‹ Livre de comptes, 1395-1406Chapitre 13 sur 18 · NARD · texte numérisé non relu

NARD

Chateau-Chinon (seigneurie de) 4, 12, 38, 46.

Château-Chinon, chef-lieu d'arrondissement du département de la Nièvre, et ancienne capitale du Morvan, est situé sur une montagne de 609 mètres, dominant l'Yonne qui coule dans une gorge étroite et profonde. L'ancienne seigneurie de Château-Chinon avait le titre de comté et faisait partie de la province de Bourgogne. Dès l'année 1 100, elle avait été portée dans la maison de Mello par le mariage d'Héloïse, fille unique de Hugues, seigneur de l'Orme et de Chàteau-Chinon, et elle y

demeura jusqu'en 1 3 1 5, époque à laquelle elle passa à Raoul de Brienne, comte d'Eu, connétable de France, par son mariage avec Jeanne de .Mello. Raoul de Brienne ayant été mis à mort pour forfaiture et le roi ayant confisqué ses biens, Chàteau- Chinon fut donné au duc de Bourbon, par lettres patentes du 14 novembre 1394, en échange de Creil, de Nemours et autres terres. En outre, le roi s'engagea à indemniser le duc de Bourbon du procès qu'il avait pour cette terre avec Guy VI de La Trémoille, héritier, à cause de sa femme, Marie de Sully, de Jeanne d'Eu, comtesse d'Estampes, fille de Raoul de Brienne, et de Jeanne de Mello. Ce procès fut terminé en iSgS, au moyen d'une transaction faite entre les parties. Le duc s'obligeait à payer à Guy VI de La Trémoille une somme de 4c), 000 livres qui fut payée par le roi. L'abbé Expilly, Dictionnaire géographique, t. II, p. 25o.

Ch.\teau-Guillaume (forteresse de), 19,

Château-Guillaume, ancienne forteresse située sur les confins de l'ancien Poitou, du Berry et du Limousin , aujourd'hui dans le département de l'Indre, entra, vers 12 10, dans la maison de La Trémoille par le mariage de Humbert avec Mathilde, dame de Château-Guillaume. Chartrierde Thouars, p. 3. Cette seigneurie passa par alliance, au XVIe siècle, aux Gouffier de Boissy et aux Chabot ; au XVII» siècle, à Leneuve, comte de Thuilliers; après, par échange, aux RilTault ; ensuite aux de La Père ; puis, par héritage à la famille de Traversay, et finalement à la comtesse de Beauchamp. Les archives et les seigneurs de Château Guillaume.

Chateau-Guill-aume (receveur de), 79.

Chateau-Neuf-sur-Loire, 97.

Chef-lieu de canton du département du Loiret, arrondissement d'Orléans.

DES NOMS DE PKRSONNKS ET DE LIEUX

Chateau-Renard (receveur de), 7.

Château-Renard, dép. du Loiret, cheflieu de canton de l'arr. de Montargis.

Les seigneurs de Château-Renard ont appartenu pour la plupart aux grandes familles de France. A la mort de Josselin le' de Courtenay, Xlo siècle, la chàtellenie de Château-Renard fut divisée entre ses enfants de deux lits. Hodierne de Courtenay, comtesse de Joigny, eut le château haut, et le bas Château-Renard échut à ses frères puînés. Guy VI de La Trémoille devint seigneur du bas Château-Renard, par son mariage avec Marie de Sully, pendant que le Haut-Château était aux mains des rois de France et des ducs d'Orléans.

Jacqueline de La Trémoille épousa, le i3 janvier i5io, Claude Gouffier, duc de Roannais, grand-écuyer de France ; elle lui porta en dot des biens assez considérables, entre autres la chàtellenie du bas Château-Renard qu'ils vendirent à Louise de Montmorency, veuve de Gaspard de Coligny, maréchal de France, le 1 1 mars i53i. Le maréchal de Châtillon avait déjà traité de la chàtellenie du haut Château- Renard en i522, avec François 1er; sa veuve et leurs enfants réunirent ainsi ces deux terres qui étaient divisées depuis la mort de Josselin 1er de Courtenay. Petit Notice sur Château-Renard.

