‹ Livre de lecture et de conversationChapitre 43 sur 90 · Quelle est la devise du peuple américain · texte numérisé non relu

Quelle est la devise du peuple américain

de bons résultats.

Règle. — Quand dans une phrase l’adjectif précède le substantif, on emploie la préposition de devant l’adjectif au lieu de V article indéfini. Exemple : Cette affaire a donné de bons résultats, mais on dirait : Cette affaire a donné des résultats excellents.

jusqu’à ce que la mauvaise fortune se lasse et consente enfin : dans cette phrase, les deux verbes se lasse et consente sont au présent du subjonctif.

Règle. — Après les locutions conjonctives suivantes, il faut toujours employer le subjonctif parce que ces expressions renferment en ellesmêmes une idée de doute, d’incertitude : —

Afin que A moins que Avant que Bien que De crainte que De peur que

En cas que Encore que Jusqu’à ce que Loin que Pour peu que Pour que

Pourvu que Quoique Sans que Si peu que Soit que Supposé que

Trentième Teçon. 87

Présent du Subjonctif.

Verbe avoir.

Que j’aie Que tu aies Qu’il ait Que nous ayons Que vous ayez Qu’ils aient

Verbe faire.

Que je fasse Que tu fasses Qu’il fasse Que nous fassions Que vous fassiez Qu’ils fassent

Verbe être.

Que je sois Que tu sois Qu’il soit Que nous soyons Que vous soyez Qu’ils soient

Verbe venir.

Que je vienne Que tu viennes Qu’il vienne Que nous venions Que vous veniez Qu’ils viennent

Verbe aller.

Que j’aille Que tu ailles Qu’il aille Que nous allions Que vous alliez Qu’ils aillent

Verbe prendre.

Que je prenne Que tu prennes Qu’il prenne Que nous prenions Que vous preniez Qu’ils .prennent

Remarque. — Beaucoup de verbes sont terminés au présent du subjonctif par e, es, e, ions, iez, ent.

Parler :

que je pari

Offrir :

que j’offr

Ouvrir :

que j’ouvr

Conduire :

que je conduis

Mettre :

que je mett

Suivre :

que je suiv

Conclure :

que je conclu

Vivre :

que je viv

Sortir :

que je sort

Dormir :

que je dorm

Trentième Leçon.

Un Incendie à Paris.

Un incendie terrible par ses conséquences, puisque trois personnes y ont trouvé la mort, a éclaté l’autre matin, rue de Eivoli, à l’angle de la rue du Eenard.

A l’entresol de cette maison est, ou plutôt était, un vaste magasin de mercerie, toiles et bonneterie, ayant pour enseigne

A la Providence. A six heures, les garçons du magasin étaient venus, comme à l’ordinaire, ouvrir les fenêtres et ranger. Ils n’avaient rien trouvé d’anormal. Peu après, le principal employé intéressé de la maison, voulant aller réveiller un jeune commis qui couche dans une pièce voisine, aperçut des flammes dans un stock de chapeaux de paille pour dames.

Il appela au secours et, avec l’aide des garçons, essaya d’éteindre l’incendie. Mais il était trop tard. Se répandant avec une rapidité inouïe, le feu avait gagné la porte donnant sur l’escalier. Là il avait fait éclater les conduites du gaz qui lui avaient fourni un no.uvel aliment. Enfin, la cage de l’escalier formant cheminée, les flammes avaient d’un seul coup monté jusqu’au sixième étage, trouant la toiture et barrant le passage à tous les locataires, reveilles en sursaut et affolés !

Ce fut un désordre indescriptible. A demi nus, les pauvres gens couraient en criant, cherchant en vain une issue. Deux ou trois s’élancèrent dans l’escalier en flammes et réussirent à arriver en bas à demi-asphyxies. Les autres se pressaient aux fenêtres, appelant au secours, suppliant qu’on vînt les chercher. Ceux du sixième étage, plus particulièrement menacés, s’étaient réfugiés sur le toit et poussaient des cris désespérés.

Cependant les secours arrivaient. Bientôt six pompes à vapeur étaient en batterie, cherchant à diminuer la violence du feu et à le restreindre à son foyer, pendant que des pompiers et des gardiens de la paix, aidés de courageux citoyens, s’occupaient de délivrer les malheureux locataires en péril.

A huit heures on était parvenu à localiser l’incendie à l’entresol et au premier étage qui, tous les deux du reste, étaient complètement détruits. On compta alors les locataires recueillis dans les maisons voisines, où on leur avait donné des soins et des vêtements. On s’aperçut avec terreur qu’il manquait trois personnes, trois femmes, habitant toutes les trois le sixième étage: Madame Joly, femme d’un marchand de beurre, rue du Renard ; Madame veuve Blondin, âgée de soix-

Trentième Leçon .

ante ans, journalière ; et Mademoiselle Adèle Simonin, âgée de vingt-neuf ans, domestique.

Madame Joly, qui occupe une chambre au sixième, était encore couchée quand l’incendie a éclaté. Son mari était parti pour aller ouvrir le magasin. Aux cris des employés de la Providence , elle se réveilla et s’enfuit, ainsi qu’ Adèle Simonin. Mais, à peine descendues, les deux femmes se dirent qu’elles avaient laissé dans leurs chambres leur argent, leurs bijoux, leurs objets précieux. Avant qu’on pût les en empêcher, elles remontèrent précipitamment. Comme elles arrivaient en haut de l’escalier, le colonne de flammes, activée par le gaz, les rejoignit, les dépassa. . . .

On a retrouvé Madame Joly dans le couloir, à la porte de sa chambre, tenant dans sa main crispée une montre d’or. Elle avait à la tête une profonde blessure qu’elle a dû se faire en tombant suffoquée par les flammes.

Adèle Simonin était dans sa chambre, asphyxiée. Son cadavre ne portait aucune blessure ni brûlure. Au contraire, Madame Blondin était affreusement carbonisée. La tête était entièrement détachée, les jambes complètement consumées.

L’enquête sur les causes de l’incendie a démontré que le feu a bien pris naissance dans le rayon des chapeaux de paille. On présume que c’est un ouvrier ou un employé qui y aura, par mégarde, jeté une allumette ou un bout de cigarette. Lesdégâts s’élèvent à cent cinquante mille francs environ.

Questions.

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