DE LA CONVENTION NATIONALE
« Du Dix thermidor l'an second de la République Française, une et indivisible, je Benoit Bonnard secrétaire agent Du comité De sûreté generalle De la Convention Résident a paris Certifie que en Conséquence des ordres du Comité de Sûreté Generalle En datte du quatre du présent -signés des Représentants du peuple Louis Dubasrhin, Dubarrand, Amar et Voulant portant que la femme Auguiée serait saisy et traduite Dans La maison De Détention dite Lazard partout ou Elle serait trouvée et que les scellés seront aposés sur les papiers et Effets et sur l'avis a moy donnée que laditte auguiée Etoit actuellement à Coubertin près chevreuse distance de huit Lieu je n'y serait Rendue En poste accompagné de Louis Uonnefond gendarme ou Etant arrivée je me serait Rendue auprès du
O chanoine maire de berny les chevreuse dept de senne et Loize district de Versaille a l'effet devant donner les Renseignements convenables sur la demeure de la do auguiée qui Rezide avec la f"ic Bertholet (') ainsi que pour par Luy apozér les scelles conformément aux désordres nous Etant Rendue avec le d flonnefond Le d O chanoine maire et helly S™ greffier au domle de la de auguiée nous avions apris après avoir fait la plus Exacte Recherche et perquisition de sa personne dans toutes les dépendances de son dorn"» quelle netoit point dans La présente Commune de Chevreuse mais au Contraire quelle sen Etoit Evadé depuis deux jours pour se rendre a paris ce que [abréviations illisibles, signifient peut-être : vu ne saurais] me divertir a autre acte par L'avis que sa demeure a paris Etoit sur La Section Lepelletier après avoir fait apozer les scellés dans le dom> de la dc auguié par Lad" Municipalité de chevreuse dont Elle a Rédigé procès verbal séparé du présent je me seroit ainsy que le dit Bonnefond Rendue sur La de section pelletier ou après nombres informations javez apris que laditte auguiée s'Etoit tuée Le 8 du présent Dans La Cour de la maison N° 273 dite de bordeau Rue de la Loy ou Elle s Etoit Réfugiée En chambre garnie sous le nom déguizée D'henriette pichette Laganne (3) ainsy quil Resuite du verbal dressé par le C" Dellorme comissaire de Laditte section Lepelletier — dont il Ma fourny Expédition qui serat anexé au présents que jay Rédige pour savoir ce que de raison que j ay signé non led gendarme pour ne le scavoir ainsy qu'il La déclare Ce jourdhuy onzième thermidor a onze heure du matin du Lendemain de notre départ Dont acte [Signé] « Bonnard
Secrétaire agent du Comité de sûreté ceneralle. »
(Archives nationales. F 7. 4582.) « Genêt fe Auguié
« L'an deuxième de la Republique française une Et Indivisible, Le huit Thermidor sept heures du matin pardevant
(<) Madame Campan.
(') Laqane était le nom d'une sœur de son mari : Suzanne Auguié. épouse Antoine Lagane.
Nous Jean antoine delorme commissaire de police de la section Lepelletier Est comparu le Citoyen Nommé Jean Baptiste Marchand, l'ruittier demeurant rue de la loy N» 269, lequel a dit qu'une Citoyenne Venait de Tomber d'une Gallerie au Cinquième Etage dans la cour d'une maison N& 273 dite de Bordeau Hue de la loy Ternie En garny par la citoyenne Marillac, que ladite citoyenne nestait pas morte, Requérant Notre Transport, sur quoy Nous aurions fait aussy Tôt appeler les officiers de santé les plus proches dudit lieu, où nous Nous sommes a l'Instant Rendus avec le citoyen Girou secrétaire greffier, et y Etant Nous y avons Trouvé dans la susditte cour auprès de la loge du portier dont un des vollets de la fenêtre ouvrant En dehors Etait Enlevé Et Entièrement Brisé, une femme vetîie d'une chemise Et d'un Jupon Blanc, des Bas de coton Blanc, des souliers Noirs, et un fichu et Nue Tête, Etendue sur un Mattrelas, paraissant avoir le Bras droit cassé ayant du sang dans ses cheveux, sur le visage Et sur le col du coté droit, se plaignant et ne Répondant point a nos questions, son Esprit Battant la campaigne. Les officiers de santé Etant arrivés les ayant Invités a donner Tous Leurs soins Et secours de leur ministère a cette citoyenne Et de Nous En faire Ensuite Raport, Et Etant Entre leurs Mains, Nous aurions procédé aux Informations.
