LES SUCCES DE NOS CONSTRUCTEURS
Dans les premières années de l'immigration le nombre de Canadiens qui venaient à Worcester avec l'intention d'y rester était très restreint. La grande majorité de nos frères de race quittaient leurs terres au Canada pour venir ici gagner quelque argent, se débarrasser des hypothèques grévant leurs propriétés et retourner là-bas. La plupart de ces arrivants se fixaient dans les centres où il y avait des filatures.
Worcester était plutôt une ville pouvant donner de l'ouvrage à des artisans, car il n’y avait pas de filatures ici.
Nos menuisiers sont ceux qui ont le mieux réussi. Et parmi ceux-ci Joseph G. Vaudreuil est celui qui a tenu le haut du pavé. Arrivé ici à 18 ans en 1868, il se lança en af-
faires à son compte en prenant le contrat pour une des plus belles résidences de la ville. Il est resté dans les affaires jusqu'à sa mort, arrivée en 1906 ayant dans l'espace de dix-huit années construit les splendides résidences sur la rue Elm de MM. Charles F. Washburn, Philip W. Moen, Frank Buckley Smith, Charles G. Washburn, celles du Dr. Charles L. Nichols, rue Cedar, de Jesse Moore, rue Catharine, de M. Chas. 8. Barton, rue Main, de M. P. W. Moen à Shrewsbury, du Dr. Homer Gage, rue Pearl, dont le coût total s'élevait à près de $550,000 sans compter d'importants édifices industriels et commerciaux.
M. Wilfrid Trottier, à qui la fortune semble aussi sourire, est comparativement jeune en affaires, ayant commencé il y à une douzaine d'années.
M. L. Onésime N. Rocheford et son fils Georges sont considérés aujourd'hui comme des constructeurs de tout premier ordre et ils ont superbement réussi.
Celui qui a fait de plus belle fortune à construire et à vendre des maisons est feu Godfroi Fournier qui a laissé près de $150,000 à sa famille. M. Fournier avait été plus de quarante années en affaires.