CLAUDE LOUIS PÉTIET
Conseiller Secrétaire du Roi , Ministre de la guerre
(8 février 1796) et Sénateur de l'Empire (19 mai 1806), f à Paris 25 mai 1806. Épouse : Anne Françoise Guillemette Le Liepvre du Dois de Paeé.
D'où deux fils :
1" L'ainé : Pierre François Charles Alexandre Claude Pétiet, Baron de l'Empire par lettres patentes du 12 novembre 1811, Auditeur au Conseil d'État, Préfet, né à Rennes le 26 février 1782, f 9 novembre 1835.
L'héritier actuel du titre est son petit-fils, Inspecteur aux chemins de fer du Nord, né en 1853. Il a lui-même un fils.
2" Le cadet : Augustin Louis Pétiet, Baron de l'Empire par décret impérial du 17 janvier 1814, confirmé par ordonnance royale et lettres patentes du 11 novembre 1814, Maréchal de Camp (1814), Député de la Nièvre (1852-1858), né à Rennes le 19 juillet 1781, f à Paris le 1er août 1858.
îl a eu deux fils dont l'aîné n'a laissé que des filles et dont le second est Charles Armand Pétiet, Général de Brigade, né à Paris le 2 octobre 1825, marié le 15 avril 1853 à Antoinette Léopokline Mathilde de Guiraud de Montarnal.
Claude Louis Pétiet, Ministre de la guerre et Sénateur, a été enterré au Panthéon.
J'ajoute qu'une brandie des Pétiet (pas celle qui me touche) a supprimé l'accent et adopté ainsi l'orthographe Pétiet.
Mon cousin Pierre Izarn m'a donné, sur les anciens Gamot, les renseignements suivants qui résultent, pour la plupart, d'actes en sa possession.
I. Jean Gamot épouse Françoise Le Carpentier, d'où, entre autres enfants, Charles Gamot, qui suit.
II. Charles Gamot, Greffier en l'amirauté du Havre, né à Montivilliers, près du Havre, mort, au Havre, le 14 février 1728. Épouse, au Havre, le 23 mai 1700, Marie Thérèse Biscare, ou Bocare. (Cette différence semble provenir de ce que, avec certaines écritures, très mauvaises, is peut se lire o.)
De ce mariage :
1" Jean Charles, né au Havre le 1er mars 1701, mort en bas âge;
2° Bernard Charles, né au Havre le 16 mars 1702, mort le 10 septembre 1703, au Havre;
3° Marie Thérèse, née au Havre le 16 février 1703, morte le 5 octobre 1764, mariée au Havre le 9 février 1734 à Charles Cornet (né au Havre en 1701), d'où descendance;
4° Marie Catherine, née au Havre le 16 février 1705, morte le 3 octobre 1739;
5" Charles Guillaume, qui suit.
III. Charles Guillaume Gamot, Sergent en l'amirauté du Havre, né au Havre le 10 février 1707, mort au Havre
le 16 août 1750. Épouse, au Havre, le 5 février 1731, Marie Marguerite Véronique Le Villain.
De ce mariage :
1" Charles Etienne, né au Havre le 2 avril 1732, mort le 27 septembre 1734;
2" Etienne Ambroise, né au Havre le 13 janvier 1736, Négociant et Capitaine des milices à S'-Pierre-de-la-Martinique, mort à Conl'reville l'Orcher le 8 novembre 1815. Du son 3U mariage, en 1781, à la Martinique, avec Elisabeth Cartier (née en 1761 à S'-Pierre-de-la-Martinique, morte le 11 juin 1837 à Gonfreville l'Orcher), y a eu descendance;
3" Charles Guillaume Augustin, qui suit, frère jumeau du précédent;
4° Marie Marguerite Catherine Gamot, épouse de M. Le Prévost.
