‹ Livre de la chasseChapitre 9 sur 20 · E. Langlois, Ibid., p · texte numérisé non relu

E. Langlois, Ibid., p

dans l’Appendix de la collection Asburnham. Il figura dans la partie de cette collection, que M. H.-Y. Thompson — qui l'avait acquise en bloc — revendit à Londres, en mai 1899; et c’est à cette vente qu’il fut adjugé à M. Baillie-Grohman.

32. Collection Chedeau, de Saumur. — xv° siècle. Papier, 248 feuillets. 55 dessins en couleur. Reliure veau brun. — N° 374 du Catalogue de la vente faite, à Paris, du 3 au 12 avril 1865. Nous ignorons le sort de ce manuscrit, qui fut adjugé au prix de 640 fr.

33. Collection Didot. — xv* siècle. Parchemin. 67 feuillets. 18 miniatures. Reliure maroquin olive, dos orné, tranche dorée (Derôme). — Chapitres 32-43 du Livre de la chasse de Gaston Phébus. Ils n’ont pas été identifiés par le rédacteur du Catalogue de vente (juin 1884, n° 32) et y ont été donnés comme un « Traité anonyme de chasse à courre. » Nous ignorons le sort de ce manuscrit, qui fut vendu 2.600 fr. Il portait, collé à l’intérieur, l’ex-libris d’un amateur anglais appelé « Auchincruive ».

34. Collection H. Gallice. — Commencement du xv° siècle. Parchemin. 134 feuillets. Reliure maroquin bleu foncé. — Ce manuscrit a successivement fait partie des collections Gaignat (Catalogue. Paris, 1767, in-8°, n° 1344), Barrois et Asburnham Barrois(n° 42). Il a été acquis par M. Gallice, à la vente Asburhnam faite à Londres, en juin 1901, sur le catalogue de laquelle il portait le n° 476 (Cf. H. Omont, Catalogue des manuscrits Asburnham-Barrois, acquis en 1901, par la Bibliothèque Nationale, Paris, 1902, in-8°, p. 106).

On y voit, à la fin, la date de 1387, mais cette date est due

à la main, sensiblement postérieure, d’un certain « François de La Morlière. »

M. Gallice possède, en outre, un feuillet sur parchemin orné d’une belle miniature, au verso de laquelle on lit un fragment du chapitre 39 du Livre de la chasse «...[ve]neur ou aydes...—.…. tent que soit priz » (éd. Lavallée, p. 157). On ne sait rien du riche manuscrit, auquel il appartenait.

35. Collection Thomas Phillipps, à Cheltenham, n° 10298. — xv° siècle. Parchemin. 127 feuillets. 88 miniatures. Rel. — Ce manuscrit fut acheté par sir Thomas Phillips, à Londres, le $ février 1825, à une vente anonyme, sur le catalogue de laquelle il portait le n° 297, et où il était signalé, à tort, comme ayant été exécuté pour Gaston Phébus, par l’un des premiers artistes de son temps. D’après MM. Baïllie-Grohman (The Master of Game, p. 236, n° 26), comme d’après M. P. Durrieu (Bibliothèque de l École des Chartes, t. L (1889), p. 393), il serait « un véritable double, une réplique absolument identique » de notre ms. franç. 616. On y a ajouté, à la fin du xv° siècle, sur le 1° feuillet, les armes à pleine page du roi Ferdinand le Catholique et de la reine Isabelle. D’un autre côté, les armes des ducs de Bretagne sont peintes, au bas de la page sur laquelle commence le prologue. H. Dryden, qui s’est servi, en 1844, de ce manuscrit pour l’établissement du texte de son édition du Livre de la chasse, dit qu’il provient de la bibliothèque du duc de Marlborough. Ce renseignement, joint à une parfaite concordance du nombre des miniatures (88) et, aussi, peut-on dire, des pages — 252 pages, dans Dibdin, et 127 feuillets ou 254 pages, dans Baillie-Grohman par suite, sans doute, de la numé-

rotation d’un feuillet de garde — permet, semble-t-il, de l’identifier avec un manuscrit, décrit par T.-F. Dibdin, dans son Decameron (t. III (1817), p. 478), auquel M. H. Werth a donné un numéro particulier (n° 29) dans sa bibliographie, et que MM. Baillie-Grohman ont vainement cherché (Jbid., p. 237). Ce qui a, peut-être, empêché cette identification, à laquelle MM. Baillie-Grohman ont, d’ailleurs, pensé, c’est que M. Werth a dit, par erreur, que ce manuscrit avait été acquis, à une vente L. Lochée, à Londres, en 1815, par le duc de Devonshire, alors que Dibdin désigne formellement le duc de Marlboroug comme étant l’acquéreur. Dibdin ajoute bien, il est vrai, que ce manuscrit avait appartenu, autrefois, à la bibliothèque des rois de France, mais il ne donne pas la raison de cette provenance ; et on peut se demander si elle ne lui a pas été suggérée par les armes de Bretagne, ou même si, dans son ouvrage, le mot « France » n’est pas un lapsus ou une faute d'impression pour « Spain ». De plus, ne serait-il pas l’exemplaire — signalé, peut-être sans raison suffisante, comme étant celui de Philippe le Hardi — qui se trouvait à la bibliothèque de l'Escurial, vers 1582, et qui a disparu de cette bibliothèque, en 1809 : ?

36. Collection Thomas Phillips, à Cheltenham, n° 11592. — xvi* siècle.

1. Baillie-Grohman, Jbid., p. xxxvir; J. Lavallée, Zbid., p. x1. Un autre exemplaire, très ancien, dont le sort est inconnu, se trouvait dans la bibliothèque de Jean d'Aragon (mort en 1395). Cf. R. Beer, Handschriftenschätze Spuniens, Wien, 1894, in-80, p. 92, d’après Bofarull, Apuntes bibliographicos, p. 14.

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37. Collection de M. le comte de Quinsonas. — xv° siècle. Parchemin. 128 feuillets. 96 miniatures. Reliure maroquin rouge. — Avec le Livre de la chasse ce manuscrit contient le Traité de fauconnerie de Jean de Francières ; et chacun de ces traités est précédé d’une miniature de présentation. Au bas de ces mêmes pages, est placé l’écu de France ; et, en face du frontispice, sur un feuillet ajouté, sont les armes de François Ie, avec quatre F couronnés, la salamandre et la devise : « Nutrisco et extinguo ». Au-dessous, on lit : « Ce livre de chasse, tant de venerie que de faulconnerie, vient du roi François premier. » Une main postérieure a ajouté : « Donné par ce prince à l’amiral Bonnivet. » Provient du prince Galitzin, à la vente duquel (3-5 mars 1825, n° 56) il fut adjugé à G. Warée, pour 3.850 fr., et de la duchesse de Berry, à la vente de laquelle (22 mars 1864, Catalogue rédigé par M. Paul Meyer, n° 11)il fut acquis par M. le comte de Quinsonas :, au prix de 5.000 fr.

D’autres manuscrits du Livre de la chasse de Gaston Phébus, ont été encore signalés par MM. J. Lavallée, Werth et Baillie-Grohmann à Cambridge, Karlsruhe (bibliothèque du margrave de Bade), La Haye (bibliothèque du comte Bentinck), Stockholm (bibliothèque royale) et Stuttgard (bibliothèque royale) mais d’après les publications anciennes, dont les indications n’ont pu être vérifiées et confirmées ?.

| C. Couperc.

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