‹ Livre d'or des Franco-américains de Worcester, Massachusetts [microforme]Chapitre 20 sur 159 · BAT MU LOU E LMEEE · texte numérisé non relu

BAT MU LOU E LMEEE

En parcourant la belle et noble France, Interrogez ses hommes d'avenir, Demandez-leur si, dans son inconstance, Elle a pour nous un tendre souvenir;

Ici portant haut sa blanche bannière, Nous savons garder, pieux orphelins,

La langue et la foi de la vieille mère, Fiers et heureux d’être Francs-Canadiens.

Dans cette Rome, siège du Saint-Père, Prenez, Ô prêtre, un rayon d'avenir;

C'est là que le Christ a Posé sa pierre,

Là, chaque pas presse un grand souvenir, Vous redirez, en voyant sous le sable

Tous les dieux payens de cuivre et d'airain, Vous seul, Seigneur, êtes impérissable, Venez en aide au pauvre pèlerin.

8 sacrés, religieuse joie, Enthousiasme, aigle aux ailes de feu, Electrisez le croisé de la foi,

Dans la cité où souffrit l’homme- Dieu Pensez, alors, à votre Notre-Dame,

A votre petit troupeau Canadien, Offrez pour lui le parfum de votre âme, Dieu exauce le pieux pèlerin.

Va, bon pasteur, à l’âme sympathique, Va, sous le ciel d’un monde plus riant, Pour agrandir ton zèle apostolique, Tremper ton cœur aux parfums d'Orient; Que la Vierge protège ton voyage,

En t’attendant nous dirons ce refrain:

Dieu! ramenez son navire au rivage.

Conservez nous notre cher pèlerin.

Pendant son voyage, l'abbé Primeau fut remplacé par un prêtre du diocèse de Rimouski, l'abbé J. J. Lepage.

Le voyageur revint à Worcester le dimanche 29 juin 1879. Il fut reçu à la gare par toutes les sociétés, fanfare en tête. Le cortège revint très solennellement à l'église où un Te Deum fut chanté. Le soir, il y eut réunion intime au ‘‘Skating Rink’’.

En 1880, on constata que l’église était devenue trop exiguë pour la population toujours croissante, et le curé était assez perspicace et assez clairvoyant pour se rendre parfaitement compte que la propagation et la conservation des paroisses de langue française ne tarderaient pas à être subordonnées à la création d'écoles. Il choisit donc un comité de paroissiens pour l'aider à décider ce qu'il y avait lieu de faire à cet égard. Ce comité comprenait: MM. Pierre Ludger Paquette, Olivier Harpin, Camille Toupin, Alfred Dupré, Narcisse Boulé, Jean-Baptiste Tougas, Urgel Jacques, Damase Lajoie, Joseph Hirbour, Joseph G. Vaudreuil. Le curé et le comité cidessus résolurent de faire agrandir l'église et d'aménager une école au sous-sol.

La dernière messe, célébrée avant les travaux d'’agrandissement, eut lieu le premier dimanche du mois de septembre 1880, puis les messes eurent lieu au Skating Rink.

Depuis septembre 1869, les clochers avaient surgi un peu partout, comme par enchantement.

De fait il n'existait avant 1869 aucune paroisse canadiennefrançaise dans le New-Hampshire, le Rhode Island et le Con-

necticut. Et dans le Massachusetts les seules paroisses qui avaient précédé Notre-Dame étaient celles de Pittsfield fondée en 1868 par l'abbé Joseph Quévillon et celle du Précieux-Sang de Holyoke, fondée par l'abbé A. B. Dufresne en 1869.

La fondation de Notre-Dame et l'apparition de ‘‘L'Etendard National'’ avaient réellement donné le branle au mouvement.

Le jour de Pâques 1881, eut lieu la réouverture de l'église Notre-Dame, agrandie, remodelée, rajeunie, plus fraîche et plus belle que jamais.

Le dimanche 26 juin, Mgr Patrick T. O’Reilly en fit la bénédiction, assisté de son vicaire-général, l'abbé John J. Power.

Le sermon fut donné par l'abbé Rouleau, alors professeur au collège de Sainte-Thérèse, P. Q.

Mgr O'Reilly fit une allocution qui fut fort goûtée.

Les abbés P. Ponsardin, Thomas D. Beaven, de Spencer, L. M. Dugas, de Cohoes, N. Y., Charles Dauray, de Woonsocket, R. I, Joseph Quévillon, de Pittsfield, Charles Crevier, de North Adams, A. Lemay, de Saint-Marc, P. Q, Daniel H. O'Neil et Walsh, de Worcester, et les Révérends Pères P. Gladu, O. M. I, de Lowell, Murphy et Connolly, 8. J., du Collège Holy Cross.

A cette époque, la population de la paroisse Notre-Dame était de 4,360 âmes.

L'église, agrandie, avait 54 pieds sur sa façade et 128 pieds de long. Les murs latéraux avaient 30 pieds de haut; le plancher, à la voûte, avait 52 pieds de haut, et le clocher, 110 pieds.

L'agrandissement de l'église créait une dette paroissiale de $40,000.00.

Madame Alfred Chapleau avait soldé les dépenses inhérentes à la décoration de l'orgue.

M. le docteur Napoléon Jacques solda la décoration de la voûte et des murs, soit $600.00.

Le nouveau maître-autel, qui était un chef-d ‘œuvre d’architecture, sortait des ateliers de MM. Eric Landry et F. X. Faucher; il avait été fabriqué sur le plan de M. Stephen C. Earle, architecte, Cet autel coftait $700 et il fut payé par

60 LIVRE D'OR DES FRANCO-AMERICAINS Mesdames Joachim Primeau, Alfred Dupré, Augustin Char. bonneau, Prosper Perreault, Thomas Lachance, Napoléon P. Huot et Charles Lalime.

Le tableau de la crucifixion, du prix de $205.00, offert en 1870 par la Société Saint-Jean-Baptiste, était fort admiré.

Les vitraux de la nouvelle église furent donnés par la Société Saint-Jean-Baptiste, la Garde Lafayette, l'Association Montcalm, les dames de ‘L'Ile’, les dames de la paroisse,

Ferdinand Gagnon, Louis Latendresse, Damase et André G. Lajoie, Joseph Vigneault et Georgianna Caron, Louis

dreau, Agnès Lanciault, Rosanna et Joséphine Bouchard, Marie Fanny Couchon, Angéline et Marie Robert.

Les petits vitraux furent offerts par: les enfants de MM. Edouard Francœur, Hubert Defossé, Toussaint Bousquet, Narcisse Boulé, Joseph Marchesseault, Timothée Hudon, Fer. dinand Gagnon, Anna Lemire, Georges et Anna Reed, Lydéric et Zoroïde Phénix, Joseph Allard, Henri et Georges Rousseau, Bébé Paul Nault, Georges L. Lajoie, Pierre A. Lesage.

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