‹ Livre d'or des Franco-américains de Worcester, Massachusetts [microforme]Chapitre 106 sur 159 · NOS ENTREPRISES · texte numérisé non relu

NOS ENTREPRISES

Les frères Olivier. (Henri, Joseph-J., Jean-Bte.,) avaient ouvert vers 1866 un magasin de harnais, dans la rue Main, en face de la rue Chatham, qui alors débouchait sur ce qu'on appelait ‘‘Nobility Hill’’, où étaient situées les plus somptueuses résidences <e la ville. Cette partie de la rue Main, était alors flanquée d'un mur en pierres, comme cette partie de notre rue principaie où est situé le palais de Justice.

Le Dr. Napoléon Jacques et Antoine Moussette, ouvraient au No. 172 rue Front, la première pharmacie franco-américaine en septembre 1872.

M. John J.-B. Primeau associé avec les docteurs E D. 8t- Cyr et F. X. Barolet, ouvrait une pharmacie au No. 68, rue Front, en novembre 1874; plus tard J. R. Jannery en devint le propriétaire.

M. Alfred G. Lalime qui, à partir de 1868 était connu dans toute la Nouvelle-Angleterre et même dans l'Ouest, partout où existaient des sociétés canadiennes avait construit en 1878, un bâtiment (Skating Rink), de 450 sur 225 pieds où il fit naître le sport des patins à roulette. Il se lança plus tard dans le commerce et la fabrication de drapeaux, bannières, insignes, etc., sous la raison sociale de Syndicat Canadien-Français; c'était un organisateur émérite qui faisait un succès de toutes les fêtes qu'il était chargé de préparer; il mourut au mois d'avril 1909.

En 1886, MM. H. Louis Rocheleau, Oharles Lalime, Horace Phaneuf de Nashua, et L. Philippe Petit de Manchester, N. H, s'associaient et fondaient la première maison de vêtements pour hommes sous le nom de ‘‘Globe Clothing House". Le magasin était au No. 40 rue Front; quelques années plus tard M. Rocheleau en devenait le seul propriétaire. Il avait aussi fondé de grands magasins à Woonsocket et Fall River. Ces trois magasins sont encore aujourd'hui sous la direction de son fils, M. H. Oscar Rocheleau, qui a hérité de la belle clientèle que son père s'était faite dans le commerce de vêtements en gros dans toute la Nouvelle-Angleterre, et dans les grandes villes de l'Ouest jusqu'à Chicago.

M. Rocheleau père, était né à St-Grégoire d'Iberville en juin 1847. Il fit ses études jusqu'à l'âge de seize ans au Collège de Marieville; sa famille étant venue aux Etats-Unis il travailla dans des manufactures à Webster, Southbridge et Danielson, puis il entra dans un magasin et en 1869 il passa au service de la maison Ware-Pratt, de notre ville. En 1880, il entrait comme commis-voyageur au service de la maison Rhodes, Ripley et Cie. de Boston, et devenait plus tard un des membres de cette compagnie si florissante et si bien connue. O’était un homme d'une politesse et d'une délicatesse exquises. Parlant l'anglais sans le moindre accent étranger on l'aurait pris pour un Américain de vieille souche, mais il se gloriflait du titre de Canadien-Français et plus d'une fois il eut l'occasion de répondre aux attaques portées contre ses compatriotes par ceux qui ignoraient sa nationalité. M. Rocheleau avait épousé Phœbé Tougas qui est morte en mars 1897. Ses enfants sont: M. Henri Oscar, Lumina, épouse du Dr. L. D. Jacques, Rose, épouse de M. Alfred Parrott, instituteur à New-York, Albanie, épouse de l'avocat Edouard A. Brodeur et Miles Corinne et Elise Rocheleau.

Feu M. Prosper Perreault, maître-fondeur, avait été pendant près de cinquante ans en affaires employant de 50 à 75 hommes dans sa fonderie, rue Hermon. Après sa mort, la

santé chancelante de son fils aîné forçga ce dernier à se déposséder de cette industrie qui cependant continue les affaires sous le nom de Pero Foundry Company.

Né à Chambly en 1837, M. Prosper Perreault appartenait à une famille remarquable d'industriels, cinq de ses frères étant, comme lui, maîtres-fondeurs, savoir: John Perreault, d’Indian Orchard; J. et David Perreault, de Fitchburg; Thomas Perreault, d'Athol, et Napoléon Perreault, de Cambridge.

C'était l'un des Canadiens de son temps que la fortune avait le plus favorisés. Cœur charitable et libéral, il faisait le bien discrètement, sans ostentation.

Félix J. Charbonneau, chapelier, achetait en 1889 le magasin Wm. E. Minturne, au No. 64, rue Front, et plus tard transportait son commerce au No. 10, de la même rue; ce commerce passa en d'autres mains après sa mort, survenue le 28 août

Olivier St-Georges, manufacturait à Tatnuck des couvertures pour les chevaux, il en vendait des milliers chaque année; en mars 1876 sa manufacture fut la proie des flammes et ne fut pas reconstruite, faute de ressources suffisantes.

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