IV. Charles Guillaume Augustin Gamot, Capitaine de navire, né au Havre le 13 janvier 1736, péri en mer. Épouse, le 9 janvier 1766, Marie Anne Françoise Duval, née le 13 avril 1743 à Guerbaville, morte au Havre le 1er octobre 1782.
De ce mariage :
1" Charles Guillaume, qui suit;
2° Etienne Pierre Michel, né au Havre le 29 juin 1769, épouse dlio Auzou, d'où Hippolyte, mort sans enfants — et — Caroline, née 1799, mariée en 1816 à M. Ràjot, demeurant à La- Guerche-de-Bretagne, d'où 7 enfants (dont une fille qui a épousé François Le Gay et en a eu Jeanne Le Gay, épouse de Maurice Jeannel, Professeur à la Faculté de Toulouse);
3" Françoise Michelle Catherine, née au Havre
le 21 octobre 1771, morte en décembre 1772, au Havre;
4" Suzanne Flore Marguerite, née au Havre le 0 octobre 1773, épouse à Gaudebec, en septembre 171)2, Augustin le Saunier, Homme de Loi à Caudebec, morte le 25 juillet KSôl à Gaudebec
(d'où 2 tilles, M s Louis Carel et Mathieu Sabès,
qui ont eu postérité);
5" Thérèse Sophie, née au Havre le 18 décembre 1775.
V. Charles Guillaume Gamot, mon arrière-grand-j)ère, né au Havre le 21 octobre 1766, mort à Paris le 20 mars 1820, marié, en brumaire an VII, à Antoinette Louise Auguié (qui s'est remariée, en 1823, au Général de la Ville), morte à Paris, du choléra, le 4 (ou le 3) avril 1833. Leur descendance est donnée par le Tableau généalogique ci-dessus, p. 56-57.
Les cinq derniers Gamot, jusqu'à mon arrière-grand-père et à son (ils, mon oncle Charles Gamot, forment une série ayant tous le prénom de Charles.
Le nom de Gamot n'est pas spécial à la région du Havre, car j'ai trouvé, en 1739, un Jacques Gamot, travailleur, et la veuve d'un Géraud Gamot, tous de Lamative (Lot). (Inventaire des Archives départementales, Insinuations.)
Le musée du château de Blois possède en médaillon en terre cuite, un portrait, avec l'exergue : « Hugues Joseph Gamot graveur du Pmy 1766. »
La mairie du Havre m'a envoyé les copies suivantes des actes de l'Etat civil de ceux des anciens Gamot qui sont mes ascendants, sauf la lre et la 3U copies, dont je n'ai pu
obtenir le texte complet qu'au greffe du Tribunal civil. Ces pièces sont toutes du Havre. Elles continuent les renseignements de mon cousin Pierre Izarn.
(Paroisse Notre-Dame. Mariage 23 mai 1700.)
« L'an de grâce mil sept cents le vingt trois de may Charles, fils de Jean Gamot et de Françoise Le Carpantier ses père et mère âgé de vingt cinq ans, originaire du Havre et y demeurant commis au greffe de Lamirauté dud. lieu a esté marié par nous Anthoine diacre pi™ vicaire avec marie Thérèse Biscare fille de feu Pierre Biscarre et de feue anne Devé ses père et mère originaire du Havre et y demeurant âgé de vingt cinq ans, après leurs baons faits les 9U 16e et 20 may sans empêchement contrôliez par Leudit le 22'' dud. mois et fiançailles faites du jour d'hier en présence de Jean Gamot père dud. Jacques Le Carpantier oncle dud. Pierre Gamot frère dud et de Bernard Devé Lesquels après leur avoir l'ait entendre les ordces de l'église et les édits du roy nous ont attesté Laage qualité profession et domicilie desd" parties et ont signé avec nous fait double au Havre l'an et joui' que dessus. [Signé] Gamot, Marie Thérèse Biscare,
Le Carpentier, Gamot, Gamot, Devev, Lediocr. »
D'après l'intitulé d'une autre expédition de cet acte, délivrée par la mairie du Havre, le marié, Charles Gamot, est né à Montivilliers, gros bourg situé près du Havre : « 23 mai 1700, mariage de Charles Gamot né à Montivilliers avec Marie Thérèse Labiscare. .» Les recherches faites à Montivilliers n'ont rien donné, mais les registres de cette époque reculée y manquent pour la plupart.