« Et de suite Est Comparu la citoyenne agatte Marillac Martin Tenant en garny la maison où Nous sommes, laquelle Interpellée de nous dire les Noms Et qualités de la personne que nous Voyons dans la cour Et ce qui peut Estre a sa connaissance relatif a l'événement de sa chute, a dit que cette citoyenne était Entrée la veille dans sa Maison Vers les deux heures de relevée sous le nom de Veuve henriette pichette lagane âgée de Trente huit ans (') Etant avec sa fille, marie anne héron, âgée de vingt cinq ans venant a paris pour affaires ainsi quil Est Inscrit sur son livre de police par laditte Lagane Et héron En datte du 25 Thermidor laditte datte correspondant pour le 25 Juillet au sept Thermidor, quelle Etait logée au sixième Etage, ayant viie sur la cour, que cette chambre avait Eté arrêtée le matin par une Jeune personne qui a dit Etre sa fille, a qui elle a montré une chambre au premier qu elle a
(') En réalité, elle n'avait pas tout à fait 36 ans (née hre 175S).
Trouvé Trop petite quelle Estait allé le dire a sa mère, qu'Etant revenue Elle luy en aurait proposé une plus grande En luy observant quelle Etait au plus haut de la maison a quoy elle avait Répondu que cestait Egal pourvu qu'on peut y mètre un second lit et lavait arrêtée; que ce matin Vers les sept heures, elle a Entendu de son Lit des cris dans la maison, que sestant levée elle a Vue Ladite personne cy avant Nommée Etendue dans La cour étant suivant Le raport qui luy en a Eté fait Tombée d'une gallerie attenante à la chambre quelle habitait au sixième Etage, qu'en Tombant Elle a frappé sur un des Volets de la fenêtre du portier souvrant En dehors, quelle a Emporté Et Brisé en Morceaux, que pendant ce Temps la Jeune personne quelle appelait sa fille Etait sortie de la maison pour aller chercher du chocolat, de sorte quelle Estait venue dans sa chambre lorsquelle est Tombée de ladite galerie dans la cour, ou quelle s'y est Jettée ayant Eloigné a cet effet la Jeune personne quelle avait avec elle, qui est Tout ce quelle a dit savoir n'ayant pu Tiré aucune parolle de Ladite lagane depuis sa chute ajoutant que ses voisins pourront peutestre Nous donner dautres Renseignemens et a signé ainsi signée agathe marillac Martin.
« Est Ensuite Comparu la citoyenne marie Toné femme du citoyen Gouy perruquier demeurant dans La maison ou Nous sommes, y occupant un logement au sixième Etage, ayant Veue sur la cour, sur la fenêtre de la chambre occupée par la susdite Laganne, a Elle demandé ce qui peut estre a sa connaissance sur la chutte de cette dernière, a dit que Estant dans son logement a se coiffer laditte Lagane ouvrit sa croisée de fenêtre par Laquelle Elle a passé une chese sur la gallerie contigue Et au dehors de Ladite chambre, et de niveau avec son parquet, de sorte que par le moyen d'une chese Egalement dans la chambre elle la vue Enjamber de l'une sur lautre Et au moment où elle se disposait a dessendre de cette dernière cheze sur la gallerie, la déclarante occupée a attacher une cocarde sur sa Tête a Entendu un Bruit Effroyable occasionné par la chute de cette personne Et le Brisement du Volet de fenêtre garny de carreaux de Vitres sur lequel Elle Est Tombée, ajoutant que sur le mouvement quelle luy a Veu faire pour dessendre de la seconde cheze sur la gallerie, elle ne pense pas quelle se soit volontairement Jettée de Ladite gallerie En Bas, Et que sa chute est Leffet d'une mal adresse ou d'un Etourdissement Et na signé ayant déclaré ne le savoir, ainsi signé delorme Et Giroux.