Le 2g octobre iSgg, Louise de Coligny, princesse d'Orange, commençait une lettre par ces mots : ■. J'aimerai toute ma vie " cette belle demeure de Château-Renard. » Chartrierde TItouars. Marchegay, Lettres de Coligny, p. 1 1 .

Chateaumeillant (receveur de), 9, 7g.

Châtcaumeillant, département du Cher, arrondissement de Saint-Amand-Mont- Rond.

Le ig août i3q5, Guy de La Trémoille mande de Paris, à Louis Charpentier, son

receveur général, de bailler à M» André de La Bretonnière, son bailli « d'Orval et '■ de Chastelmilhant », la somme de 3o livres tournois. Chartrier de Thouars.

M". Vol. Guy de La Trémoille et Marie de Sully, i38y-i3g5.

Chatbaumorant (Jehan de), serviteur

de Philebert de Naillac , prieut

d'Aquitaine, 124.

Chaumont (receveur de), i65.

Chaumont-en-Bassigny (receveur de),

Chaumont-en-B.\ssigny (ville de). Si,

Chaumont - en - Bassigny, département de la Haute-Marne, ville située sur une colline, au confluent de la Marne et de la Suize.

Comme les autres villes importantes.

Chaumont-en-Bassigny était autrefois entouré de fortes et épaisses murailles. En 1372, pendant le mois d'avril, avant Pâques, Charles V accorda une rémission à » Jehan, dit Vendoise, coustelier, de- II mourant à Paris ■■ lequel 11 huit ans a " ou environ, ouquel temps ledit Vendoise, « qui pour lors estoit jeune filz de l'aage I' de seize ans ou environ, demourant à 'I Chaumont-en-Bassygny, ou gouverne- " ment de sa mère, eust été plusieurs " foys ou guet sur les murs de ladicte Il ville de Chaumont avecques Jehan, filz " GiefTroy Luillier, dudit Chaumont, et " plusieurs autres, et d'un crochet de fer ■' que le dit Vendoise avoit, ilz, accom.- « paignez du dit Jehan Luillier, defferma " et ouvry plusieurs celiers et maisons, « esquelx celiers et maisons eulx deux Il prindrent pain et vin, poires, pommes^ Il nois et fourmages, par plusieurs fois, <i que ilz et les autres compaignons, qui « estoientaudit guet, mengièrentctburent 11 sur les dis murs..., lesquelles choses 11 a toutes fois ne povoient pas valoir plus

lABLh

« de quarante solz tournois. •> Arch. nat. JJ 104, n" i33, fol. 61 verso et 62.

Chaux (Jehan), changeur du trésor,

Chavenay (Thévenin de), 166, 167 ;

concierge de Thôtel de Guy de La

Trémoille à Dijon, 206.

C^KER (Raymond du), sénéchal de Bel -

lac, 201.

Cherbourg, Chierebourc, (ville de),

Chcf-licu d'arr. du dép. de la Manche.

Chousat (Jehan), commis des finances de monseigneur le duc de Bourgogne, 210.

Choutard (Jehan), procureur général et messager spécial de Guy de La Trémoille, 202.

Chypre (or del, 62, 1 10, n3;(oiseaux de), 213.

Chypre ou Kybris, grande île de la Méditerranée. Pendant la période du moyen âge, •' on trouve à Chypre des produits manufacturés de toute sorte. Le travail de l'airain et de l'or filé, le tissage des toiles, des draps de soie et de laine, tels que le baudequin, le boucassin, le camelot, le diaspre, le satin et la serge, y occupent, avec l'exécution des broderies polychromes, destinées aux orfrois, une population ouvrière très nombreuse et très habile ». V. Gay, Glossaire archéologique.