(Reg. 44. f» 33. Paroisse Notre-Dame.)
« Baptême du 10 février 1707 de Charles Guillaume Gamot fils de Charles et de Marie Thérèse Bocare né d'Aujourdhui nommé par Jean Périer Lieutenant général de l'amirauté de cette Ville et Marie Jeanne Tournion Le Prévost a été baptisé par nous Jacques Le dûay prestre vicaire de cette paroisse N. D. du Havre. »
(Paroisse Notre-Dame.)
« Le 14 février 1728. Charles Gamot greffier en lamirauté de cette ville âgé de viron cinquante trois ans. muny de tous les sacrements décédé d'hier a esté inhumé dans le cimetière en la présence des S''s Ambroise Deglos et de Guillaume Paineault huissiers en lamirauté de cette ville. »
(Reg. 237, t" 5. Paroisse St-François.)
«Le jour du 5 février 1731. Mariage. Charles guillaume Gamot, (ils de l'eu Charles et de Marie Thérèse Bocare, présente, ses père et mère, âgé de vingt quatre ans, natif de cette ville et y demeurant a esté marié du consentement et par permission de monsieur le curé par discrète personne Maître Louis Le Roux, prestre choriste en cette église, avec Marie Marguerite Véronique Le Villain, fille de feu Estienne et de Jeanne Sardine, présente, ses père et mère âgée de dix huit ans native de cette ville et y demeurant, après la puhlication des trois bans faits en cette Eglise S1 François, et en l'Eglise N. Dame de cette ville sans aucun empêchements, le trente et un décembre de l'année dernière, le premier et six Janvier de cette année les fiançailles faittes du jour d'hier.
« Ledit mariage contracté en présence de Pierre et Jacques Gamot oncles dudit, Etienne le Villain père de laditte gabriel nicolas Lamoisse et guillaume Augustin Le Bruinent, beau frère de laditte, et autres témoins soussignés et domiciliés en cette Ville, qui aux termes des Ordonnances ont assisté audit Mariage, et atteste l'âge, le domicile de fait et de droit et la liberté desdittes parties contractantes et ont signés. »
(Reg. 104, f«6.)
« Baptême du 14 Janvier 1736, de Charles Guillaume Augustin Gamot fils de Charles guillaume gamot et de Marie Marguerite Véronique le Villain, né d hier dans et de légitime mariage, nommé par guillaume augustin le Bruinent et par marie Thérèse gamot a esté baptisé par nous vicaire. »
(Reg. 118, r» 57. Paroisse Notre-Dame.)
« Décès du 16 août 1750, de Charles guillaume Gamot, sergent en lamirauté de cette ville, mary de Marguerite le Villain, âgé de 43 ans décédé davant hier subittement a esté
inhumé dans le cimetière de la croix de cette annexe, en la présence de Jacques gamot, son oncle et de Ambroise Deglos son beau père. »
(Reg. 134, l'u 3. Paroisse Notre-Dame.)
« Mariage 9 Janvier 176G
de Charles guillaume Augustin Gamot fils de l'eu Charles guillaume et de Marie Marguerite Véronique le Villain, ses père et mère, natif de cette paroisse et y demeurant âgé de trente ans, a été de la permission de M'1 le Curé, marié par nous Maitre Pierre Duval, prestre bachelier en Théologie et professeur de Philosophie, frère de la contractante avec Marie Anne Françoise Duval, fille de feu Robert et de feue Jeanne Bréard, ses père et mère inhumés en la paroisse de Blictuit de ce diocesse. âgée de vingt ans native de la paroisse de guerbaville de ce diocesse et demeurant en icelle-ci depuis son enfance, après que la contractante nous a renais le consentement de son frère aine, donné par devant Nottaire à Paris, le deux de ce mois, après aussi un ban publié en celte église. . .
