Comme quoi s’emploie le mot leur ? (28me leçon
69. De quel mot doit-il être accompagné quand il est pronom personnel ?
(28me leçon.)
70. Quelle différence de syntaxe y a-t-il entre leur, pronom personnel,
et leur, adjectif possessif ? (28me leçon.)
71. Donnez une liste des pronoms personnels de la lère personne. (28me
leçon.)
72. Quels sont ceux des pronoms personnels de la troisième personne
qui ne s’emploient qu’au féminin ? (28me leçon.)
73. Quels sont les pronoms personnels de la troisième personne qui
s’emploient pour les deux genres et les deux nombres ? (28me leçon.)
74. Comment faut-il traduire le verbe faillir quand il est suivi d’un autre
verbe ? (28me leçon.)
75. Quand se sert-on de la préposition de au lieu de l’article indéfini
dans les phrases où un adjectif accompagne le substantif ? (29me
leçon. )
76. Citez six locutions conjonctives qui gouvernent le subjonctif. (29nie
leçon.)
77. Pourquoi les locutions conjonctives énumérées dans la vingt-neuvième
leçon gouvernent-elles le subjonctif ?
78. Quelle est l’idée générale exprimée par le subjonctif ? (29me leçon.)
79. Quel est le subjonctif présent du verbe être ? (29me leçon.)
80. Quelles sont les terminaisons ordinaires du présent du subjonctif ?
81. Comment s’écrivent les mots nu et demi quand ils se trouvent avant
le nom ? (30me leçon.)
82. Quelle est la règle quand ces mots sont placés après le substantif ?
(30me leçon.)
83. Pourquoi le mot demi ne prend-il pas la marque du pluriel quand il
est adjectif ? (30me leçon.)
84. Dans quel cas demi prend-il un s au pluriel ? (30me leçon.)
85. Quand emploie-t-on le subjonctif dans la proposition subordonnée ?
(30me leçon.)
86. Apres quels verbes emploie-t-on toujours le subjonctif ? (30me leçon.)
87. Quel temps du subjonctif faut-il employer après le présent de l’indica¬
tif ou le futur ? (30me leçon. )
88. De quel temps du subjonctif se sert-on après l’imparfait de l’indicatif,
le passé défini ou le conditionnel ? (30me leçon.)
89. Quels sont les substantifs terminés en ou qui prennent un x au pluriel ?
(30me leçon. )
90. Donnez trois substantifs terminés en ou qui prennent un s au pluriel.
Trente et unième Leçon.
Trois Grands Auteurs du XVIIe Siècle.
Corneille.
Pierre Corneille naquit à Rouen en 1606. Il étudia chez les jésuites de cette ville, se lit recevoir avocat et suivit quelque temps le barreau, mais sans goût et sans succès. Le hasard lui montra sa voie. Un jeune homme de ses amis le conduisit chez une demoiselle de la même ville, dont il connaissait la famille. Le nouveau venu se rendit plus agréable que l’introducteur. Le plaisir de cette aventure excita dans Corneille le talent de la poésie ; sur ce léger sujet il fit la comédie de Mélite, qui fut jouée en 1629 avec un grand succès. Corneille cependant, n’était pas né pour faire un poète comique. Etant donné son génie, il eût probablement réussi dans tous les genres, mais sa muse était la muse de la tragédie, et il ne se trouva complètement dans son élément que lorsque, ayant étudié la littérature espagnole, il en tira le sujet de cette œuvre magnifique qui a nom Le Cid.
Le Cid est peut-être la tragédie française qui renferme le plus de beautés de premier ordre, et c’est ce chef-d’œuvre, première gloire de notre scène, que le tout-puissant Richelieu, aveuglé par sa vanité de mauvais poète, osa livrer à la çen-
Ti * ente et unième Leçon.
sure de l’Académie française, comme il eût livré au glaive du parlement un criminel d’Etat !
L’Académie, nous devons lui rendre cette justice, se tint en garde contre la jalousie du ministre. Ses observations, il est vrai, portent souvent à faux, mais elles sont toujours pleines de convenance, et de justes éloges s’y mêlent à d’injustes critiques.
Corneille avait d’ailleurs, pour se consoler de l’envie qu’excitait son triomphe, les acclamations de toute la France. L’expression C’est beau comme le Cid devint proverbiale dans tout le royaume.
Toutes les œuvres de Corneille sont remplies de sentiments élevés et de nobles maximes. Aussi son nom est parmi les plus illustres du dix-septième siècle. Corneille resta cependant toujours simple et sans vanité. Il composait ses poésies à Rouen, dans sa ville natale, où il habitait une petite maison avec son frère ; car les deux frères Corneille s’aimaient le plus tendrement du monde. Ils étaient tous deux poètes. L’un habitait un étage, l’autre l’étage supérieur ; leurs cabinets de travail correspondaient par une petite trappe ouverte dans le plafond, et lorsque Pierre Corneille était embarrassé pour trouver une rime, il ouvrait la trappe et demandait l’aide de son frère Thomas. Celui-ci lui criait d’en haut les mots qui riment ensemble, comme victoire, gloire, mémoire, et Pierre choisissait.
Lorsque Pierre Corneille avait fini ses pièces, il venait à Paris les apporter, et comme il était pauvre, il allait à pied. On le voyait arriver avec ses gros souliers ferrés, son bâton à la main et un nouveau chef-d’œuvre sous le bras.
Vers la fin de sa vie, il vint s’établir à Paris. Sa pauvreté s’était encore accrue. On raconte qu’un jour il se promenait avec un écrivain de l’époque; ils .causaient poésie. Tout à coup le grand Corneille quitta le bras de son interlocuteur, et, entrant dans une boutique de savetier, il fit, pour quelques
sous, remettre une pièce à ses souliers endommagés: telles étaient la simplicité et la grandeur avec lesquelles il portait sa pauvreté sans en rougir.
On peut dire que Corneille a été le créateur de la scène française et Le Cid, Horace, Cinna et Polyeucte sont des œuvres qui n’ont jamais été égalées.
Dans les dernières années de sa vie, poussé par la nécessité, il produisit des pièces sans valeur qui sont maintenant tombées dans l’oubli. Peu de jours avant sa mort, le roi, ayant appris sa situation critique, lui envoya deux cents louis ; mais ce secours arrivait trop tard : il était épuisé, et il mourut à Paris le 1er octobre 1684.
Questions.