« Et pendant que Nous opperions sont comparus Les citoyens antoine Ruffin, demeurant rue des piques Nu 936. antoine le Tiras rue mari vaux N° 3, ferdinant Bretaux rue Et maison des filles Thomas Et françois Laget demeurant rue de la loy N° 277 marie anne poisson dem1 rue neuve mare N° 10, duchanoy demeurant Rue mare N° 14, couecou même demeure Et N° Tous officiers de santé, lesquels Nous ont fait les Raports suivants, quayant visité la Citoyenne cy avant Nommée pour constater son Etat Maladif, Nous luy avons Trouvé premièrement une playe mâchée, située sur la partie Ecailleuse du pariétal accompagnée de Lambeaux Et pénétrante Jusques a l'os, laditte playe longue d'Environ deux pouces sur un dem y pouce de largeur, ayant Rendu Beaucoup de sang. 2" une fracture a la partie Inférieure de Lhumerus droit près de son articulation avec Lavant Bras, 3° une playe située Transversalement a la partie supérieure et antérieure a la Jambe Gauche, longue d'Environ Trois pouces sur un demy pouce de Largeur, En plusieurs lambeaux, pénétrante Jusques au Tibia, 4° Enfin une fracture complète des deux os de la Jambe située a la partie Inférieure située près de son articulation avec les os du pied, Tous desordres que nous attribuons a une chute d'un lieu Très ellevé sur des corps durs Contondant. Tel que le pavé ou autre corps quelle a Rencontré dans le Trajet de sa chute, d'après cet accident, Nous avons procédé a Etablir des appareils propres a maintenir les fractures Et penser Les playes, mais le poulx affaibli Insensiblement Les spassmes Et mouvement Convulsifs se sont manifestés ce qui nous a donné les signes que la commotion Et Lebranlement avoit Eté porté a son dernier degré, d'où II suit quelle a Expiré en notre présence après Environ deux heures de souffrance, Et ont signé les Jour Et an que dessus neuf heures Et demy du matin, ainsi signés Ruffin, lage, legras, Bertaux, poisson, Couecou et Giroux.
« Est ensuite comparu la citoyenne marie anne héron, laquelle est Venue loger avec la susdite laganne dans la maison ou nous sommes, Interpellée de nous déclarer si elle est sa fille, a dit quelle allait Nous déclarer la vérité, que la citoyenne dont est question qui s'est Inscrite sur le registre de police, sous le nom de Veuve henriette puichette Laganne âgée de Trente huit ans Et venant a paris pour affaires, ne sapelle point ainsi que ses Noms sont adelaide Genêt femme du citoyen augué Cy devant receveur General des finances, que
laditte Genêt son Epouse Etant a la campagne a coubertin près chevreuse y ayant appris que son Mary Venait detre Transféré dans une maison darret, ayant formé le projet de se rendre a paris, pour avoir plus souvent de ses Nouvelles, Et ne voulant pas habiter son logement rue du faux Bourg poissonnière N° 31 l'avait chargée elle déclarante de chercher une chambre dans une maison Garnie Et de la prendre au Meilleur Marché possible, attendu quelle ne comptait pas Lhabîter Mais seulement y Venir de Temps a autre dans la Journée En y laissant habituellement elle déclarante, pour la facilliter a recevoir des Nouvelles de son Mary, Et pourvoir a ses Besoins, quelle devoit retourner aujourdhuy a la campagne auprès de ses Enfans, quelle y a laissé, que ce matin vers les sept hures elle a dit a Elle déclarante quelle se sentait malade de Bezoin n'ayant rien pris hier, Nayant Rien Voulu prendre de la Journée, d'aller chercher une Tasse de chocolat pour elle une Tasse de caffé pour la déclarante, quelle luy a dit de fermer a clef la chambre et d'en Emporter la clef a l'An quelle ne fut point obligée de se derranger pour ouvrir a son Retour, se sentant Extrêmement faible, quen Effet avant de sortir la déclarante la Vue Essayer de se Lever et être obligée de sappuyer ne pouvant se Tenir sur ses Jambes, elle la laissée assise sur son fauteuil, qu'a son Retour elle a Trouvé le malheureux Evénement a Notre Connaissance, chaquun luy disant que sa mère setait Jettée par la fenêtre quelle nest point sa fille, que la citoyenne genêt avoit Jugé a propos de luy donner cette qualité pour Eviter Toute suspiction a son Egard, et quelle fut considérée sous les Rapports d'honnêteté qui luy conviennent, Et qui auraient pu Etre altérés dans le projet quelle avait de ly laisser souvent seule, quelle Etait auprès délie En qualité de Couturière pour les objets a son uzage Et a celluy de ses Enfans, que cest Elle déclarante qui a loué la chambre dans la maison ou nous sommes, a Elle demandé si elle luy a prescrit l'étage a dit que non, quelle aurait loué au premier si la chambre qui y Etait Vaccante avait Eté assés Grande pour y ajouter un lit de sangle, quelle En avait fait part a la citoyenne Genêt, qui luy avoit simplement repondu n'importe Letage, il vaut Mieux que la chambre soit un peu plus grande pour quil puisse y avoir deux lits, Je ne me porte pas assés Bien pour que nous puissions coucher Ensemble, lorsque Je seray obligée de passer la Nuit a paris a elle demandé si ladite Lagane a des Effets dans sa chambre
Tant En bardes linges Bigeoux argent ou assignats et papier, a dit que navait Ny argent Ny papier d'aucune Espèce ny Bigeoux autres quun petit aneau dor emaillé En Verd; Trois chemises qui ont Eté coupées pour Etre Employées a son Traitement et un déshabillé d'Indienne dont Elle Etait hier Couverte, Examen fait dans ladite chambre il ne sy Est Effectivement Trouvé que les susdits objets a Lcxception des Trois chemises coupées, et a laditte héron signé avec nous lesdits Jour Et an que dessus ainsi signes M. A. hairon Giroux et Delorme.
