CHAPITRE III
On a vu que raccbmplissement du devoir, dans certaines circonstances, se heurtait à des difficultés, à des résistances dont on ne venait pas à bout sans faire preuve d'un véritable courage.
Le courage est une vertu. Aux temps peu lointains où il était plus prisé encore que de nos jours, c'était, pour l'homme, la vertu. Si on la possédait à un haut degré, cela suffisait au bon renom j plus rien autre ne comptait.
«Hommes vaillants et femmes chastes», disait-on pour caractériser les grandes lignées, dont l'honneur du nom n'avait été terni par aucune défaillance.
Il était excessif de croire que le courage remplaçait tout. Il serait absurde de penser aujourd'hui qu'il n'a plus qu'une importance secondaire.
C'est encore une grande et nécessaire vertu.
Sans courage, l'homme de raison et de volonté n'aboutit pasj il demeure impuissant dans les affaires importantes, aux heures graves et décisives.
— Tout le monde ne naît pas courageux, dirat-onj c'est une affaire de tempérament.
Il y a du vrai dans cette remarque, et beaucoup d'hommes sont naturellement courageux. Mais tous indistinctement peuvent le devenir.
Le courage s'acquiert, comme s'acquièrent la sagesse et la volonté.
Sur le champ de bataille , ceux qui doivent combattre le plus hardiment et vaincre sont souvent ceux-là mêmes qui, au début de l'action, étaient particulièrement émus, en proie à une lâcheté physique dont ils avaient honte.
Turenne déclare que son corps était tout secoué de peur, même après vingt ans de guerres, quand une bataille allait s'engager. Et, avec un mélange de colère et d'ironie, le grand capitaine s'exhortait de la sorte :
((Tremble, carcasse, disait-il 5 tu tremblerais plus encore si tu savais où je vais te conduire. »
Le vrai courage résulte de la volonté de l'homme maître de soi, ayant le sentiment du devoir poussé jusqu'au sacrifice.
Comme pour l'exercice de la volonté, l'habitude du courage en rend la pratique facile.
Faire un premier acte réellement courageux, là où le péril était grand, c'est rendre aisées, dans la suite, les manifestations du courage lorsque s'en présentera l'occasion.
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Le sauveteur qui a bravé les violences de la mer et des vents pour porter secours à un bateau en per- <lition, renouvellera volontiers ses exploits, l'esprit tranquille et le courage assuré.
Le soldat frémit de tout son être et salue instinctivement les balles dans les premiers combats 5 il ira vaillamment au feu ensuite et sentira la mort frapper autour de lui, sans que son âme ait un moment de trouble, sans que son corps tressaille.
Si donc on peut s'exercer au courage, il faut le faire. L'habitude qu'on en aura prise dans les petites choses facilitera l'effort nécessaire pour être courageux dans les grandes, pour aller, s'il le faut, audevant du péril, de la souffrance et de la mort.
C'est le devoir qui nous inspire le courage.
La récompense possible, l'opinion des autres hommes ne devraient donc jamais être les mobiles c[ui font agir. Pourtant, il en est trop qui ont l'orgueil de leurs actions courageuses, qui n'agiraient pas dans l'ombre, avec l'assurance que leur acte restera ignoré, comme ils le font à la lumière et aux applaudissements du public.
On ne peut pas dire que de tels hommes ne soient pas courageux 5 mais leur courage est assurément de •qualité très inférieure. Chercher la récompense d'une bonne action, au lieu de la seule satisfaction du devoir accompli, c'est en diminuer de beaucoup le mérite.
La Rochefoucauld a dit très justement :
(( Le parfait courage consiste à faire sans témoins ce que l'on serait capable de faire devant tout le jponde. »
Le parfait courage est celui que dicte le devoir.
Le courage est un.
' L'homme courageux a du courage en tout, pour toutes choses.
L'homme lâche est lâche toujours.
Il est pris en pitié et méprisé. Rien ne dégrade autant que la lâcheté. Le menteur et le lâche sont les êtres les plus vils. Du reste, le mensonge est une sorte de lâcheté. Pour être constamment véridique, il faut être très courageux.
On dit d'un ouvrier de l'usine, d'un paysan, d'un travailleur quelconque attaché à sa besogne, ne perdant pas son temps, ne ménageant pas ses forces, qu'il est courageux.
Le genre de courage dont il fait preuve est bien le courage, le courage sans qualificatif.
C'est le même qui anime le soldat sur le champ de bataille, qui lui fait braver le péril et la mort.
C'est le même qui fait marcher l'homme vaillant au-devant des difficultés, des obstacles, des dangers.
C'est encore le même courage qui fait que l'on accepte sans hésiter, sans se laisser accabler, toutes les charges de la vie, toutes celles que le devoir im-
pose, celles aussi qu'un sentiment généreux fait supporter sans qu'il y ait obligation morale.