CLAMECuGIlesde), marchand et bourgeois de Paris, 27, 3o.

Le leraoût 141 9, on trouve « Giles, sei- 1 gneur deClamecy et de Prouvays, con- « seiller du roy, notre sire, et garde de la « prévôté de Paris ». Tuetcy, Testaments du règne de Charles VI, p. 336 (606). - « En février l'an mil mic xviii, fut déposé

' le Beau de Bar de la prévosté de Paris,

« et fut fait prévost de Paris ung nommé f Gilles de Clamecy, natif de la ville de « Paris ; ce que on n'avoit oncques < [mais] veu d'aage de homme qui à cet luy temps fust trouvé £en vie], que de « la nacion de Paris on eust fait prévost». En 1423, « messire Gilles de Clamessye, « de Paris >>, chevalier, est nommé parmi les conseillers du régent, qui le chargea, en 1430, de faire une enquête dans les pays d'Anjou et du Maine sur les abus commis par Thomas Ruault, trésorier de ce pays, et Thomas Owerton. Pour plus de détails, voir Journal d'un Bourgeois de Paris, édition A. Tuetey, p. 121, note 2.

Cli^ment, Climent (maître), 47.

Clé.ment (le pape), 52, 117, 184, i35.

Clément VI! (Robert de Genève), né en 1342, seigneur de Cruseillels, chanoine de Paris, évèque de Thérouanne en i36i, de Cambrai en i3G8, cardinal-prétre des XII apôtres en 1371, légat en Romagneen 1376, est connu sous le nom de Clément VII et rangé parmi les antipapes. Il fat élu à Fondi le 20 septembre 1378, et couronné le 3i octobre. Il mourut à Avignon le 16 septembre 1394, et eut pour successeur Pierre de Lune (Benoît XIII).

Clerbaut (Jehan), écuyer de Marie de

Sully, 129, 208.

Au commencement du .KV« siècle, un écuyer, du nom de Clerbault, au service de l'évèque de Tournay (Louis de La Trémoille ?), séduisit et enleva Jeannette de Hainaut, nièce de Jean de Popincourt, premier président au Parlement de Paris. Arch. nat. x 2 a 14, fol. i23 v».

Clerbourg ou Clebûut (Jehan de), marchand demeurant à Paris, 210.

Clisson (le sire de), 92.

^ Olivier de Clisson,connétable de France, né en i336, mort à Josselin en 1407.

DKS NOMS ne PEBSONNKS ET DK LIEUX

Cluis-Dessus (châtellenie de), 145,

Cluis-Dessus, Jép. Je l'Indre, arr. de la Châtre, cant. de Ncuvy.

Le 29 novembre i3q6, Charles VI accorda une rémission à Guillaume Roulet de la ville de € Cluiz-Dessoubz ». Ce Guillaume Roulet, pendant les guerres anglaises, vers l'an i356, avait jeté dans un puits « nommé le puis de la bastide », deux soldats de la compagnie de " Thomas « de Feletin, chevalier anglois ». Arch. nat. JJ i5o, no 254, fol. 122 v».

Cluis-Dessus et Cluis-Dcssous font partie de l'arr. de la Châtre.

CoiGNET (Jehan), receveur d'Auxerre, 16, 3o, 5o, 81, 84, 1 13, 119.

Colas (valet), 98.

Colomb (Pierre), « Petro Columbi,» 1 96.

CoLucHE (Martin), marchand, 106.

CoMPANS (Adenin de), drapier, 85, 89, 90, i33.

CoMPANS (François de), fils et procureur de Phelisot de Compans, 25.

CoMPANs (Phelisot ou Phelip de), drapier, 25, 5o, 60, 70, 74, 88, 109.

CoNCHES (receveur de), 10, i3i.

Conch^s-en-Ouche, chef-lieu de cant.

du dép. de l'Eure, arr. d'Evrcux.

CoNFLANs (Henry de), 38, 39.

Conflans-Sainte-Honorine, 6, 21,49, 86, 87.