les fiançailles faittes d'hier,
le dit mariage fait et contracté en présence et du consentement de la mère dudit, en présence de Pierre Michel Duvrac, beau frère de la ditte, de Mlic François Robert Laurent Saint aubin témoins soussignés, lesquels conformément aux ordonnances de 1 Eglise et aux Edits du Roi nous ont attesté âge domicile et liberté des contractants et ont signés lecture faitte. »
(Reg. 134, f» 95.)
« Le mardi 21 octobre 1766. Baptême de Charles guillaume Gamot fils de Charles Guillaume Augustin et de Marie amie Françoise Duval son épouse né d'Aujourdhui de. légitime mariage, nommé par Augustin Despond, et par Marie Marguerite Véronique Le Villain veuve de Charles gamot son ayeulle paternelle, a été baptisé par nous Prestre Vicaire, le père absent. »
J'ai trouvé, aux Archives de la Seine, l'acte de décès du susdit Charles Guijlaume Gamot, mon arrière-grand-père: il est mort à Paris le 20 mars 1820.
J'ai trouvé la Note suivante clans les papiers de ma Mère, qui l'avait probablement rédigée d'après ses souvenirs. Elle contient des erreurs, ainsi qu'on le verra plus loin, mais elle m'a été précieuse comme vue d'ensemble et pour guider mes recherches.
« Vers 1760, Monsieur Gamot, armateur au Havre, expédiait au loin de nombreux navires et taisait souvent lui-même de grands voyages. Dans une de ces expéditions, il fit la découverte d'une île très fertile et dans un admirable climat. De retour au Havre, il réunit un assez grand nombre de gens qu'il décida à venir la coloniser, il partit avec eux ayant chargé son navire de tout ce qui pouvait favoriser et assurer une installation dans un pays nouveau et sauvage, annonçant son retour pour une époque déterminée. Sa femme restée au Havre avec trois enfants, deux fils et une fille, vit s'écouler le temps annoncé pour le retour de son mari et plusieurs années encore sans ramener le voyageur ni lui en apporter aucune nouvelle. Quand son fils aîné Charles eût l'âge de 20 ans, il résolut de partir à la recherche de son père. Il s'informa dans tous les ports où le navire avait dû s'arrêter et arriva ainsi à S' Domingue où son père avait un frère très riche planteur. Là il apprit que son père était arrivé après un heureux voyage, rempli des plus belles espérances et qu'il en était reparti donnant des indications qui ont fait supposer que son île faisait partie d'une des îles nombreuses de l'archipel océanique où Cook et Lapeyrouse faisaient alors tant de découvertes pour y laisser ensuite la vie. Peu après le départ du navire, une violente tempête s'était déclarée causant de terribles naufrages. Supposant que le navire de M> Gamot père avait du sombrer en pleine mer sans laisser de traces de son désastre, Charles Gamot voulut cependant continuer ses recherches, mais après une longue et inutile navigation, il revint à S1 Domingue auprès de son oncle, qui, n'étant pas marié et n'ayant pas d'enfants,
l'adopta et lui laissa toute sa fortune. Charles Gamot resta à S1 Domingue jusqu'à la révolution qui dévasta ce pays et le mit entre les mains des Nègres, enlevant cette belle colonie à la France. Il échappa à une mort certaine après bien des aventures affreuses, grâce au dévouement d'une vieille négresse qui le cacha dans sa cabane au fond des bois jusqu'à ce qu'il put, à travers les plus grand dangers, se sauver sur un navire qui se rendait à New-York. Là, il remit à un de ses amis un tonneau dans lequel il avait caché des papiers précieux, entre autres certains titres de sa propriété de S1 Domingue. Plus tard, lors du règlement des indemnités accordées aux anciens propriétaires de cette colonie, il réclama le précieux tonneau à son ami qui répondit l'avoir perdu dans un déménagement. Il perdit ainsi une grande partie de l'indemnité à laquelle il avait droit. Heureusement il avait conservé avec lui quelques titres qu'il fit valoir. 