« Est aussy Comparu le citoyen françois Gouy perruquier demeurant En la maison ou Nous sommes au sixième Etage, lequel sur l'Invitation que nous luy avons l'ait sur ce qui est a sa connaissance relativement a La citoyenne lagane, a dit quêtant ce matin vers les sept heures a coiffer le citoyen Tessier a l'Entre sol de la susdite maison auprès dune fenêtre donnant sur La cour, il a Entendu un Bruit comme une décharge de mousquetrie Et a aussi Tôt mis la Tête a la fenêtre Et Voyant une femme Etendue dans la cour, il en a Eté Tellement Effrayé frappé de l'Idée que ce pouvait Etre La sienne qui aurait eu Le malheur de se laisser Tomber quil aurait luy même passé par la fenêtre pour aller a son secours sil navait Eté Retenu par Ledit citoyen Tessier, quils sont aussy Tôt dessendus Lun Et Lautre et quil a Trouvé une femme ausy Etrangère qui avait Emporté En Tombant du haut de la maison un des Volets de la fenêtre de la loge du portier, que cette citoyenne paraissant Encore pleine de vie Nentendait point ce quon luy disait, ne Repondait a aucune questions, paraissant dans le délire, que les seulles parolles quil luy ait Entendu proférer ne layant point quittée Jusques au moment de son décès sur les questions réitérées quil luy a fait Comment Vous Trouvés Vous, a dit En sanglotant mauvais Exemple, et a signé ainsi signé Gouy et Giroux.
« Et par le citoyen Bertaux lun des officiers de santé cy avant Nommé a été dit quil ignoroit le nom sous lequel la Cit« auguiee ëtoit entré dans la maison où nous sommes mais que la déclaration de la citoyenne héron etoit de toute vérité a l'égard de ses noms et qualités qu il reconnaissait parfaitement la citoyenne decedée pour Etre une des filles genêt ayant Epouzé étant actuellement femme du citoyen auguié cy devant Employé En chef a la lotterie Nationale et ancien Receveur gênerai des finances pour lavoir veue dans sa famille lorsquil
y a Eté appelle pour les fonctions de son Etat Et a signé ainsi signé Bertaux.
« Sur quoi Nous commissaire susdit Et soussigné Vu ce quil resuite du présent procès Verbal dans le cours de notre opperation que la personne qui la Nécessité sy Trouve designée sous des noms difTerens, que par les déclaration de la citoyenne héron et du citoyen Bretaux il parait constant que ladite personne décédée est la citoyenne Genêt femme auguié, et que les noms sous Lesquels Elle setait présentée chés la citoyenne Marillac Etaint des noms supposés pour Etre Inconnu dans ce domicilie disons Néanmoins quil sera en outre Ecrit au citoyen portier de la maison Nu 31 rue poissonnière, ou demeure ledit augué de se transporter sur les lieux pour la Reconnaître, la citoyenne héron ne pouvant Nous donner dautre Indication, ne connaissant aucuns de ses parens Et amis dans ce moment a paris, disons Encore quil sera a l'Instant fait rapport de cet Evénement a Ladministration de police et ainsi signé delorme.