Conflans-Sainte-Honorine, aujourd'hui, département de Seine-et-Oise, arrondissement de Versailles, canton de Poissy.

Conflans-Sainte-Honobine ( receveur,

de), 98.

CopECHOUL (Guyot), 2o5 CoRAULT (Jacquemin), receveur du

duc de Berry, 22, 23, 83, 1 1 5.

C0RGERONK (Johannes de), dominus

Meillonaci, 196.

C0RGERONIS (Johannes, dominus), 196.

CoTiN (Guillaume) , receveur de la

Chapelle d'Angillon, 7, 8.

CouLON (Giles), physicien, 34.

Giles Coulon, physicien ou médecin du roi, mort vers le commencement du XV» siècle, avait nommé Dyne Raponde son exécuteur testamentaire. Le Roux de Lincy et Tisserand, Paris et ses historiens aux XI Ve et X Ve siècles, p. 339.

Courcelles (terre et château de), 34, 38,65, 66, 68, 69, '72, (25, 180, 181, 182, 206.

Courcelles-lès-Semur, département de la Côte-d'Or, canton et arrondissement de Semur, sur un massif entre l'Armançon et le Serein.

Courcelks appartenait au moyen âge à une famille de ce nom. En i333, le duc de Bourgogne en fit l'acquisition de Gillette de Courcelles, fille de Jean et femme de Thibault de Beauvoir. Philippe-le- Hardi racheta cette terre, cédée par Philippe de Rouvre à Nicolas de Saint-Amboust, chevalier anglais, pour 5, 000 florins, en 1367. Il la remit en iS/S, à Guy VI de La Trémoille pour 8,000 florins. Le prince y résidait le 22 juin i386. Le château fut démantelé en 1478, parce que le seigneur avait pris le parti de Marie de Bourgogne. Il fut depuis rétabli et passa aux Gouffier, Chabot, et à Guillaume de Tavannes, en 1576, par sa femme Catherine Chabot . Courtépée , Description historique et topographique du duché de Bourgogne, Dijon, 17S0, t. V, p. 5i5.

CouRLON (Pierre de), secrétaire du duc de Bourgogne, 3o, 1 1 r.

CouRTiLZ (Guillaume ou Guillemin des), 28, 98, 208.

TABLt

CouRTRAY (ville de), 171, 172.

Ville de la Flandre occidentale, en Belgique.

Craon (armes de), 214.

La famille de Craon portait losange d'or et de gueules.

Craon (baronnie et ville de), 3, 3i, 48, 197.

Chef-lieu de canton du département de la Mayenne, arrondissement de Château- Gontier.

La ville de Craon, sur la rivière d'Oudon, était au moyen âge une des plus fortes places des marches de l'Anjou, sur les confins de la Bretagne. On lit dans un document du XVi- siècle : u Le chastel et « place forte de Craon est une des fortes « places de ce royaume, située et sise en « pays limitrophe et de frontière, et est •< une des clefz du royaume de France « (du côté de la Bretagne), et laquelle si <• elle estoitprinse d'emblée ou autrement € seroit ung dommaige irréparable, et I' vauldroit mieux avoir perdu au roy et « au royaume ung million d'or..., et si « par inconvénient ladite ville de Craon " estoit prinse, les ennemis pourroient « dès le lendemain venir courir jusques t devant la ville d'Angiers, qui est douze « lieues plus loing. »

Craon était entouré d'une forte muraille de deux à trois mètres d'épaisseur — « et sont les murailles si fortes et si grant « espesses que deux charrectes y passe- « roient de fronc. » Vingt sept tours de huit à neuf mètres de diamètre — parmi lesquelles on remarquait à la fin du XV« siècle les tours des Estres, Saint- Pierre, des Moulins, de la Miscerie, Gastineau, de la Bourgonière, de Paradis, Gabrielle, Carrée, Favières, Sully, — flanquaient cette muraille ou le château.

