III
Chalon-sur-Saône (ville de), 69, 112,
Chalon-sur-Saône, chef-lieu d'arr. du dép. de Saône-et-Loire.
Chalucet, voir Chalusset.
Chalucheux, voir Chalusset.
Chalusset (forteresse de), 19, 20;
capitaine de Chalusset, 27, ici, 102,
Chalusset, département de la Haute- Vienne, arrondissement de Limoges, canton de Pierrebuffière , commune de Boisseuil.
Le château de Chalusset, près de Limoges, occupait le sommet d'une éminence au confluent de la Briance et de la Ligoure. D'abord construit au XII« siècle , il fut presque complètement refait vers la fin du siècle suivant. Les ruines de cette forteresse existent encore de nos jours.
Dans la première enceinte, qui est très considérable, on remarque un donjon bien conservé qui appartient à la première construction. Une terrasse en demi-cercle couvre la porte principale du château, haute ogive percée dans une tour carrée.
La cour oblongue, dans laquelle on débouche, n'avait pas de communication directe avec les salles qui la bordaient des deux côtés.
Le donjon, dans le dernier état du château, ne conservait nullement son rôle primitif ; il était devenu une simple tour d'observation. I^e véritable donjon, c'était le château lui-même. Les courtines, presque aussi hautes que les murs et couronnées comme eux de mâchicoulis et de créneaux, n'avaient pas moins de 20 mètres de hauteur. Tout assaut, toute escalade étaient impossibles avec de semblables remparts. Caumont, Architeclure militaire pp. 535-539. — Congrès archéologique de 1847. — Bulletin de la Société arc/iéolologique du Limousin, t. XXXII, pp. 11 3,
La veille de la Toussaint 1369, Guichard de Culant, chevalier, entra dans le château de Chalusset pour le défendre contre les Anglais, « qui longuement y avoient tenu « siège et avoicnt grande envie de le Il prendre ». Le 11 décembre 1369 et le 6 juin 1370, Charles V ordonna à ses trésoriers de payer les gages de Guichard de Culant. L. Delisle , Mandements de Charles V, n°^ 619, 692.
En juillet fj/i, Jean, seigneur de Pierrebuffière (de Petrabufferia}, chevalier, craignant que les ennemis, qui ravageaient le ,' iuiousin, ne s'emparassent de son château de Chalusset, en confia la garde à deux écuyers bretons nommés Pierre de La Rocherousse (de Ruppcruffa) et Etienne du Bois. Malgré tous leurs serments, les deux soudards vécurent sur le pays et forcèrent, par leurs exactions, nombre d'habitants à déserter la contrée. En août 1 376, Jean de Pierrebuffière réclamait devant le Parlement la punition de Pierre de La Rocherousse, seul survivant. Arch. nat.
X 2 a 8, fol. 40 verso et 41.
Nous trouvons par ailleurs que Bertrand du Guesclin, connétable de France, pour
TABLE
récompenser de sc-s bons services son « bien amé Pierre de La Rochi- rousse, M escuyer de Brctaingne, » lui donnait, par acte daté de Poitiers \i 12 août 1372, les biens confisqués sur « feux Jehan de <i Bonneval et Aymery, son frère, cheva- « liers » du Limousin, qui avaient servi les Anglais. Charles V confirma ce don en mars 1375. Arch. nat. J J 109, n» 64, fol. 3i.
En I 383, Charles VI permit à son i amé <i Pierre de La Rocherousse, escuier, •> de fortifier f une sienne maison appellce Ru- « varennes 11. Arch. nat. JJ 154, no 7g, fol. 41.
Octobre i388. Rémission pour Pierre Chérouvrier, deChousy,prèsde Blois,qui, environ vingt ans auparavant, avait été pris par les Anglais, aux environs de Blois, et avait été emmené par eux « ou fort de « Chalousset " en Limousin, où il les servit comme page. Arch. nat. J J i33, n» 198, fol. Il 3. — Voir aussi, J J i38, no 54, p. 66, et n" 262. p. 3 16.
Juin 1391. Rémission pour Jehan de Pierregueux, écuyer, de la ville de Chalusset, en Limousin, demeurant au diocèse de Bourges, « où il s'est retrait pieçà, pour « cause de la prise et occupation du chas- € tel d'icelle ville de Chaslucet faictes par f les ennemis, onze ans a ou environ ». Arch. nat. J J 141, n° 28, fol. :6.
Septembre ( 396. Rémission pour Etienne, dit le Charpentier, jeune homme, charpentier, qui avait été pris, à l'âge de quinze ans, par « Peyrot de Beauvoiz, anglais, « qui détenait alors le «chastel de Chaslucet, « en Limosin ». Arch. nat. J J i 5o, n" 142, fol. 72 yo.
En 1395 et années suivantes, le capitaine du château de Chalusset était Guillaume Foucaut. Voir ce nom.
Au commencement du XV» siècle, le capitaine de Chalussetsc nommait Etienne Charpin. « La reveue de Estiennc Char- •■ pin, capitaine de Chalucet, et de trois
« escuicrs et de deux arbalestriers en sa « compaignie, reveuez audit lieu, le pre- " mier jour d'aoust, l'an mil cccc et cinq « — Et premièrement : ledit Estienne « Charpin. Jehan Cousin. Poiteneau de « Laage. Robin de Coillan. — Arbalcs- «I triers : Rougiéres de Solignac. Pcrrotin « de La Bernadie ». Bibl. nat. Titres scellés de Clairambault, t. 29, p. 21 38.
M. Kervyn de Lettenhove donne une longue notice sur Chalusset dans sa Table analytique de Froissart.
Chambéry (ville de), 191, 196.