« Et le neuf dudit mois Et au sept hures du matin Est Comparu sur notre Invitation le citoyen Cille françois Mahé portier de la maison N" 31 rue poissonnière, où est le domicilie des Citoyen Et citoyenne auguié au premier Etage sur le deriere. Par nous condui sus dite maison Hue de la loi. Ledit Mahé sestant approché du corps de la susdite Citoyenne s'est Ecrié quil ny avait aucun doute que cestait Bien la citoyenne genêt femme du citoyen auguié ancien Receveur General des finances demeurant depuis Environ deux ans dans la maison susdite rue faubourg poissonnière N° 31 dont il est portier, quil reconnaît parfaitement la defl'unte que nous luy Représentons dans une chambre de la maison où Nous sommes rue de la loy N° 273 pour Etre l'épouse du citoyen auguié cy avant Nommé Et qualiffié, quil reconnaît Egalement la chemise dont elle Etait recouverte et que nous luy avons représente marquée A. G pour être sienne et être la marque du linge de ladite auguié Reconnaissant Egalement la citoyenne marie anne héron pour Etre Employée en qualité de couturière dans la maison des citoyen Et citoyenne auguié, et pour Etre parfaitement honnête et a signé En la maison susdite avec le citoyen Voisin demeurant dans la maison ou nous sommes présent a ladite reconnaissance, et ont signé ainsi signés Mahé Voisin, Texier et delorme.
« Et le dit jour dix heures du matin en notre demeure est
- id -
aussi comparu le citoyen Jean Mallarmé cidevaht homme de Confiance auprès des dit Auguiée cidevant nommé et de présent gardien des scellés apposés dans leur maison Rite du fauxbouig poissonnière N« 31 auquel nous aurions demandé s'il connoissait la GiU1 auguié ? a dit la eonnoîtie et nous l'ayant désignée telle quelle nous est apparue, nous lui aurions demandé s'il eonnoit son linge a dit que oui, qu'il étoit marqué d'un a et d'un g. et lui ayant représenté la chemise dont Elle Etait couverte au moment de sa Chute, a dit reconnaître La marque pour Estre celle de son Linge Et a signé ainsi signé Malarmé et deloime.
« Sur quoy Nous Commissaire de police susdit Et soussigné attendu que par Toutes les déclarations contenues au présent, il demeure constant, que la citoyenne adelaide fienet femme Auguié Est Tombée ou s'est volontairement Jette dune Oallerie au sixième étage dans la cour NoéI 273 rue de la loy Tenue En garny par la citoyenne Marri llac, décédée hier après Trois heures de souffrance, disons que rien ne soppose a ce quelle soit Inhumée en la manière accoutumée Et que lextrait de décès l'ait hier et par nous retenu Jusques aux Informations et reconnaissances cy dessus Et de ce Jour sera délivré.
« que la citoyenne héron se taira Reclamer par un citoyen domicillié Entre les mains duquel Elle sera Remise pour la Représenter si le cas y Echoit Et quexpeditions seront faites du présent Et Envoyées au commité de sûreté generalle de la convention, et au département de police Ensemble la chemise y mentionnée.
« En notre demeure a paris le Neuf dudit mois Et an dix heures du matin signé delorme.
« Et le Neuf dudit mois et an Est comparu Le Citoyen Nicolas Jean henrion Employé a la commission d'agriculture Et des arts Etablie rue dominique faux Bourg Germain, maison cy devant Mole, luy demeurant même Rue N° 1023, lequel a dit que sur l'avis quil avait reçu que la citoyenne Genêt Epouze du citoyen auguié auprès de Laquelle Etait la citoyenne marie anne lieron sa belle sœur En qualité de Couturière Etait decedée par suite d'un Evénement malheureux il se présentait pour laider Lassister dans cette circonstance et La Reclamer connaissant sa sensibilité Et Nous assurant de son honnêteté probité Et Bonnes Mœurs dont Tous ceux qui la connaissent Nous donneront Le même Témoignage offrant Et se soumetant en outre de la représenter quand Et chaque fois elle ou luy
En seront Requis si Le cas y Echoit, se rendant caution de sa personne Et a signé ainsi signé henrion.
« Sur quoy Nfojis Commissaire susdit Et soussigné avons Remis Ladite marie anne héron Entre les Mains dndit henrion, a la charge par Elle de se Représenter dans Tous les cas qui ponrraint l'exiger par les circonstances Relatives a Tout que cy avant et aux offres Et soumissions dndit henrion, lesquels ont signé avec Nous les Jour Et an que dessus, ainsi signés henrion, héron Et delorme.