Quatre portes, précédées de ponts-levis, donnaient accès dans la ville, c'étaient les

portes de Saint-Pierre, d'Angers, de Château-Gontier et de Laval.

L'ancien château féodal de Craon, dans lequel on remarquait la salle de Bretagne, convertie en « jeu de paulme » avant 1498, s'élevait à l'est de la ville, auprès de la porte de Laval et de la rue aux Juifs. Cette vieille forteresse fut à peu près abandonnée vers 1473. A cette époque, Louis de La Trémoille, mari de Marguerite d'Amboise, fit élever par « Jehan «Cailleau, son maistre d'eupvres », un « chastel neuf» sur les bords de l'Oudon lion loin du pré de Maschefer. Le i" mai 1476, Pierre de Salignac, maître d'hôtel du seigneur de Craon, mandait à Guillaume de La Brunetière qu'il eût à payer « à Jehan Cailleau, maistre d'eupvres de <• Monseigneur », la somme de 40 livres tournois « pour et en paiement des robes " tant de lui que sa femme que mondit « seigneur lui a ordonnées. » Le 16 mars suivant » Jehan Cailleau, maistre d'euvres « du chasteau de Craon, confesse » avoir reçu la somme susdite. Chartrier de Thouars. Fonds Craon.

Craon entra dans la maison de La Trémoille, par le mariage, en i382, de Marie de Sully, fille unique d'Isabeau de Craon et de Louis de Sully, avec Guy VI de La Trémoille.

Les habitants du Craonnais ne cessèrent de lutter avec leurs seigneurs au sujet du guet au château dont ils voulaient s'affranchir. Dès i3S8, « entre Pasques et la <i Magdeleine, Jehan Bensselin, chastelf lain, et un chevalier, et autres officiers, €( ou temps que les habitants faisoient leur f enqueste de la cause des guez et excès, <' pour les destorncr, chevauchoient parle 11 pays et contraignoient et enduisoient, » par prisons et autrement, les plus prin- ■• cipaux des habitans à renoncier au « procès, et en detenoient plusieurs en « prison, pour ce qu'ils ne vouloient faire « leur volenté. Sifu requis Bensselin, en-

DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX

« vers celle Magdelene, par le procureur 11 des habitans, de cesser et de tout réparer « et adrecier et délivrer les prisonniers, " mais il respondit qu'il n'en feroit rens, « et leurs fist autres griefs dont ils appelle lèrent. » Isabeau de Craon, dame de Sully, prétendait « au contraire que plu- « sieurs des habitans... se assemblèrent CI et mucèrent en un bois et destour, et si « comme BensseJin, le chastcllain, pasci soit par là, et lequel il espioient, il « dientqu'illeuravoit fait plusieurs griefs.» Reg. du Parlement à la date du 20 juillet iSgo. Arch. nat. X i a, 1475, fol. 94 r".

Cette lutte, touchant le gué, se perpétua même au plus fort des guerres anglaises, iusqn'aLuXWlh siàcle.Clurtrier deTlioiiars, Fonds Craon.

Du Guesclin, à sa sortie de la prison oîi l'avait tenu le prince de Galles à Bordeaux, passa par Craon pour retourner en Bretagne, i368.

Il existe à la Bibl. nat., plusieurs quittances de gages données par Macé Giffart, écuyer; Guillaume Chamaillart, seigneur d'Anthenaise; Pierre de Die, " maistre en « médecine » ; Guy d'Azay, chevalier, datées de Craon les 28 décembre i355 et 24 janvier i356 (n. s.) Titres scellés de Clairambault^ reg. 58, p. 4009 ; 27, p. 2oi3 ; 40 p. joi 5; 8, p. 473 et 477.

Nous trouvons par ailleurs quelques montres reçues à Craon le i^' février i38i (n. s.). Ce sont les montres de Guillaume de Courceriers, chevalier bachelier ; de Jean de Fromentières, chevalier bachelier, et de « messire Juhes de Mathefelon, « chevalier bachelier. » Titres scellés de Clairambault , reg. 36, p. 2689 ; 5o, p. 38o5. — Pièces originales, t. 1888, Mathefelon.