La lâcheté, elle aussi, est me.
C'est par lâcheté qu'on recule devant le travail, qu'on fuit devant la fatigue qu'il impose, comme c'est par lâcheté qu'on recule dans le combat, qu'on fuit devant l'ennemi, devant le danger, devant la mort.
C'est par lâcheté que l'homme faible ou égoïste, lâche en tout cas, n'accepte pas les devoirs lourds ou périlleux 5 qu'il craint d'assumer les charges d'une famille, qu'il recule, qu'il fuit devant ce que la vie apporte avec elle de difficultés, mais aussi de douceur et de beauté.
La lâcheté est vile, mais elle est bcte aussi 5 et le lâche, au demeurant, calcule mal son repos et sa sécurité. L'un et l'autre s'achètent par l'effort, par le courage.
Le soldat qui cède à la peur, abandonne le combat et s'enfuit, a plus de chance d'être tué que celui qui résiste à l'ennemi et demeure au poste du devoir, où n'est pas toujours le plus grand danger.
L'homme qui manque de courage au travail, qui, là aussi, recule ou déserte, s'achemine vers la misère et se prépare des jours plus difficiles et plus durs que ceux qu'il eût passés en travaillant de bon cœur, en assurant son avenir.
Dans ces circonstances, le manquement au devoir, au courage, reçoit une prompte et juste punition.
Le courage devant la mort ne consiste pas seulement à ne point reculer lorsqu'elle approche et qu'il est du devoir de l'affronter sans défaillance.
Bien souvent on la voit venir quand elle est inévitable. Le courage fait alors qu'on l'attend dans le calme, qu'on se prépare à l'accueillir le visage tranquille, l'âme ferme et sereine.
La mort de Socrate est donnée en exemple depuis des siècles. Ce n'est pas uniquement parce que le philosophe refusa de fuir pour échapper à l'inique sentence qui l'avait condamné. C'est qu'il attendit la mort en héros du devoir, en homme vaillant et bon qui ne craint pas la fin, ayant conscience d'avoir rempli une belle vie.
Platon, dans ses dialogues, nous fait assister aux derniers moments de son maître. Un serviteur du tribunal d'Athènes a présenté à Socrate la coupe contenant le poison : « Celui-ci la reçut avec sérénité, sans trembler, sans frémir, sans changer de couleur ni de visage... Il m'est bien permis, dit-il, d'adresser une prière aux dieux, et de leur demander que je passe heureusement de ce monde dans l'autre 5 c'est ce que je leur demande j puissent-ils exaucer ma prière! — Et tout en disant cela, il approcha la coupe de ses lèvres, et, sans effort, sans révolte, il la vida. »
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Quand ses amis, groupés autour de lui, pleurent, sanglotent, se lamentent, Socratc ne se laisse pas gagner par l'émotion 5 il les exhorte : « Restez en paix, leur dit-il, et reprenez courage. »
Cette mort d'un juste vaut bien d'être rappelée.
On en pourrait citer cent autres que l'histoire, les récits qui nous ont été faits, nos propres souvenirs ont laissés en mémoire à notre admiration.
J'ai vu, il y a quelque quinze et vingt ans, la fin de deux hommes, qui fut précédée d'une longue, terrible et consciente agonie. L'un et l'autre avaient le visage rongé par un cancer dont ils étaient lentement défigurés, et qui les conduisait à la mort sans rémission possible, dans un temps dont on pouvait calculer les limites. A l'horreur de cette condamnation à terme, s'ajoutait la continuelle souffrance, le sentiment douloureux, l'humiliation d'être un objet de pitié et aussi de répulsion physique pour ceux qui approchaient ces deux victimes d'un inexorable sort.
L*un était Eugène Bersot, directeur de notre École normale supérieure 5 l'autre, JofFrin, un ancien ouvrier, devenu représentant d'un quartier de Paris à la Chambre des députés. Us étaient tous les deux, à des titres divers, hommes de mérite. Ils montrèrent, dans leur lente agonie, qu'ils valaient mieux encore que cela, qu'ils étaient hommes d'admirable tenue
morale et d'héroïque courage. Calmes, souriants peut-on dire, malgré la hideuse plaie qui avait envahi leur visage , ils ne faiblirent pas un jour, et restèrent eux-mêmes quand s'ouvrait la porte du tombeau. Ils firent jusqu'au bout leur tâche humaine, sans que la douleur et la présence de la mort, visible et les guettant, les eût un moment interrompus.
La mort de Bersot et celle de Joffrin sont dignes de la mort de Socrate.
Plus près de nous encore, à quelques mois de distance du moment où j'écris ces lignes, des hommes ont connu la mort lente et fatale.