Chef-lieu du dép. de la Savoie.
Chamborand ou Chamborant (Guillaume de), 24, 5i, 6r, 88, 99, 100, io3, 112, 121, 122, i3i, 137.
Guillaume de Chamborand était écuyer du corps de Charles V et de Charles VL M . Tuetey a donné une notice biographique sur ce personnage dans : Testaments enregistrés au Parlement de Paris, sous le règne de Charles VI, p. 55, (295).
Chamire (Nicolas), chambellan de la duchesse de Brabant, 18.
Champs (Jehan des) fardeleur, 91.
Champs (Jehan des), receveur de Noirmoutier, 8, 9.
Chantkprime (Jehan), conseiller du roi, sur le fait des aides ordonnés pour la guerre, et garde de son épargne, 12, 38, 190.
Jean Chanteprime, f consiliarium régis « in suo Parlamento », est désigné en 1408 parmi les exécuteurs testamentaires, d'Imbert de Boisy, président au Parlement de Paris.Tutey, Testaments du règne de Charles VI, p. 234, (474). Le 29 juillet 1406, Gilles de Glamecy, licencié es lois, avait été reçu conseiller en la Chambre des enquêtes, à la recommandation de
Di:S NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX
son oncle, Jean Chanteprime. qui avait résigné ses fonctions en sa faveur. Journal d'un Bourgeois de Paris, publié par A.
Tuetey, p. 121, note 2.
Chaon (Vincent), notaire au Châtelet,
8 mai 1376. i Vincent Chaon et Nicolas €1 Ferrebouc, clercs notaires jurés du roy... « en son chastellet de Paris...» Arch. nat. JJ 108, n° 375, fol. 214 V. — Le i3 février 141 7, Guillaume de Vaux, procureur au Parlement de Paris, se plaignit de paroles outrageantes qui lui avaient été adressées au Châtelet par la veuve de Vincent Chaon et ses amis. Pour empêcher le retour de semblables scandales, les trésoriers de France défendirent, sous peine de 100 marcs d'argent, d'injurier aucun des membres de leur tribunal. Alexandre Tuetev, Testaments enregistrés au Parlement de Paris, sous le règne de Charles VI, p. 347, (587).
Chappon (Gieuffrin), orfèvre, 36.
Gicuffrin Chappon ne figure pas dans la liste des orfèvres de Paris, donnée par Leroux de Lincy et Tisserand, dans Paris et ses historiens aux AVF« et XV' siècles, pp. 36i-363.
Chariotz ou Charroz (châtellenie de),
2or, 202.
Charles v, roi de France, 145-149,
Charles VI, roi de France, 4, 12-14,
Charles (Perrin), orfèvre, 28.
Perrin Charles, orfèvre, est mentionné dans la liste des bourgeois notables de Paris, à la fin du XIV" siècle et au commencement du XVe. Paris et ses
historiens aux XIV^ et XV» siècles, p.
Charron (frère Jehan), maître de l'Hô-
tel-Dieu de Paris, 108, 109.
Chartres (cathédrale de), 5 3.
Guy de La Trémoille fonda, en i382, une lampe « continue ardentem », devant l'image de Notre-Dame, à la cathédrale de Chartres. Preuves de l'histoire de la maison de La Trémoille, le partie, fol.
CHARTREs[chapelains qui chantent pour Guy VI de La Trémoille à la cathédrale de), 5 3.
Chartres (tableau peint par Colart de Laon et offert à la cathédrale de), 5 3.
On lit dans l'Histoire de l'Eglise de Chartres par M« Sébastien Rouillard, avocat au Parlement : " A l'autel du chef
II de sainte Anne, y a un tableau au mi- II lieu duquel est un crucifix au costé Il droit duquel est la représentation d'un Il saint Georges, et un seigneur de La Il Trémoille armé, ayant l'écusson de ses 11 armes écartellées, savoir aux i et 3 de I. La Trémoille, aux 2 et 4 de l'escu d'ar- . gent à une aigle des gueules. Ce saint 11 Georges tient sous ses pieds un dragon .1 qui est la marque ordinaire de saint 11 Georges. De l'autre côté est représenté « une dame à genoux avec sa robe, en >i laquelle sont aussi les armes de La Tré- .( moille, partie de cellesde Suilly.p Preuves de l'histoire de la maison de La Trémoille, i» partie, fol. 116. Ne faut-il pas voir dans cette œuvre décrite par Sébastien Rouillard, d'une manière plus ou moins exacte, le tableau peint par Colart de Laon, et offert comme ex-voto à la cathédrale de Chartres pour Guy de La Trémoille ?
Le même historien s'exprime ailleurs de cette manière : « En la chapelle dite
TAULt:
« de La Trémoille, en l'église de Chartres, « y a un tableau à l'antique, qui se ferme, i« dans le milieu duquel est la représcnta- « tion d'une Trinité avec les images d'une » Notre-Dame assise d'un côté, et d'un « saint Jean l'Evangéliste, de l'autre. Au « premier panneau, qui ferme ledit tableau, « est la représentation d'un saint Geor- » gcs qui présente un seigneur à genoux « devant cette Trinité, qui porte sur sa M cotte d'arme, écartelces au premier et « quatrième quartiers d'or au chevron de (1 gueules accompagné de trois alérions < d'azur, 2, i ; au second et trois quar- « tiers, d'argent à l'aigle éployée de gueule les. A l'autre panneau est une image Il de sainte Catherine qui présente une .. dame à genoux, laquelle porte sur sa t robe, parti, comme dessus, et d'un lion c d'or en champ d'azur, semée d'étoilles « ou molettes d'or, » qui est de Sully.
Chastel-Chinon, voir Chateau-Chi-