directement intéressé à rétablissement de3 communications dont il vient d'être parlé ;

« Par ces motifs,

« Les soussignés proposent au Conseil général d'émettre le double vœu suivant :

a 1° Prompte amélioration du Rhône, notamment dans sa partie maritime de Saint- Louis à Arles;

« 2° Prompt achèvement du chemin de fer de Saint-Louis à Arles, concédé à la Compagnie de la Méditerranée (1).

<( Signé : Boysset, Schneider, Campionnet, Boullay, Logerotte, H. Druart. »

(1) Il y a ici une erreur du reste sans importance.

Ce n'est point à la Compagnie de la Méditerranée qu'a été concédée, à titre de ligne d'intérêt général, le chemin de fer de Saint-Louis à Arles, mais à la Société de Saint- Louis-du-Rhône»

Dans tous les cas, cette erreur est heureuse en ce sens qu'elle prouve avec évidente que le Conseil général de Saône-et-Loire n'a cédé à aucune préoccupation personnelle, à aucune considération privée, mais n'a été guidé, dans le vœu si remarquable qu'il a émis, que par des motifs exclusivement d'intérêt public.

D'un autre côté, M. le Préfet nous a communiqué une série de documents adressés parla Société anonyme du port Saint-Louis.

Messieurs, l'extrême importance de cette question ne saurait être contestée; elle intéresse non-seulement le département de Saône-et-Loire et les autres départements riverains du Rhône, de la Saône et des canaux qui se relient à ces deux grands cours d'eau, mais la France entière.

Les ports de mer sont, en effet, les instruments les plus puissants de la richesse des nations; mais au^un port de mer ne saurait exister et se développer sans moyens de communication.

C'est précisément le cas dans lequel se trouve le port Saint-Louis-du-Rhône.

Ce port, qui est aujourd'hui à peu près terminé, a coûté à l'État 26 millions; il est appelé à rendre des services immenses à la France, à sa marine, à son agriculture, à son industrie, à son commerce; mais il ne peut être utilisé d'une manière fructueuse qu'à la condition de posséder les deux organes qui lui manquent aujourd'hui, et qui sont indispensables à sa vie et à son développement : un bon service de navigation et un chemin de Uv.

En conséquence, Messieurs, votre Commission des travaux publics et des chemins vicinaux a l'honneur de vous prier de vouloir bien vous associer à la proposition de vos collègues, et d'émettre avec la plus grande insistance un double vœu en faveur :

1° De la prompte amélioration du Rhône, notamment dans sa partie maritime entre Saint-Louis et Arles ;

2° Du prompt achèvement du chemin de fer concédé de Saint-Louis à Arles, et de solliciter le concours de l'État pour aider et activer par tous les moyens possibles l'exécution de ces travaux.

Ces conclusions sont mises aux voix et adoptées.

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