11 rentra en France où il trouva sa sœur et son frère ruinés et malheureux. Il se mit courageusement à l'œuvre et se refit une belle fortune dans le commerce tout en venant au secours de sa famille. Il maria sa sœur à Monsieur Le Sannier, propriétaire à Caudebec, et se maria lui-même à Antoinette Auguié. Il avait plusieurs navires en mer au moment de la rupture de la paix d'Amiens. Ses navires furent tous capturés par les Anglais, amenant sa ruine à peu près complète. Par la protection de Mm« Campan il obtint la Préfecture de Mende, puis celle d'Auxerre, rentra dans la vie privée en 1815 et mourut de douleur après l'exécution du maréchal Ney. »
Mon cousin Pierre Izarn m'a communiqué le contrat de mariage Gamot-Auguié :
« Mariage Entre O Charles Guillaume Gamot Et Cno Antoinette Louise Auguié Le 19 Brumaire an 7e. Devant Maine Nre »
« Sont comparus Charles Guillaume
Gamot, négociant patenté à paris y demeurant rue lazareN0 449 section de la Place Vendôme per arrondissement
« fils majeur de défuns Charles Guillaume augustin Gamot, capitaine au havre et marie anne Françoise Duval, sa veuve. . .
« Et Pierre César Auguié, propriétaire demeurant à Paris rue du faubourg Poissonnière N" 31 section Poissonnière.
« Stipulant pour antoinette Louise Auguié, sa fille mineure, issue de lui et de feue adelaide henriette Genêt, son épouse. . .
« Et laditte Ce"110 Antoinette Louise Auguié. . .
« Lesquels en vue du mariage qui sera ineessament prononcé Entre le Cen Gamot et la C*"ne Auguié, en ont arrêté les Conditions Civiles ainsi qu'il suit; en présence de Jeanne Louise Henriette Genêt, épouse du CK" Campan, Tante.
« Jeanne françoise Genêt, épouse d'antoine Lucien Pannelier et ledit On Pannelier, Tante et oncle.
« marie Louise isabelle Deloyen V« Cardon, grande tante.
« Agiaé Louise Auguié, sœur de la future. »
Voici les clauses intéressantes de ce contrat. J'observe que plusieurs sont maintenant interdites par le Code civil, promulgué plus tard.
« Il n'y aura aucune Communauté de biens entre les futurs Epoux, nonobstant toutes loix à ce Contraires auxquelles ils dérogent. Cependant les futurs époux se réservent de Contracter entr'eux, pendant Le mariage, une Communauté de biens, ou une société avec telles stipulations qu'il leur Conviendra. »
« Cbacun des futurs époux jouira séparément des biens et droits qui peuvent ou pourront lui appartenir à l'effet de quoi le futur époux autorise irrévocablement la future épouse, à gérer et administrer ses biens et droits. » Suit la liste des pouvoirs ainsi donnés à la future qui comprend tous les pouvoirs imaginables pour « tout ce que la future épouse jugera convenable, relativement à L'administration de ses Immeubles et à la disposition de ses biens et droits mobiliers; sans qu'a Cet Egard, elle ait besoin, en aucun cas, de L'autorisation particulière du futur Epoux. »
[Le futur déclare que ses biens consistent en deux immeubles, l'un à S1 Nicolas-de-Bliquetuit, Seine-Inférieure, et l'autre à Paris, évalués vingt mille francs chacun — la somme de vingt mille francs, montant de ses droits et fonds dans sa Société avec le C°n Guehreux — et — vingt mille francs de meubles meublans, bardes et deniers Comptans. ]
« Le C«" Auguié constitue en dot à la future épouse » : « Le quart d'une habitation incendiée, à lui appartenante, à
S1 Domingue au quartier du Camp de Louise, canton du Cap », non évaluée; — 30 000 fr en argent comptant; — 20 000 fr en argent, qu'il versera dans six ans; — « un nécessaire en argent dans sa boëte d'acajou, évalué à douze cent Livres j> - et — un trousseau évalué à 12 000 fr. « Au moyen de Cette Constitution Dotale, les futurs époux renoncent à demander au Con Auguié aucun Compte ni partage de la succession de la mère de la future épouse », dont inventaire a été fait par ledit Maine le 26 Thermidor an 111.