Le premier capitaine de Craon, venu à notre connaissance, est André de Mathefelon, en 1349. Chartrier de Thouars.

Fonds Craon. 11 eut pour successeurs :

1393, 6 août, n Messire Jehan Gifîart ». Arch. nat. X i a, 1477, fol. 212.

1441, août. " Loys de Fontaines, cap- 11 pitaine de la ville de Craon, en Anjou «. Arch. nat. JJ 176, fol. 53 vo.

1468-1476. j Jehan de Favières, escuier, H sieur de La Chevallerie, s qui fit construire, en 1468, le pont de la porte Châteaugonteraisc, et donna son nom à une des tours de Craon.

1482. « Monsieur de La Vieucourt, « cappitaine et gouverneur de Craon ».

1493-1498. Pierre Brossin, « sieur des <i Rousiers ». Bernardin Brossin, sieur du Verger, frère de Pierre, était connétable de Craon.

1498-1308. « Noble homme Annet de " Moriac, sieur de Talleac, cappitaine et i< gouverneur de Craon ».

i5!3. (t Macé de La Barre, escuyer, « sieur des Fougeraitz, et garde du Chasci tel-Neuf de Craon ".

i563. Le 24 juin, les officiers et les habitants de Craon certifient que « le « sieur de Bréon a fait service au roi en « la ville et château de Craon, dont il a « la charge, administration et gouverne- 11 ment, pendant et durant les troubles Il et émotions passées, depuys le premier 0 jour defebvrier jousques à ce jourd'uy ».

i568, 29 août. Le sieur de La Pasqueraye se plaint à Louis III de LaTrémoille de ce que, s'étant présenté en son nom Il pour prendre la garde » du château de Craon, le procureur, André Goullay, lui en avait refusé l'entrée.

Chartrier de Thouars. Fonds Craon.

Pendant la Ligue, le château de Craon resta entre les mains de Pierre Le Cornu, seigneur du Plessis de Cosmcs.

Craon (élu de), 46.

Craon (madame de), voir, Isabelle

ou YsABEAU DE Craon.

Craon (Saint-Clément de), 46,

TAOLK

Pendant les années 1377 et 1378, '< les " estagiers et habitons du fief du prieur < de Saint-Clément de Craon •■ soutenaient un procès devant le Parlement contre les «i officiers du seigneur et dame « de Suly et de Craon », dont les noms suivent : Henry de Saint-Aubin. Josselin le Borgne de Champchevrier. Macc Doré.

Gervaise Lefùvre. Jehan Lefèvre. Jehan Hamelot. Jehan Giraudin. Guillaume Vaillant. Perrot de Brielles. Messire Guillaume du Pressoir, prêtre. Jehan de la Mainferme. Jehan Benselin. Robert Benselin. Robin Columbeau. Guillaume Vaillant. Archives nat. X 2 a 10, fol' 60 y» et 65 v».

Gravant (ville de), 88.

Département de l'Yonne, arr. d'Auxerre, cant. de Vermenton.

Pendant les guerres anglaises du XIV»

siècle. Gravant ne fut jamais, à proprement parler, occupe par l'ennemi; mais les habitant firent une émeute et repoussèrent à main armée Etienne Oyn, chevalier, et Houdebert de Chàteauneuf, chevalier, sénéchal de Beaucaire, envoyés contre eux à la tète de trente gens d'armes. S. Luce, Histoire de Bertrand du Guesclin, p. 507.

CiiicY-EN-BRiE (ville de), 164, i65.

Crécy-en-Brie, dép. de Seine-et-.Marne, arr. de Meaux.

Creton (Jehannin), peintre, 5o.

Croq (Jehan du), valet de pied et messager, 49, 64, 69, 7i, 141.

CuER (Jehan), 149, i5o.