« quinze mots rayés nuls.
« Certifié conforme a la minute restée en nos mains
[Signé] « Delorme «
Ce très remarquable Rapport de police conduit à de nombreuses observations. Ainsi, par exemple :
Même à la fin de la Terreur, même à Paris, le peuple comptait encore suivant les anciens mois, auxquels cependant il donnait les nouveaux noms : en effet, il est exposé dans ce Rapport que le livre de police porte 25 thermidor dans le sens de 35 juillet, pour le 7 thermidor.
Même à la fin de la Terreur, même à Paris, l'habitude de tutoyer n'était pas générale : en effet, le perruquier dit à l'inconnue tombée dans la cour : « Comment vous trouvez-vous? ». Le 10 brumaire an II, 31 octobre 1793, la Convention avait approuvé le tutoiement, mais sans le rendre obligatoire.
La citoyenne Toué, femme Gouy, dit qu'elle était occupée à attacher une cocarde sur sa tète : le 21 septembre 1793, la Convention avait décrété que toutes les femmes devraient porter la cocarde tricolore.
(Archives nationales. A F. x [I. 255.)
« Dates des Mandat* — 17 thermidor.
« Nombre des pièces — 4
« Nom des personnes désignées dans les ordres — Auguier.
« Copie des Mandats et Ordres — Le Comité Arrête que le O" Auguier détenu à La Maison du Dreneu Sera mis sur Le Champ En Liberté, Charge le Porteur de l'Exécution du présent arrêté. Signé Merlin, Elie la coste, Vadier, Duharran, Goupilleau, Dumont et Le Gendre. »
L'hôtel particulier du Dreneuc, rue de Provence, au droit de la rue Le Peletier, avait été confisqué sur son propriétaire émigré, et transformé en maison d'arrêt payante, pour les détenus riches, sous la dénomination de Maison de Santé el de Sûreté. (Voir notamment : Relation des Sociétés des Beaux- Arts des départements, 1901, p. 516.)
(Mairie de St-Remy-lez-Chevreuse, Seine-et-Oise.)
« Registre des délibérations prises
an Conseil général de la commune de Saint liémy Lez chevreuse .... »
« Convention nationale Comité de sûreté générale et de surveillance de La convention nationale.
« Du dix huit Thermidor Lan Segond de La Republique française une et indivisible
« Le Comité de Sûreté générale arrête que les Scelles apposé Chez Le Citoyen auguiée mis en Liberté par arrêté De hiere, Seront Levés par La municipalité de Ftemy District de Versailles et que Les effets pris chez lui Lor de son arrestation
I.ni sprnnta rendus; Les Représentant du peuple membre du Comité de Sûreté générale Signé Merlin, Amar Bernard, Louis Du ha lin Dutnont et nous représenté par Les Citoyen Auguîe en Datte Du vingt Trois Thermidor Lan deuxien de La République une et indivisible aprouve un mot Reyé Comnule.
| Je note, en passant, que j'ai trouvé l'arrêté ci-dessus, aux Archives nationales, A F. x IL 255. fol. 076.)
« Sur Les même instant nous maire et officier de La
cornu e île Remy Les Chevreuse nous some Transporté au
domicile du Citoyen auguié a Coubertin heure de m id y après avoir une Conaissance de Larreté cy dessus et avons précédée a Levée Des Celles a posé sur ses papier et effets par ordre du comité de cureté générale et de surveillance en datte du quatre Thermidor et a posé par La municipalité Le neuf même Mois Laquelle avons Remis Les papier et effets à La disposition dtirt Citoyen augué et Les Clell's de tous les appartement clos et arrête au domicilie dudit citoyen augué a Coubertin le vingt Trois Thermidor Lan deuxienne de La République une et indivisible et a Le Citoyen augué Signé avec nous
[Signé] a Auguié Chanoine maire
Bkguien off Bouché
llÉLv S. Grefï »
Dans l'Inventaire après décès de M"10 Auguié « Le Cen auguié a déclaré que le douze thermidor de L'an deux ses enfans lui reluirent de La pari de l'eue leur mère une somme de vingt quatre Mille livres en espèces d'or. »
El cependant, le mandat de mise en liberté est seulement du 17. Peut-être faut-il en conclure que M. Auguié est revenu à son domicile dès le 12 et que le mandat du 17 n'a été que pour la régularisation ?