« Le futur époux aura la Jouissance pendant le Cours du mariage » des 30 000 fr et des 20 000 i'r susénoncés.
« La future épouse sera Tenue de contribuer pour moitié, jusqu'à Concurrence de ses revenus ... au payement. . . . de Toutes. . . dépenses Communes aux futurs époux, soit
pour eux, soit pour L'entretien et l'éducation des enfans
Pour cette Contribution aux dépenses de la part de la future épouse, les Parties évaluent à la somme annuelle de deux mille francs net et sans déduction de retenue, la Jouissance cy dessus donnée au futur époux de la somme de Cinquante mille francs. »
« fait et Passé à paris en la demeure susdésignée du On Auguié le dix neuf brumaire an septième de la république française. »
« Enregistré à Paris le vinpt neuf Brumaire an sept de la république française. »
Le mariage a donc eu lieu entre le 19 el le 29 brumaire an VU.
J'ai trouvé dans Almanach du Commerce de Paris pour Van Mil : « Banquiers. . . . Gamot (Ch.) et Comp., R. Lazare 449 ». Ce Ch. Gamot est bien mon arrièregrand-père; en effet, une lettre à « ma bonne Antoinette » (mon arrière -grand -mère, sa femme), des papiers de mon oncle Léon Partiot, est adressée : « A la citoyenne Gamot rue S1 Lazare N° 449 vis à vis Tivoli à Paris ». Le frère de mon arrière-grand-père lui était peut-être associé, car dans l'acte de mariage du Maréchal (alors Général)
Ney, 17 thermidor an X, figure comme témoin : « Etienne Michel Gamot, commerçant, âgé de trente qualre ans, demeurant à Paris, rue Saint-Lazare, 449. »
La Banque « Gamot (Ch.) et Comp. » figure encore dans YAlmanach de 1810, mais avec l'adresse rue du Faubourg Poissonnière 58. Elle ne figure plus dans celui de 1813.
Lorsque l'Administration des Droits Réunis (maintenant Contributions indirectes) fut créée, en l'an XII, M. Gamot y fut nommé l'un des 5 (plus tard 6) « Administrateurs », mis à sa tête sous les ordres de son « Directeur » (Arrêté du 6 germinal an XII, dans le Moniteur du 25). D'après YAlmanach de l'an XIII -XIV, son adresse est : rue Saint-Lazare 449, chaussée d'Antin. Depuis le début jusqu'en 1809 (c'est-à-dire jusqu'à YAlmanach de 1810), il a été chargé de la 5e division, celle des « Tabacs ». A cette époque, il a passé à la lre division, formée par : « Les droits « ou octrois de navigation intérieure; le droit sur les « voilures publiques, sur les cartes à la fabrication; celui « de garantie sur les matières d'or et d'argent; et la « recette des droits sur les bacs, bateaux et canaux de « navigation. » (Almanachs.) Il a conservé la lro division jusqu'en 1813. Cet emploi, en outre des appointements, procurait une « gratification » lorsque les « produits de la Régie » étaient jugés satisfaisants : « Votre Majesté a bien voulu accorder pour l'année 1809 une gratification de soixante mille francs à M1' le Directeur général des Droits réunis, six mille francs à chacun des Administrateurs » et de même pour 1810 (Archives nationales