Le bateau sous-marin le Farfadet coula dans la rade de Bizerte, gardant enfermés dans son compartiment arrière une dizaine de matelots et leur jeune chef, un enseigne de vaisseau. L'air que contenait le compartiment était en trop petite quantité pour leur permettre de respirer longtemps. Mais une autre cause que le viciement de l'atmosphère devait abréger leurs jours. La porte et la cloison qui les séparaient de la partie du navire que l'eau emplissait n'étaient pas complètement étanches, et l'eau s'infiltrait, pénétrait peu à peu dans l'étroit logement.
Le bateau reposait sur la vase, par 10 mètres de fond. On travaillait, du dehors, à le remonter à la surface pour sauver ces marins prisonniers de la mer. L'espoir était faible, étant donnés les moyens
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insuiEsants dont disposait le port de Bizerte. Je passe sur les péripéties de ce sauvetage, où le matériel fut retiré à peu près sauf, mais non pas les hommes.
Ceux-ci se rendaient compte des efforts qu'on faisait pour les secourir 5 ils révélaient leur présence aux scaphandriers en frappant sur la coque du bateau, paroi de leur prison et bientôt de leur cercueil. L'eau montait, montait toujours, réduisant l'espace encore libre. C'était la mort qui approchait. Jusqu'au dernier moment ils se défendirent, tentèrent tout pour conserver un peu d'air respirable. Et la lutte finie, l'inévitable défaite arrivée, ils entrèrent dans le grand repos.
Quelques jours plus tard, le bateau renfloué, on retrouva les corps des dix hommes. Leur visage était calme, leurs muscles n'étaient point contractés. Ils semblaient s'être endormis dans la paix de l'âme, en braves gens qui ont fait leur devoir jusqu'au bout et à qui le sacrifice de la vie ne coûte pas.
Pour qui connaît le caractère des marins, beau de courage, de simplicité héroïque, il n'est pas douteux que les hommes et le jeune officier du Farfadet ont noblement fini leur vie. Ils ont vu venir la mort sans effroi, et l'ont acceptée sans plainte, sans révolte. On peut inscrire sur la pierre qui recouvre aujourd'hui leurs restes : morts au devoir, en servant la Patrie.
Que des plus nobles fleurs leur tombe soit couverte !
Toutes les philosophics, toutes les morales qui ne sont pas des théories de corruption et de décadence, ont célébré le courage devant la mort.
Les stoïciens sont allés jusqu'à l'excès dans les conséquences de la doctrine, en approuvant le suicide.
Il n'est pas possible d'être d'accord avec eux sur ce point.
Le suicide est le plus souvent une lâcheté.
C'est toujours un manquement au devoir.
Le suicide est une lâcheté, quand l'homme y a recours pour fuir les charges de la vie qui lui paraissent trop lourdes, pour échapper à des responsabilités qui l'cfFraient, pour en finir avec des souffrances physiques ou morales qu'il ne peut supporter.
Il se soustrait à son devoir, puisque vivre est le devoir, le premier des devoirs envers soi, envers les siens, envers le pays.
Dans un seul cas le suicide paraît admissible, excusable au moins, c'est lorsqu'il peut sauver du déshonneur.
On le blâme là encore, cependant 5 et l'on dit avec raison que, dans ce cas, l'homme doit vivre pour expier les fautes qui l'ont conduit à cette irrémédiable déchéance. C'est moralement fort juste. Mais, humainement, peut-on reprocher à un homme de ne pouvoir pas vivre sans honneur ?
Juvénal a dit :
« Le plus grand des maux est de préférer la vie à l'honneur et de sauver sa vie aux dépens de ce qui la rend digne d'être supportée. »
Cela est vrai dans tous les cas.
L'honneur est le seul bien qui ne se regagne jamais si on a le malheur de l'avoir perdu. Celui qui a vu sombrer son honneur peut lire, sur la page blanche où l'avenir écrira, l'inscription que Dante a vue gravée sur la porte de l'enfer : «Vous qui entrez ici, laissez toute espérance. »
C'est le cas où la morale la plus rigoureuse ne peut condamner absolument un acte de désespoir.
Je laisse ces circonstances terribles 5 je me reproche même d'y avoir un instant arrêté le lecteur.
Le jeune homme de caractère bien trempé, de saine raison et de courage, ne saurait jamais les connaître personnellement. Il ne pourrait avoir à les envisager qu'en vue du jugement à porter sur les actions d'autrui.
Les lois de Solon n'avaient pas prévu le parricide, un crime aussi monstrueux paraissant impossible à Athènes. Je ne puis, moi non plus, croire que ceux qui seront, dans quelque mesure, moralement mes fils, puissent jamais perdre l'honneur.
Mais ils auront, bien au contraire, à connaître et à pratiquer tous les genres de courage.
Il y a, en eflFet, en dehors du courage, dans l'acception générale du mot, en dehors du courage physique et moral dont il a été question jusqu'ici, un courage particulier qu'on nomme le courage civil, ou courage civique.
