Qui sa petite-fille a-t-elle épousé
Le gouvernement lui a fait des funérailles nationales : Il y a en
français un certain nombre de substantifs qui ne s’emploient qu’au pluriel.
Voici un tableau des plus usités : —
Annales
Archives
Armoiries
Agrès
Besicles
Broussailles
Calendes
Catacombes
Décombres
Entrailles
Environs
Ephémérides
Fiançailles
Funérailles
Mânes
Mathématiques
Mœurs
Obsèques
Prémices
Pleurs
Ténèbres
Vêpres
Vivres
Quarante-quatrième Leçon.
Quarante-quatrième Leçon.
Vieille Fille.
Bien des personnes se demandent pourquoi Mlle Angèle Majolin consent ainsi à devenir vieille fille. Pourtant, elle est charmante, avec son air modeste, ses bandeaux plats, et ses beaux yeux noirs qui vous regardent avec tant de douceur et de résignation. Elle loge à un quatrième étage, seule avec sa mère aveugle, qu’elle ne quitte jamais. Ces dames ne reçoivent personne. Mais quoiqu’elles cherchent à passer inaperçues, chacun pressent qu’un mystère, douloureux sans doute, fait de cette délicieuse créature, jeune encore, une simple sœur de charité, qui a renoncé à tous les plaisirs de la terre.
La famille des Majolin était, il y a une trentaine d’années, une des plus estimées et des plus riches de la Provence. Malheureusement, M. Majolin était joueur; il s’engagea dans des affaires malheureuses, espérant recouvrer l’argent qu’il perdait au cercle ; puis, lorsqu’il vit la ruine imminente, il se tua.
Mme Majolin fut doublement atteinte par la perte de sa fortune et par la mort violente de cet homme qui l’avait fait souffrir, mais qu’elle aimait pourtant. Hélas ! ses malheurs continuèrent. Son fils aîné, qui suivait le funeste exemple du père, finit par s’en aller dans les colonies, et l’on n’entendit plus parler de lui. Quant au cadet, il périt dans un accident de chasse. La pauvre femme resta donc avec sa fille Angèle, son unique consolation, dans la ferme de l’ancien château vendu; toutes deux s’y installèrent modestement et vécurent du produit de quelques propriétés et des débris de leur fortune. Or, les chagrins et les larmes firent bientôt perdre à Mme Majolin l’usage de ses yeux, qui jour par jour s’obscurcirent, à tel point qu’elle devint aveugle.
Cependant, — malgré l’isolement volontaire et la tristesse, — la beauté un peu sérieuse d’Angèle et l’épanouissement de
ses vingt ans ne tardèrent pas à attirer les jeunes amis de la famille ; un fut particulièrement assidu.
C’était leur cousin, Maxime de Grandlieu, qui donnait parfaitement l’impression du gentilhomme campagnard, — robuste, joyeux, et bien musclé. Il venait d’achever de brillantes études et s’en reposait à la campagne, en attendant d’inaugurer une existence plus agitée et plus luxueuse, que lui permettait sa grande fortune. Le cœur naïf et si tendre d’Angèle s’ouvrit à cette affection loyale; un trouble mystérieux l’envahissait lorsqu’ils causaient quelques minutes dans l’embrasure d’une fenêtre et échangeaient les fleurs qu’elle portait à son corsage et lui à son habit. — Ils avaient encore d’autres joies.: les promenades lentes à travers les champs que le soleil baigne de lumière silencieuse. Lorsque la fatigue et le désir de cou sidérer plus attentivement le paysage les conviait à quelque repos, ils s’arrêtaient au pied des grands arbres, dans l’ombre douce. Et comme leurs âmes étaient simples et unies, ils parlaient peu. D’autres fois, lorsque la malade se plaignait tendrement de ce qu’on l’abandonnait trop souvent, ils restaient ensemble dans le salon clair, où les majestueux portraits des ancêtres les considéraient avec une sorte de grave indulgence. S’il tardait à venir, elle s’avançait jusqu’au perron, tenant à la main une touffe de roses blanches ; et tandis qu’il montait elle effeuillait sur lui, d’en haut, les pétales immaculés. Lui souriait sous cette gracieuse avalanche, comme un fiancé triomphant.
Questions.
1. Quelle question beaucoup de personnes se posent-elles à propos de
Mlle Majolin ?