Jean Cuer, compromis dans le meurtre de Jean de Saint- Yon, avec Pierre de La Trémoille, obtint des lettres de rémission le 2 février 1374 (v. s.) et le 7 février i38o (v. s.). Arch. nat. JJ 106, n» 207,' fol. 1 15 vo, et JJ 118, n» 877, fol 2o3 V.

CuLANT, CuLAiN (Gulchart de), i3i.

Un Guichart de Culant, chevalier, fut capitaine du château de Chalusset en 1 369. Voir Clialiissel. — Guichart de Culant épousa Isabelle di^ Brosse, fille de Louis de Brosse et de Constance de La Tour, sa seconde femme. De ce mariage naquirent Jean et Louis.

CuL\Nï (Jehan de), i38.

Jean de Culant, seigneur de la Creste, fils de Guichart, épousa Marguerite de Sully, fille de Guillaume de Sully et d'isabeau de Marigny.

Culant (Louis de), 128.

Louis de Culant, seigneur de Culant et de Chàteauneuf, amiral de France, marié avec Jeanne de Châtillon, veuve de Gaucher de Passac.

Culant (madame de), 95, 207.

CuLDOE (Jehan), l'ainé, ancien prévôt des marchands de Paris, 149.

Le 18 juin i367, « Jehan Culdoe, <i prévost des marchans, et les eschevins « de la ville de Paris », mandèrent à « Jehan Gencian, receveur du tiers de- « nier ordenné à la dite ville sur les im- « positions, XIIl"* et autres aides..., pour « la délivrance du roy Jehan..., que Diex << absoille », de délivrer une certaine somme d'argent à Jehan de l'Ospital. Bibl. nat. Titres scellés de CLiirambault, t. 38, p. 2847.

Culdoe (Jehan) le jeune, 149, i5o.

Le 3 août 1370, « Jehan Culdoe, le «jeune, » fils de Jehan Culdoe, l'aîné, et de Jeanne, confessait avoir reçu une certaine somme des généraux conseillers à Paris sur les aides ordonnés pour le fait de la guerre. Bibl. uat. Titres scellés de Clairambault, t. 38, p. 2847. ^ obtint deux lettres de rémission pour le meurtre de Jean de Saint-Yon. La première est datée de Melun, II octobre 1374; la seconde,

DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX

dans laquelle il est dit " clerc, détenu en ï la ville de Paris, es prisons de l'éves- " que », fat donnée à Paris, par Charles VI, « au retour de son sacre », en novembre i38o.

Dagart (Jehan), brodeur, 29, 36, 3/,

Un fragment de compte de Jean, duc de Berry, de l'année 1406, contient cet article : « Item pour avoir fait bourder « (broder) aux armes et devise de mon dit n seigneur par Dagart, son ouvrier, un <i tableau de Nostre-Dame... » L. Delisle, Les collections de Bastard d'Estang à la Bibliothèque nationale, p. i33.

Dagoville (Jehan), receveur de Luxeuilj 82.

Dalphin (monseigneur Guichard, seigneur de Mouson), voir Dauphin.

Dam (le), en Flandre, 178.

Les titres scellés de Clairambault (t.

28, p. 2072), à la Bibl. nat., contiennent « la reveue de messire Bertran de a Chanac, chevalier bachelier, d'un autre « chevalier bachelier, et de six escuiers « avec lui, en la compagnie de nions' <i de La Trémoille, reveu par nous aux <.' logis devant le Dam, en l'ost du roy, •> nostre sire, le XIXe jour d'aoust, l'an « mix-; et cinq (i 385) ».

Damas (drap de soie noire de), 127.

Le damas est un drap de soie à dessins de ramages, figures ou animaux, ton sur ton, et dont le fond, façonné en taffetas d'un léger relief, se distingue par la différence seule du travail, de l'ornementation qui est satinée. Les damas multicolores prennent plus régulièrement le nom de damasquins ou de lampas, et les

velours ciselés portent quelquefois, au XVIe siècle, celui de damas veloutés.

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