Les philosophes font encore une autre distinction dont il doit être dit quelques mots. Us relèvent une différence entre le courage de l'esprit et le courage moral, désignant par courage de l'esprit l'acceptation par la raison d'idées nouvelles, hardies, sans que les résistances ou les critiques les fassent aisément abandonner.
La différence se fait communément apprécier par l'exposé du cas de Galilée. Le grand physicien, jugé et condamné pour avoir professé que la terre tourne, manque de courage moral en s'inclinant devant la condamnation du tribunal de l'Inquisition et en faisant publiquement amende honorable 3 mais il conserve le courage de l'esprit en continuant à croire à la rotation de notre planète.
Si ce sont là simples subtilités philosophiques, il n'en est pas de même de la spécialisation de cette nature de courage qu'on nomme le courage civique. C'est celui de l'homme vivant en société, du citoyen, de l'homme public.
Il faut qu'il ait le courage de sa propre opinion, qu'il sache se tenir en dehors des courants irrai-
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sonnés qui emportent les masses à de certains moments, et, au besoin, qu'il sache y résister 5 qu'il soit capable de braver la critique injuste, la médisance, la calomnie j de tenir haut la tête, malgré tout et malgré tous, lorsqu'il est assuré du témoignage de sa conscience. Il faut qu'il porte vaillamment et qu'il revendique la pleine responsabilité de ses décisions et de ses actes, qu'il résiste à l'intimidation et à la violence quand il a pour lui la raison et qu'il est dans le devoir. Alors même que le vent de l'aberration souffle sur toutes les têtes et qu'il y a grand risque à n'y pas céder, l'homme courageux reste lui-même et suit sans dévier la route qu'il s'est tracée.
S'il doit, comme tout autre, aimer la vertu et haïr le vice, il lui faut encore savoii; approuver l'une et blâmer l'autre, alors que le vice est tout-puissant et que la vertu est bafouée.
Il ne peut, ainsi qu'il en est tant pour le faire par indolence ou lâcheté, manquer de mettre ses actes, sa conduite, en harmonie avec les doctrines qu'il professe.
L'action, chez lui, doit être d'accord avec la parole, la parole d'accord avec la pensée.
C'est ce courage, dit-on, le courage civique, qui est le plus difficile et le plus rare.
L'homme que la raison guide, que la volonté
LE COURAGE. 6i
anime, qui met le devoir au-dessus de tout, pratiquera naturellement le courage civique. Il sera courageux dans la complète acception du terme.
Le courage est un, ai-je dit.
Et cela se vérifie à tout instant sur les hommes.
L'unité du courage existe aussi chez les peuples.
Il y a des peuples actifs et vaillants 5 il y a aussi des peuples veules, inertes et lâches.
Certaines races d'hommes ont passé de la première catégorie à la seconde. La corruption des idées et des mœurs, en dégradant les individus, abâtardit la race, brise en elle l'énergie, le ressort, toutes les qualités viriles. Parfois, TafFaiblissement n'est que momentané, et, en se ressaisissant quand il en est temps encore , il lui est possible de se relever, de redevenir elle-même. Cette rénovation des peuples, si rare qu'elle soit, n'est pas impossible 5 l'histoire en fournit des exemples. Cela est consolant pour qui craint de voir, dans sa nation , un fléchissement du sens moral, de la volonté et du courage.
En laissant de côté ces faits exceptionnels, et en considérant les peuples de la terre tels qu'ils sont dans le moment présent, on] les trouverait placés aux divers degrés de l'échelle des vertus humaines, les uns en haut, dans l'épanouissement de tout ce •qui fait l'homme grand et beau 5 les autres en bas, à la limite de l'abjection imaginable.
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Si on les divisait, dans cette hiérarchie, en deux catégories aux limites forcément arbitraires et imprécises, la première comprendrait les peuples supérieurs, dont le courage, la fierté, le goût de l'indépendance constituent la caractéristique. Les peuples inférieurs se reconnaissent au manque d'énergie physique, à la faiblesse morale qui leur fait des âmes d'esclaves.
Allez chez les peuples supérieurs, vous y trouverez des hommes vaillants sur les champs de bataille, vaillants dans le travail, vaillants à la reproduction de l'espèce. Les qualités qui font le bon ouvrier, le paysan laborieux, l'excellent père de famille, sont celles-là mêmes qui font le brave soldat. L'homme courageux l'est en toutes choses.
Il en est ainsi des peuples eux-mêmes. Ceux qui ont le courage au travail, l'ont au combat, et, par lui, ils vont au succès. Ils sont des victorieux là où ils entrent en lutte, que ce soit dans l'industrie ou dans la guerre.
A vous, jeunes hommes, de conclure.
Vous voudrez avoir la plénitude du courage pour que votre pays ait son maximum de puissance.